Où va nous mener l’Intelligence Artificielle ?

Conférence du jeudi 1ier octobre à 14h à Langolvas

      avec Monsieur Georges Mittaut, Ingénieur honoraire Télécom

L’objet le plus performant et le plus complexe de l’univers c’est notre cerveau où des dizaines de milliards de neurones interconnectés produisent notre remarquable intelligence.
Mais une forme d’intelligence artificielle se développe rapidement sur toute la planète, en n’hésitant pas à simuler nos réseaux de neurones. Plusieurs milliards d’humains sont déjà forts demandeurs. Cela ne peut donc que conduire à une accélération de ces réalisations qui font déjà des exploits (jeux comme les échecs ou Jeopardy où les meilleurs humains se font battre, dialogues donnant l’illusion de parler à un humain, robots, recherches sur Internet, smartphone, GPS, traductions automatiques, conduite automobile automatisée…).
Selon des scientifiques solides et assez nombreux, le développement de l’intelligence artificielle va probablement progressivement atteindre puis dépasser le niveau du cerveau humain. Cela soulève une multitude de questions fondamentales : l’intelligence artificielle va-t-elle bouleverser l’homme ? N’y a-t-il pas des risques pour l’humanité avec ces robots qui pourraient devenir plus intelligents que nous ?

 

OU VA NOUS MENER L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ?

L’évolution rapide des technologies électroniques et informatiques -avec le marché devenu totalement mondial est la base du développement fulgurant d’Internet, du GPS, des smartphones avec leurs multitudes d’applications…Quel que soit leur pays d’origine, les humains apprécient et foncent sur ces nouveaux services où sont incorporées de plus en plus des intelligences littéralement artificielles.

