Je me souviens

Je me souviens…

A la manière de l’écrivain Georges Perec, «Je me souviens»

Je me souviens… du temps de l’UTL
Je me souviens… du parking bondé le jeudi après-midi et de la salle trop petite pour accueillir tous ces utéliens curieux et motivés
Je me souviens… des conférenciers venus des 4 coins de la Bretagne et d’ailleurs, pour nous arracher à nos envies de sieste et combler notre soif de connaissances
Je me souviens… des rendez-vous au petit matin pour nos sorties vers des hauts lieux de la Bretagne (châteaux, manoirs, chapelles..) et vers des lieux plus improbables (cactuseraie, élevage d’escargots…)
Je me souviens… de Ninon et de Ronan transformés en techniciens du son et de l’image pour organiser les ateliers de cinéma avec Philippe, notre maître en filmologie
Je me souviens… des derniers ateliers d’histoire de l’art animés par Sonia sur le thème du «Rêve»
Je me souviens… de l’éclectisme de Guillaume pour nous initier aux arcanes de la musique médiévale et contemporaine …. A quand les ateliers sur les «Raves»?
Je me souviens… d’Yves-Marie nous contaminant au virus de la philosophie sans masque ni test
Je me souviens… de nos ateliers lecture où nous partagions notre goût pour les livres et les desserts
Je me souviens… vous vous souvenez? de tous les autres ateliers et activités (science, breton, écriture, photo, voyage… )
Je me souviens… qu’il y a et aura toujours, je l’espère, des bénévoles actuels et futurs pour que… vive l’UTL du pays de Morlaix!!!

Si vous le voulez, vous pouvez à votre tour poursuivre cette liste de souvenirs…
« Je me souviens… »

Le guetteur élégant

Le guetteur élégant

Patricia JONCOUR.

Si, ce jour-là, en sortant des Morlaisiennes, vous ne vous étiez pas retrouvés au milieu de cette bande de lycéens chahuteurs… vous auriez peut-être levé la tête et auriez apprécié le rayon de soleil, tel un rai de projecteur, posé pile poil sur le guetteur élégant qui, du faîte du toit qui domine la rue des lavoirs, depuis des décennies regarde les passants sans être vu : le chat en terre cuite.

Etonnantes vacances

Etonnantes vacances

Patricia JONCOUR.

Dans le village d’Anne Sylvestre, j’avais acheté une drôle de charrette.
Un copain, lui, avait deux juments et ne savait pas quoi en faire pendant l’été.
– Je vais m’occuper de tes juments.
J’ai acheté une grande bâche, je l’ai installée et ça faisait un chariot western tout à fait crédible.
J’ai attelé les deux juments, j’ai rasé ma barbe pour passer inaperçu et suis parti. Lyon, Avignon, Loumartin, et retour avec un ami guitariste : un périple de 600 km cahin-caha.
On dormait à tour de rôle dedans et dessous : le véhicule était à nos mesures.
Une des juments était à peu près dressée. L’autre n’avait jamais rien fait, mais quand nous sommes revenus elle faisait des créneaux.
Un souvenir mémorable, ces deux mois de vacances en corbillard hippomobile !

Emission Estivalitude du 11 juillet 2019, sur France inter

Railleries

Railleries

jcls

C’était au temps du cinéma muet et cela continua bien après le Technicolor. Le train était encore un cheval de feu aux naseaux fumants qui stoppait son galop et s’arrêtait dans les relais petits ou grands, les gares. Jean voyagea dans ces machines à vapeur et patienta souvent dans les salles d’attente ou les halls.
Il n’est plus très jeune. Pas trop vieux non plus car il se comporte à présent en homme moderne : ordinateur, tablette, téléphone mobile, avion une fois l’an, voiture équipée d’un régulateur de vitesse et d’un GPS. Bientôt il osera les courses au Drive. Sa pratique de la langue française s’enrichit chaque jour de mots nouveaux : Google, Facebook, fake news, Youtube, Brexit et tant d’autres.
Le stylo lui sert encore pour les mots croisés qu’il affectionne. Il confesse écrire ses messages et SMS sur le clavier de son ordinateur… d’un seul doigt.
De quoi étions-nous en train de parler ? Du train justement. Reprenons-le en marche. Elle était haute, la marche, et souvent double. Je m’égare, je déraille. Vite revenir sur la bonne voie. Lorsque Jean était pensionnaire, c’était le cœur gros qu’il retournait au lycée le lundi matin au rythme lancinant des tac-tac tac-tac des wagons et des tchou-tchou de la locomotive. Plus tard le Rapide le déposa quasiment à la porte de la caserne où il devait accomplir ses classes de soldat. Le service militaire n’était pas une vocation mais ce n’était quand même pas la guerre !
Il était à 600 km de chez lui. Lors de sa première permission il décida de rentrer en autostop. Il ne voulait pas perdre une minute et le train partait deux heures plus tard.
C’était parti pour lui… ou plutôt non. Il leva souvent son pouce avant qu’une première guimbarde daigne s’arrêter. Une éternité passa (avec elle une myriade de voitures l’ignorèrent) avant qu’il soit enfin rendu chez lui. Par le rail il serait arrivé cinq heures plus tôt.
Depuis ce jour il ne snoba plus jamais le train ou la Micheline.
Jean est nostalgique des machines d’antan. Haro sur les trains d’enfer qui confondent vitesse et précipitation. Il prend son temps. Il défend le train-train quotidien qu’il combattait hier. Jean assume son rythme lent que d’aucuns nomment train de sénateur.
Hier il voulait aller vite. Aujourd’hui il va.

