« La pratique chinoise dans le commerce international »

Morlaix 28 mars 2019

« La pratique chinoise dans le commerce international »

par Daniel Schaeffer

Si pour le meilleur il existe des convergences heureuses entre Européens, Français et Chinois dans leurs relations économiques, l’expérience montre aussi que dans de nombreux cas la réciprocité est loin d’être établie. C’est le résultat du recours des entreprises chinoises à des pratiques commerciales qui soutiennent une stratégie agressive de conquête de marché. Celles-ci se traduisent par le développement d’une large panoplie de moyens, loyaux aussi bien que déloyaux, pour parvenir aux objectifs visés. Dans bien des cas, le gouvernement de Pékin apporte son appui à ses entreprises tandis que par ailleurs, s’agissant de son marché national, il affiche une réelle tendance à y rendre très sélectif l’accès aux entreprises étrangères. C’est pourquoi ces réalités provoquent parfois des dissensions entre la Chine et ses partenaires, notamment européens et français.

Qui est Daniel Schaeffer ?

Biographie Général (2s) Daniel Schaeffer,
Membre du groupe de réflexion Asie 21

Diplômé de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1965, breveté de l’enseignement militaire supérieur scientifique et technique option relations internationales / langues (chinois) en 1982, diplômé en chinois (maîtrise) de l’Institut national des langues et civilisations orientales en 1986, le général (2s) Schaeffer, à l’origine de l’arme du génie, a tenu dans la deuxième partie de sa carrière des fonctions liées aux relations internationales militaires (logistique opérationnelle, gestion de crises, relations militaires internationales). A ce titre, il a effectué trois séjours d’attaché de défense en Asie : Thaïlande (1986-89), Vietnam (1991-95), Chine (1997-2000). Il a eu l’honneur d’être le premier attaché de défense français au Vietnam où il a créé le poste.

A l’issue de son service actif il choisit de mettre son expérience sur l’Asie et sur les relations internationales avec les pays asiatiques à la disposition des entreprises françaises, voire européennes, et tient du 1er juillet 2001 au 31 décembre 2012, un cabinet de Conseil en stratégie d’entreprise à l’international (Chine et Vietnam).

Aujourd’hui, en tant que chercheur indépendant et membre actif du groupe de réflexion Asie21, il poursuit ses travaux de recherche selon deux axes focaux :
La situation stratégique en Asie Pacifique déclinée des ambitions de la Chine, de son interprétation du droit de la mer, de ses concepts de défense civile et militaire, du développement de son potentiel militaire.
les risques du partenariat européen avec la Chine : différences d’interprétation des conventions internationales ; vulnérabilités stratégiques européennes inhérentes au partage des ressources énergétiques et des matières premières ; vulnérabilités inhérentes aux transferts scientifiques et technologiques ; vulnérabilités liées aux pratiques chinoises de renseignement économique et à la stratégie chinoise d’influence ; problématique de la levée de l’embargo sur les armements et les technologies à double usage à l’encontre de la Chine.