Mais où sont les limites ? Va-t-on être dépassé ? Va-t-on s’arrêter ? N’y a-t-il pas des risques importants derrières ces technologies ?
L’humanité a fait des progrès fantastiques grâce à son intelligence. Les animaux ont certes aussi parfois des capacités intelligentes remarquables (migration, vie collective très élaborée des abeilles…), mais seul l’humain a un tel niveau de capacités mentales dont il bénéficie fortement, par exemple avec les progrès gigantesques du domaine de la santé. Constatons cependant que des impacts négatifs monstrueux existent aussi : les guerres, l’épuisement des ressources naturelles, la pollution.
CERVEAU ET INFORMATIQUE
Le cerveau humain fait moins d’un kilo et demi, mais c’est sans nul doute l’objet le plus performant et le plus complexe de l’univers ! On est encore loin de bien le comprendre, même si les fondements se clarifient : près de 100 milliards de cellules particulières appelées neurones, communication des neurones entre eux (pour un neurone jusqu’à 10 000 « amis » au sens Facebook !), modes de communication chimiques et électriques assez largement compris. Mais le fonctionnement de la capacité d’apprendre, de raisonner, de mémoriser, de bénéficier d’une grande plasticité cérébrale… sont des domaines fantastiques encore largement dans l’ombre.
L’architecture informatique permettant aujourd’hui de fournir des services de plus en plus élaborés repose sur :
 Unité arithmétique et logique : exécute les opérations de base,
 Unité de contrôle : enchaîne les opérations,
 Mémoire : stocke à la fois les données et le programme qui pilote l’unité de contrôle,
 Entrée / Sortie : communication avec le monde extérieur.
Des analogies importantes d’architecture existent entre un tel ordinateur et le cerveau : les composants de base sont simples et ont deux états possibles (porte logique 0/1, neurone excité/non excité), les composants reçoivent en entrée l’état d’autres composants (formant ainsi un réseau très complexe), la sortie dépend des entrées présentées à certains composants. Mais les différences sont gigantesques :
 Complexité : il y a beaucoup moins de portes dans l’ordinateur que de neurones dans le cerveau,
 Capacités nouvelles : le cerveau progresse seul (adaptation, apprentissage), pas l’ordinateur,
 Vitesse : l’ordinateur est de l’ordre du million de fois plus rapide que le cerveau,
 Comprendre le fonctionnement : c’est 100% pour l’ordinateur… et pas grand-chose pour le cerveau,
 Mémoire : elle est distribuée dans le cerveau, centralisée dans l’ordinateur,
 Traitement : intégré avec la mémoire et en parallèle pour le cerveau, séparé et en série pour l’ordinateur.
Il faut rappeler que l’informatique bénéficie de la loi de Moore : le nombre de transistors des microprocesseurs sur une puce de silicium double tous les deux ans. Cela fait pas mal de doublements successifs depuis 1975 !
Cette croissance exponentielle complétée par des logiciels de plus en plus complexes- nous dote aujourd’hui de belles réalisations matérialisant très concrètement tel ou tel service intégrant des comportements intelligents.
Des réseaux de neurones artificiels imitant dans leurs grandes lignes les réseaux biologiques ont vu le jour il y a déjà une cinquantaine d’années. Ils ont végétés pas mal au début (« Perceptron »), mais depuis quelques années ils font des exploits avec l’apprentissage profond (« deep learning ») qui simule des millions de neurones.
BELLES RÉALISATIONS
Voici quelques belles réalisations illustrant l’incorporation d’intelligence dans les solutions :
 En 1950, Alan Turing -mathématicien anglais- annonça que vers l’an 2000 une machine pourrait, dans une discussion avec un humain, se faire passer pour un être humain (machine dotée donc d’une intelligence artificielle). Le test de Turing n’a pas encore été passé avec succès, mais les agents conversationnels fleurissent, les progrès sont permanents : voir par exemple Siri de Apple ou Cortona de Amazon qui font très bien la reconnaissance vocale et la compréhension, et répondent à vos questions ou vos besoins !
 En 1997 le champion du monde d’échec (Gary Kasparov) joue contre l’ordinateur IBM Deep Blue et se fait battre. Il est maintenant possible d’acquérir pour son propre ordinateur le logiciel de jeu d’échec Fritz (version 14, environ 70 €). La version 10 avait déjà en 2006 battu le champion du monde Vladimir Kramnik,
 En 2011, aux États-Unis la solution informatique Watson d’IBM bat nettement deux des plus grands
champions du jeu télévisé Jeopardy (le « Question pour un champion » américain),
Il faut compter en milliards !
 En 2015 et 2016 les meilleurs joueurs mondiaux du jeu de go sont battus par Alphago, logiciel de la société DeepMind (propriété de Google qui travaille sur l’intelligence artificielle).
RECHERCHES ACTUELLES