Gobe – Lune

Gobe-lune(1)

jcls

Georges² le savait pertinemment : c’était déjà une fake news. Les Américains faisaient gober la Lune au reste de la Terre. Que de naïfs ! Les images en noir et blanc de cette mission Apollo 11 ont inondé la planète ce 21 juillet 1969. Lorsque Neil Armstrong a foulé le sol après avoir quitté le module lunaire il a prononcé la phrase apprise et ressassée : Un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité. Le monde entier s’extasia. Seuls quelques énergumènes crièrent à l’arnaque. Que croire et qui croire ? Les dirigeants des États-Unis nous en ont tellement fait voir.

Georges ne contestait pas la réalité de l’exploit. Il plaignait le pauvre Buzz Aldrin qui aurait dû jouer des coudes pour devancer son compatriote. Si vous terminez second vous êtes assurés de demeurer inconnu. Il eut fallu que le second s’appelât Poulidor pour que l’on parlât de lui !
Non, pensa Georges, cette pseudo-première foulée lunaire reste la grande mystification du XXᵉ siècle ! Armstrong ne fut pas le premier. L’exploit des Américains est surtout d’avoir lavé le cerveau de tous les terriens.
Qu’un jeune Belge ait réussi, au nez et à la barbe de la grande et glorieuse Amérique, était inconcevable. Pourtant, deux albums3 en attestent. C’était en 1953-1954.
La préparation fut longue, délicate, semée d’embûches. L’envol et l’alunissage, émaillés de mille péripéties, auraient pu anéantir les espoirs placés dans ces hommes et… ce chien. Ce fut une des plus mémorables aventures de l’éternel héros.
Le visage de Georges s’éclaira d’un large sourire à l’évocation de l’histoire abracadabrantesque du jeune reporter, de son fidèle Milou, du fougueux et intempérant capitaine Haddock, de l’inénarrable et lunatique professeur Tournesol, des clandestins maladroits Dupond et Dupont. Je dirais même plus Dupont et Dupond.
– Ça y est !… J’ai fait quelques pas !… Pour la première fois sans doute dans l’histoire de l’humanité ON A MARCHÉ SUR LA LUNE !
Telles furent les paroles prononcées par Tintin.

Le narrateur précise que tout ce qui est dit plus haut est vrai puisqu’il a tout inventé. Ne laissons pas aux Américains le monopole du droit de dire et de faire croire n’importe quoi !

1 Crédules.
² Clin d’œil à Georges Rémy, alias Hergé.
3 Objectif Lune suivi de On a marché sur la Lune.

 

En temps et en heure

En temps et en heure

jcls

Paul est à l’heure. Virginie a le temps. Ils se sont dit oui devant monsieur le maire, à dix heures pour lui, devant l’éternel pour elle. Mariage d’amour. Il l’aima de très bonne heure, elle avait le béguin depuis longtemps. Bonnes et subtiles raisons de s’unir.
Depuis ce jour, chaque matin au réveil, Paul regarde l’heure, Virginie scrute le temps. À la bonne heure et quel beau temps sont leurs premières pensées. Ils se sourient. Le temps passe, les heures s’égrènent, la vie s’écoule au long des jours et des saisons. Les années se succèdent aux rythmes accordés des deux amoureux.
Virginie consacre son temps à Paul. Il bénit les heures de bonheur vécues à deux, comme si les aiguilles s’étaient immobilisées. Qu’importe l’heure et qu’importe le temps !
Le temps n’est pas pressé mais il passe, imperturbable. Paul et Virginie vivront des heures claires et subiront des heures sombres. Le temps fera patiemment son œuvre. Il ne compte pas ses heures.
Le couple vit le temps présent. Ils ne se pourrissent pas les heures d’aujourd’hui à cause des aléas de demain.
Lorsque la dernière heure de Paul sera venue, le temps de Virginie sera compté. Ils cèderont la place, en temps et en heure. L’heure et le temps s’arrêteront. Il leur restera l’éternité.
Ils seront les maîtres d’un monde où les notions d’heure et de temps ne sont que vanités.

