La Station biologique de Roscoff : une longue tradition d’observation des environnements côtiers

La Station biologique de Roscoff : une longue tradition d’observation des environnements côtiers

Conférence UTL Morlaix du jeudi 17 novembre à 14h30 , au Roudour

présenté par Monsieur Eric Thiébaut , Professeur à Sorbonne Université , Directeur-adjoint de la Station Biologique de Roscoff

Observer l’environnement marin s’inscrit dans une longue tradition à la Station Biologique de Roscoff qui puise son origine dès sa fondation en 1872.

Dans un premier temps, il s’est agi de recenser les espèces marines animales et végétales présentes dans la région de Roscoff, ce qui aboutira à la publication des inventaires de la flore et de la faune de Roscoff dans les années 1950-1970, et de cartographier les habitats marins. Si ces deux objectifs distincts se poursuivent encore aujourd’hui, l’observation se structure désormais autour de la mise en place de suivis pérennes et standardisés de paramètres physiques, chimiques et biologiques décrivant les différents compartiments des écosystèmes et les différentes facettes de la biodiversité. Ces séries fournissent des données indispensables pour décrire et analyser les interactions complexes qui régissent le fonctionnement des écosystèmes et la dynamique de la biodiversité dans un contexte de pressions anthropiques croissantes.

Si les activités d’observation s’inscrivent principalement dans une logique de soutien à la recherche sur la dynamique des écosystèmes côtiers, ils contribuent également à soutenir différentes politiques publiques en environnement. L’examen des données issues des séries d’observation permettront par exemple de décrire l’ampleur du changement climatique à l’échelle locale au cours des 60 dernières années, ou encore l’impact de la pollution par les hydrocarbures de l’Amoco-Cadiz en baie de Morlaix, et d’illustrer les apports de nouvelles méthodes d’observation (capteurs autonomes, génomique environnementale).

 

 

Fascinantes forêts, peintures et sculptures

Conférence de l’UTL Morlaix du 10 octobre 2019 à Langolvas , 14 h.

Fascinantes forêts,

peintures et sculptures

par  Madame Jacqueline Duroc,historienne de l’art, chargée de cours

Mathurin Méheut (1882-1958), souvent associé au monde maritime, était
aussi un observateur sensible de la forêt. Dans une approche naturaliste,
il a traduit « les merveilles de la forêt ». Certains de ses dessins, réalisés
durant la Première guerre mondiale, témoignent déjà de son intérêt pour
le monde végétal. Méheut a travaillé plusieurs mois dans la région de
Fontainebleau, afin de préparer les planches d’un important recueil,
« Étude de la forêt », paru en 1927. Les regards de Nils-Udo (né en
1937), pionnier du mouvement « L’art dans la nature » et du graveur
Tomohide Kemeyama (né en 1962) font écho à l’œuvre de Mathurin
Méheut. L’œuvre du sculpteur russe Ossip Zadkine (1890-1967), entre
réel et imaginaire, porte l’empreinte de son amour pour la nature.

Expositions en rapport avec la conférence :

• En forêt. Mathurin Méheut & des regards contemporains
Lamballe, musée Mathurin Méheut
6 avril 2019 – 4 janvier 2020

• Le rêveur de la forêt
Paris, musée Zadkine
27 septembre 2019 – 16 février 2020