Les axes de recherche et de développement incorporant de l’intelligence dans une multitude de services sont nombreux. Ils sont très encouragés par tous ces humains qui se régalent de téléphones portables, de tablettes, de GPS, de multiples services Internet… Dit autrement, l’intelligence est de plus en plus présente dans tous ces objets ou services et ça se vend très bien ! Quelques exemples révélateurs de l’expansion en cours :
 Voiture sans chauffeur : Google est très actif depuis quelques années, mais c’est maintenant tous les
constructeurs qui sont à fond dans cette direction. Cela aboutira d’ici peu d’années à la commercialisation de
voitures autonomes (faisant tout le nécessaire seules, et avec moins d’accident que les humains),
 Révolution médicale : l’insertion de matériel électronique dans le corps humain pour pallier les défauts a déjà fait des exploits (pace maker, implants cochléaires permettant à des sourds d’entendre à nouveau…),mais bien des axes vont aboutir à des progrès considérables : rétine artificielle, système autonome fournissant des capacités de marche naturelles lorsque les membres inférieurs n’en sont pas capables…
 Robots : il s’agit d’appareils conçus pour rendre tel ou tel service dans le domaine industriel, scientifique,
domestique, militaire… Ainsi par exemple Asimo (Honda) est un robot construit à l’image d’un être humain qui continue de progresser, Boston Dynamics réalise des robots quadrupèdes d’intérêt militaire…
Le cerveau artificiel est une perspective à moyen terme époustouflante. Citons quelques projets majeurs :
 Human Brain Project est financé à hauteur de 1 milliard d’euros sur 10 ans par la communauté européenne pour modéliser un cerveau humain et le simuler sur ordinateur : plus de 100 institutions avec des centaines de scientifiques de différentes disciplines, le tout piloté par l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne,
 Projet Synapse : sur financement militaire (DARPA), il s’agit de reproduire certaines fonctions cognitives et capacités propres au cerveau humain. IBM a annoncé en août 2014 une puce électronique de seconde génération représentant 1 million de neurones et 256 millions de synapses,
 Google Xlab est le centre de recherche de Google (une centaine de projets). Les ambitions mondiales de Google sont énormes, exploitant à fond diverses formes de l’intelligence artificielle,
 Facebook utilise énormément les réseaux artificiels de neurones pour faire de la reconnaissance d’objets, de visages et en faire bénéficier ses utilisateurs (services non disponibles en Europe en 2016).
APRÈS-DEMAIN
Selon des scientifiques solides et nombreux (Ray Kurzweil, Laurent Alexandre, Stephen Hawking…), le
développement de l’intelligence artificielle et la capacité à progressivement atteindre et dépasser le niveau du cerveau sont on ne peut plus fondés. Le livre de 600 pages Humanité 2.0 de Ray Kurzweil (devenu fin 2012 responsable de l’ingénierie chez Google !) argumente fortement sa vision avec la croissance exponentielle déjà largement observée. Pour lui, en 2029 l’intelligence artificielle va dépasser l’intelligence humaine. Les termes de singularité et transhumanisme reposent sur cette vision et sont l’objet de plusieurs livres solides de différents analystes. La société est déjà largement façonnée par les technologies de l’information, et l’explosion se produit de plus en plus vite dans toutes les directions : organisation du travail, éducation, santé, réseaux sociaux, mondialisation, poids des multinationales, robotique, « big data », exercice de la démocratie, etc. Tout se chiffre déjà en milliards ! Les questions qui en résultent sont absolument déterminantes pour le futur de l’humanité :
 Où est la limite finale des ordinateurs ?
 L’intelligence artificielle va-t-elle bouleverser l’homme ?
 Pourrons-nous repousser notre mort ?
 Les risques de l’intelligence artificielle sont-ils correctement estimés ?
 N’y a-t-il pas aussi d’énormes risques éthiques ?
 Comment réglementer tout cela ?
CONCLUSION
Robotique et intelligence artificielle vont devenir de plus en plus évolutionnaires et autonomes. L’aboutissement du cerveau artificiel pourrait peut-être même un jour conduire à une domination du monde et nous pourrions devenir des marionnettes au service de ces machines plus malignes que nous. Ces risques considérables pour l’humanité seront-ils mieux maîtrisés que les autres grands risques (réchauffement climatique, pollution, biodiversité, réduction des ressources…), risques qui illustrent l’incapacité humaine à faire vivre de puissantes règles mondiales qui semblent pourtant indispensables sur ces sujets ? Une bifurcation de l’humanité vers d’autres fondements que l’individualisme, par exemple en plaçant l’humain plutôt que la finance au centre de tout, pourrait réduire les risques. C’est en tout cas le type d’idées évoqué par des personnalités célèbres comme Jacques Attali ou Joël de Rosnay

Le microbiote : une révolution dans la médecine

Le microbiote : une révolution dans la médecine

conférence du 30 janvier 2020

présentée par Geneviève Héry-Arnaul, bactériologiste CHU de Brest

“Toute maladie commence dans l’intestin” – Hippocrate

« La technologie modifie les prospectives scientifiques alors que l’observation induit des évolutions scientifiques. » Karl Popper 2002

Le microbiote correspond à l’ensemble des micro-organismes peuplant un microbiome. Le microbiote humain comprend les bactéries, virus, champignons (levures), archées et autres micro-organismes, présents sur ou dans le corps humain

I MEDECINE ET AVANCEES TECHNOLOGIQUES

A) études des microbes et microscopes

Inventé au 17ème siècle, le microscope a permis les travaux sur les bactéries pathogènes (choléra, tuberculose) de Pasteur, pionnier de la microbiologie et de Koch, l’un des fondateurs de la bactériologie au 19 ème siècle

B) microbiote et séquençage haut débit NGS (« stéthoscope moléculaire») : changement de paradigme

D’abord appliquée au séquençage de l’ADN du génome humain, cette technique a permis à partir de 2008 de découvrir la richesse et la biodiversité microbienne : le coût et la durée du séquençage ayant fortement chuté en 20 ans (13 ans pour 1 jour, 3 mds de $ pour 1000 $ ) Lire la suite

L’architecture contemporaine et les musées par Sonia de Puineuf

Sonia de Puineuf
Sonia de Puineuf

L’architecture contemporaine et les musées

par Sonia de Puineuf

De création relativement récente, le musée ,l’un des instruments de diffusion de la connaissance est l’espace où s’exposent les chefs d’œuvre.Mais exposer dans quel type de bâtiment ? Un simple hangar ou un bâtiment de prestige ?

Dans les années 1920, des architectes comme Le Corbusier ,Mies van der Rohe remettent en cause les choix Lire la suite

L’hémoglobine de ver marin au service de la santé

Conférence du jeudi 7 novembre 2019 

L’hémoglobine de ver marin au service de la santé

Par M Franck Zal, Dr en biologie marine, CEO d’Hemarina

« Scrute la nature, c’est là qu’est ton futur ». Léonard de Vinci

1 DE LA RECHERCHE

Durant ses 14 ans à la Station Biologique CNRS à Roscoff, Franck ZAL se spécialise dans le domaine de l’hémoglobine des invertébrés marins (et plus particulièrement de l’Arenicola marina) et leur transport d’oxygène. Ses travaux lui ont valu la médaille de bronze du CNRS en 2001
Il met en évidence que l’hémoglobine de l’ Arenicola marina, petit ver de sable présent sur nos côtes, possède la propriété d’être un transporteur d’oxygène universel.
Extra-cellulaire, 250 fois plus petite qu’un globule rouge et 40 fois plus oxygénante que l’hémoglobine humaine, la molécule M101 est une véritable innovation de rupture.

 

 

 

 

 

 

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La Station biologique de Roscoff : une longue tradition d’observation des environnements côtiers

La Station biologique de Roscoff : une longue tradition d’observation des environnements côtiers

par Monsieur Eric Thiébaut , Professeur à Sorbonne Université , Directeur-adjoint de la Station Biologique de Roscoff

 

La Station biologique de Roscoff (SBR) est un centre de recherche et d’enseignement en biologie marine et écologie marine. Elle a été fondée par Henri de Lacaze-Duthiers en 1872. Elle fait partie de Sorbonne Université et du CNRS.

La SBR constitue depuis mars 1985 l’École Interne no 937 de l’Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), dotée en novembre 1985 du statut d’Observatoire océanologique de l’Institut national des sciences de l’univers (INSU). La SBR est également depuis janvier 2001 une Fédération de recherche (FR 2424) du département des Sciences de la Vie du CNRS .

A) Les raisons de la création des stations biologiques – le choix du site de Roscoff – la SBR

Aux 18ème et 19ème siècles, des grandes campagnes océanographiques (Challenger – Beagle) ont été entreprises pour recenser les espèces vivant dans les océans : échantillonner et collectionner.

Mais il s’est avéré que travailler sur des dépouilles s’avérait insuffisant : il convenait d’étudier les animaux dans les conditions qui leur sont propres afin d’évaluer leur réaction en fonction des changements de leurs milieux naturels.

Pour ce faire, nécessité de créer un ou des laboratoires «les pieds dans l’eau» Lire la suite

Les 40 Glorieuses de la physique moderne (1905-1945)

 

Les 40 Glorieuses de la physique moderne (1905-1945) :

 

par Mr Claude MOTTA

 

 

A la fin du XIXème siècle, Lord Kelvin affirma que la physique était définitivement connue. Seuls quelques points de «détail» resteraient à préciser.

Ernest Rutherford

Des découvertes comme les rayons X et la radioactivité vont pourtant ébranler cette certitude. De la découverte de particules élémentaires n’obéissant à aucune des lois connues va naître une nouvelle physique initiée par Planck et de jeunes physiciens comme Bohr, Pauli, Heisenberg, Schrödinger…. Ils vont ensemble «inventer» la mécanique quantique.

 

En 1905, Einstein publie 4 articles :

. le 1er article, publié en mars, expose un point de vue révolutionnaire sur la nature corpusculaire de la lumière, par l’étude de l’effet photoélectrique. :Sur un point de vue heuristique concernant la production et la transformation de la lumière.

. en mai, Einstein publie un 2nd article sur le mouvement brownien.

. le 3ème article en juin marque sa rupture intuitive avec la physique newtonienne. L’article Sur l’électrodynamique des corps en mouvement s’attaque au postulat d’un espace et d’un temps absolus,  : « l’éther n’existe pas », et « le temps et l’espace sont relatifs » sont ses conclusions. Lire la suite

Les eaux littorales de Bretagne sous l’influence d’apports excessifs de nutriments par Mr AUROUSSEAU

 

Les eaux littorales de Bretagne sous l’influence d’apports excessifs de nutriments

(Etat des lieux en janvier 2019)

version imprimable Eaux littorales Aurousseau 2019

par Mr  Pierre AUROUSSEAU (INRA   Agrocampus Rennes, Président du Conseil scientifique de l’environnement en Bretagne , CSEB) 

La qualité des eaux littorales dépend en grande partie de la qualité des eaux douces. Les eaux marines côtières sont sous la dépendance des apports provenant des fleuves et rivières de Bretagne et des activités sur les bassins versants qui alimentent ces fleuves et ces rivières.

1 nutriments majeurs : les nutriments azotés. Concentration et Flux en Bretagne

Depuis les années 1970, les fleuves et rivières de Bretagne ont de fortes concentrations en nitrates, principale source de dysfonctionnements qui se manifestent près des exutoires. Lire la suite

la mucoviscidose en Bretagne : des hommes et des gènes

La mucoviscidose en Bretagne : des hommes et des gènes

par Nadine Pellen

Docteure en sociologie, option démographie
Chargée d’études à la Fondation Ildys

CR pdf la mucoviscidose par Nadine Pellen 2017XI22

« La connaissance vaut mieux que l’ignorance »

Née dans une famille touchée par cette maladie, elle, la plouvornéenne, a été taraudée dès son enfance par plusieurs questions : Pourquoi sa famille ? Est-ce un hasard ? Et d’où vient cette pathologie ? Est-ce une coïncidence si, vivant à la pointe de Bretagne, on a tous dans son entourage, plus ou moins proche, une personne atteinte par cette maladie ? Et les descendants ont-ils des risques d’être malades ? Prédestination, dans le Finistère, à subir cet héritage génétique ? Lire la suite

L’HISTOIRE DU CLIMAT depuis l’an 400 en BRETAGNE par Claude Fons

L’HISTOIRE DU CLIMAT en BRETAGNE depuis l’an 400

La climatologie fait partie intégrante des services de Météo-France. Pour poser le problème il faut définir ce qu’est un climat et quels sont les paramètres météorologiques qu’il faut prendre en compte, tant pour leur mesure que pour leur traitement informatique. L’examen des documents d’archives montrent que le climat est en perpétuelle évolution mais sur des périodes de temps très longues. Il peut arriver que se présentent des « anomalies » sur des périodes plus courtes mais en général elles n’ont que peu d’importance sur l’évolution climatique à long terme.

Un « zoom » sur le département du Finistère laisse apparaitre quelques différences climatiques zonales ( en particulier à cause de la position du territoire par rapport à la mer) . Ces différences font partie de ce que l’on appelle « les micro-climat ».

Mais leurs effets sont ponctuels et s »effacent lors de passages des perturbations atmosphériques dont les dimensions et l’intensité sont très nettement supérieures à celles des micro-climat.

FONS Claude :

  • Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale de Météorologie.Spécialiste de météo marine
  • Maître de conférence à l’Ecole Nationale Supérieure desTechniques Avancées (ENSTA) Paris
  • Professeur à l’Ecole Nationale de la Météorologie, à l’Ecole Navale (Brest) et à l’IUT de Brest
  • Inventeur du routage météorologique des voiliers . Nombreuses assistances de skippers dans l’établissement de records(Atlantique , Tour de Monde)

Pour consulter la présentation PDF de la conférence, cliquez ci-dessous :

Conference METEOROLOGIE CLIMAT

Pour entendre la conférence , cliquer ci-dessous :

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La vie amoureuse des plantes par Michel DAMBLANT

 

La vie amoureuse des plantes

Michel Damblant un jardinier-voyageur

par Michel DAMBLANT

Le botaniste suédois Carl Linné(1707-1778) a été le premier à affirmer que le pistil et les étamines étaient les équivalents des organes génitaux du règne animal. Cette idée très choquante pour les « milieux bien pensant » a entraîné une véritable «révolution sexuelle» dans le domaine de la botanique.

Le règne végétal comprend 324 000 espèces :
– 70 000 pour les cryptogames(Fougères,lichens et mousses, les 1ères plantes sorties de l’eau il y a 400 millions d’années, pollinisées par l’eau) ; 60 espèces seulement pour les conifères, qui ont inventé la graine il y a 250 millions d’année et sont pollinisées par le vent : ils sont en très forte régression. Lire la suite

Les hydroliennes, les éoliennes et les énergies marines par Pierre WATREMEZ

Les hydroliennes, les éoliennes et les énergies marines

 

              Par Pierre Watremez, responsable des aires marines protégées.

La France possède le 2ème espace maritime au monde, avec 11 millions de km², de 5850 kilomètres de côtes sur ses trois façades maritimes – la Manche-Mer du Nord, l’Atlantique et la Méditerranée – et 19 000 km de traits de côtes sont sous la souveraineté ou sous la juridiction de la France à travers le monde.
Cette géographie favorable permet à la France de bénéficier d’un potentiel de développement des énergies marines parmi les plus importants d’Europe.

Bémol : les profondeurs dépassent rapidement les 40 mètres près des côtes métropolitaines

A) les Energies Marines Renouvelables (EMR)

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Le devenir du médicament dans l’organisme par le Docteur Philippe URIAC

Le devenir du médicament dans l’organisme

par le Docteur Philippe URIAC

 

en pdf CR devenir médicament URIAC

1 Généralités sur les médicaments

11 définition juridique
 Article L. 5111-1 du code de la santé publique, modifié par la loi n° 2007-248 du 26 février 2007 :
«On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou Lire la suite

Histoire d’une bouse par Jean Yves MONNAT

Histoire d’une bouse

par Jean-Yves MONNAT, UBO

Une bouse n’est qu’une étape dans un cycle universel : celui qui va de l’herbe à l’herbe.

  1. De la bouse

Mal équipés pour digérer la cellulose qui est le composant essentiel des végétaux et de très loin la principale source initiale d’énergie pour les animaux terrestres, les herbivores restituent des bouses, crottes et crottins qui contiennent des proportions considérables de matière organique encore utilisable. Et qui sera par conséquent utilisée.

11 Remontée dans le temps

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La Mécanique du Vivant par Jean-Pierre HENRY

La Mécanique du Vivant

Jean-Pierre Henry

Directeur de Recherche Émérite CNRS
Université Paris Diderot

 

 

« Le commencement de toutes les sciences, c’est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont » Aristote.
Jean-Pierre HENRY, Biologiste

 

Faire connaître l’état de la science sur des grands questions que chacun se pose ou pourrait se poser est l’un des objectifs de la Mécanique du Vivant. Ont été abordés les thèmes suivants :

1) Comment fonctionne la cellule : cette « brique » du vivant possède tous les attributs de la vie ;
2) D’où tirons notre énergie : chaque cellule comporte de nombreux moteurs rotatifs tournant à vive allure (6000t/min) ;

3) Quels sont les mécanismes de l‘hérédité, permettant la transmission des caractères héréditaires ;
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la migration des anguilles par Philippe Sebert

Source : Le Télégramme

La migration des anguilles

par Philippe Sébert . spécialiste en Physiologie Comparée,

La migration des anguilles pose des problèmes de taille(s). L’intervention se propose de faire découvrir la démarche scientifique simplifiée qui tente de retracer cette migration.

A – GENERALITES SUR L’ANGUILLE

a1 ANGUILLA
Source : syndicats des ETANGS CREUSOIS

Ce poisson a connu une évolution de 40 millions d’années et est l’objet de spéculations depuis plus de 2 millénaires.
Particularité : il est recouvert d’un épais mucus et ne possède qu’une seule nageoire.
L’anguille d’Europe (Anguilla anguilla) est une espèce de poisson appartenant à la famille des Anguillidés, mesurant autour de 45cm pour les mâles et de 60cm à 150 cm pour les femelles. C’est  un migrateur amphihalin , thalassotoque et catadrome. Lire la suite

L’Océan ,l’Homme et le Plancton par Pierre Mollo

L’Océan ,l’Homme et le Plancton

par Pierre Mollo, biologiste

1 – DES ORIGINES

15 milliards d’années nous sépareraient du Big Bang quand l’Univers qui était un point de haute énergie  est brutalement entré en expansion. En ralentissant une partie de cette énergie est devenue de la matière.

Il y a environ 4,6 milliards d’années, une étoile proche aurait été détruite dans une supernova et l’explosion a envoyé une onde de choc à travers la nébuleuse solaire, créant au final et entre autres la Terre qui se trouve à la bonne distance du Soleil qui permette la vie.

Il y a 4,5 milliards d’années,la jeune Terre, n’avait ni océan ni oxygène dans l’atmosphère qui était alors composée . à partir du dégazage du magma. d’azote, de dioxyde de carbone, d’ammoniac, de méthane, de vapeur d’eau et de plus petites quantités d’autres gaz.

La Terre se refroidit et la croûte terrestre se forme : les vapeurs d’eau se condensent donnant des pluies chaudes qui auraient conduit à la formation des océans il y a 4,2 milliards d’années.Ceux-ci recouvraient l’ensemble de la planète.

Un pluie de matériaux cométaires sur la Terre primitive pourrait avoir apporté des quantités de molécules organiques complexes, favorisant l’apparition de la vie il y a un peu plus de 3,7milliards d’années et donnant naissance à LUCA (Last Universal Common Ancestor )dernier ancêtre commun à toutes les formes de vie connues sur Terre. Lire la suite

Albert EINSTEIN par Pierre Berlivet

Albert EINSTEIN

2017 CR Enstein Albert par P Berlivet

par Pierre BERLIVET

«La logique vous mènera d’un point A à un point B, l‘imagination vous mènera absolument partout.»
«Seules deux choses sont infinies. L’univers et la stupidité de l’homme. Et encore, je ne suis pas certain de l’infinité de l’univers».
« Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça, la relativité. » Albert Einstein

1) Formation

Albert Einstein nait le 14 mars 1879 à Ulm, dans une famille juive non pratiquante.
Einstein présente un parcours scolaire atypique. Très tôt, le jeune homme s’insurge du pouvoir arbitraire exercé par les enseignants, et est dépeint par ces derniers comme un mauvais élément, très étourdi.

Il commence sa scolarité à Munich et en est renvoyé à l’âge de 15 ans pour indiscipline, malgré d’excellents résultats en mathématiques. Après un passage en Italie, la famille s’installe en Suisse.

En 1896, après avoir été une première fois recalé, il intègre l’École polytechnique fédérale de Zurich (sans avoir de bac) où il se lie d’amitié avec le mathématicien Marcel Grossmann, qui l’aidera plus tard en géométrie non euclidienne. Il y rencontre aussi Mileva Maric, sa première épouse. Il obtient de justesse son Lire la suite

L’étain en Bretagne par Pierre Reynard

L’étain en Bretagne

pierre reynardpar Pierre Reynard,ingénieur e.r.

Depuis 2013 Ministère de l’économie est sollicité pour l’octroi de permis exclusifs de recherches de mines (Perm) en Bretagne. La Presse s’en est fait écho à plusieurs reprises. L’étain est l’un des métaux recherchés. Que sait-on de la présence et de l’exploitation de ce métal en Bretagne?

2010_Carte_Mines_BRGM

 

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Le réchauffement climatique par Laurent Labeyrie

Le réchauffement climatique

laurent labeyrie par Laurent Labeyrie, co-Président de l’association “Clim’actions Bretagne Sud”
1 le constat : le réchauffement climatique

a) généralités sur le climat

effetdeserre_naturelLe climat est d’abord une moyenne des paramètres météorologiques à un endroit donné, mais c’est aussi l’ensemble de tous les éléments terrestres qui participent, d’une manière ou d’une autre, à son équilibre énergétique d’ensemble : les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le rayonnement des sols (visible et infra rouge), le déplacement des océans, les surfaces englacées… Ces composantes influent les unes sur les autres, et toutes sur le climat, à différentes échelles de temps. C’est cela qui rend l’étude des changements climatiques (qu’ils soient passés, présents ou futurs) si complexe. A chaque variation du climat, la Terre a connu des changements du niveau de la mer et les crises environnementales se sont multipliées. L’évolution du vivant s’est construite sur ces crises.

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Jardin de mer et biotechnologies bleues : mythes et réalité

Jardin de Mer et Biotechs bleues : Mythes et réalité

patrick cormierbac_Roscoffle 08 octobre à Langolvas

par Patrick Cormier (Centre Marin biologique-Roscoff)

Souvent ignorés par le grand public, des organismes marins, comme les oursins ou la limace de mer, sont à l’origine de découvertes scientifiques majeures en santé humaine. Plusieurs prix Nobel sont l’aboutissement d’une recherche fondamentale initiée sur des invertébrés marins. Comment est-il possible de transférer à l’Homme les résultats obtenus à partir d’organismes apparemment si éloignés de nous-mêmes et souvent considérés, à tort, comme moins évolués ? La connaissance Lire la suite

Les cœlacanthes

sciences.la-recherche-du-mysterieux-coelacanthe-par-100-m-de-fond« L’évolution, la biologie et le comportement des cœlacanthes »

par Gaël Clément , Professeur en Paléontologie au Muséum national d’Histoire Naturelle

 

 

Les cœlacanthes ne furent longtemps connus que comme un groupe de spécimens fossiles largement représentés dans les alluvions du Dévonien au Crétacé, avec une apparente extinction à la fin de l’ère secondaire. La découverte des premiers fossiles fut l’œuvre de l’ichtyologue Louis Agassiz, en 1832. Dès 1829, il projeta de publier ses conclusions dans « Recherches sur les poissons fossiles » (paru en cinq volumes entre 1833 et 1843), où les cœlacanthérés sont mentionnés pour la 1ère fois.
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la comète Chury et la sonde Philae

La Sonde PHILAE et la Comète CHURY

SAUZ1dans le cadre de la Semaine de la Science à Morlaix ,

par Olivier Sauzereau, Dr ès Sciences – astrophotographe

Le 12 Novembre 2014 , le robot laboratoire Philae se pose sur la Comète Tchourioumov-Guérassimenko, une « patate » grisâtre congelée : un nouveau pas est franchi dans l’exploration de l’espace..

SAUZ 2Quel est l’intérêt de ce grand saut dans l’espace ?

Les comètes dans l’univers

a) généralités

Une galaxie est un assemblage d’étoiles, de gaz, de poussières et de matière noire, contenant parfois un trou noir supermassif en son centre. La Galaxie : La Voie lactée, dans laquelle se Lire la suite