Une gerbe noire

Une gerbe noire

Patricia JONCOUR.

Le dimanche 22 septembre, dernier jour de l’été 2019, une longue marche funèbre de deux heures a rassemblé plusieurs centaines de Suisses. C’est sous un Soleil radieux qu’une gerbe noire a été déposée au pied du Pizol, défunt glacier alpin victime du réchauffement climatique.

Tellement croquant

Tellement croquant

Patricia JONCOUR.

Il était si beau, avait l’air si doux ; bien qu’un peu poussiéreux à trop se rouler par terre.
J’ai estimé la distance. Oui, je devrais y arriver.
J’ai visé le trou. Ça passe, mais je suis trop loin.
En forçant un peu… jusqu’à l’épaule.
J’ai tenté, poussé…

Qui a dit que la tolérance entre les races commençait par une éducation idoine des tout-petits ? Ici aussi, les comportements sont influencés par les parents.

Je voulais jouer avec lui. J’ai insisté, poussé, poussé… et me suis pris un bec !
Maintenant, j’ai mal à la patte et je boite.
Il était pourtant tellement croquant, ce duveteux petit poussin.
Reste plus qu’à m’en aller, piteux, ronronner de dépit !

Le journal d’un confiné

JOURNAL D’UN CONFINÉ

Voyage dans les confins, et en une heure chrono.

Il fait beau, la température encore un peu fraîche , mais mon envie d’ailleurs est bien là, Je prends la route muni de mon petit sac à dos, le portable à portée de main.Une application sur mon mobile m’avertira quand la limite de déplacement dans un rayon d’un kilomètre sera atteinte. Je file le plus droit possible et traverse des lotissements endormis où la rumeur de la ville ne parvient plus. Les entours des maisons sont impeccables. De temps à autre je crois déceler un peu de fouillis dans un jardin, de la vie,quoi! J’avance dans des venelles inconnues, tiens ici on n’a pas goudronné.Serais-je déjà loin? Soudain mon portable sonne. J’arrive aux limites légales de mon périple. Je me trouve être en haut d’une côte. Que faire? Je plonge dans la vallée sans réfléchir. Je me souviens lors d’un voyage dans l’ancienne Yougoslavie avoir posé un pied en Albanie alors très fermée. Frissons garantis. Je remonte la vallée luxuriante,verger, pommiers, cascade, arbres centenaires, théâtre de verdure. Je longe la frontière virtuelle je croise un chat indifférent et un jogger qui me fuit.Je débouche tout en haut sur la route qui barre la vallée de Ty Dour. Ouf. Nul drone à l’horizon. Je suis un peu en sueur, consulte ma montre il est temps de rentrer. Je remonte jusqu’au rond point et emprunte la voie cyclable qui longe le canal du Midi aux arbres étêtés, enfin… l’avenue de Truro quoi, Le retour à la maison le coeur léger. On peut encore voyager loin, près de chez soi.

Dominique le GALL

Coronaventure

Coronaventure

jcls (5 avril 2020)

Tout a changé depuis quelques semaines. Nous sommes obnubilés par le virus qui s’immisce jusque dans nos cerveaux. Il s’impose à moi « à l’insu de mon plein gré ».
Ce matin j’ai même rédigé un poème pour fêter le coronanniversaire de ma sœur. C’est tout dire. C’est coronavrant, loin de mes coronhabitudes.
Que le monde entier puisse être secoué à ce point coronavait jamais été anticipé par les gouvernements, complètement dépassés, que ce soit en Coronasie ou en Coronamérique. Pourvu que la Coronafrique ne soit pas dévastée.
Croyants de toutes confessions et non croyants, unissez-vous, ne coronabdiquez pas. Chrétiens de France et de partout, sortez sur vos balcons (ou ailleurs) chaque soir à vingt heures. Chantez en chœur un coronavemaria salvateur. Jésus de Coronazareth, sauvez l’univers !
Je coronarrive plus à penser à autre chose, même et surtout à l’heure du coronapéro du samedi soir. C’est sûr, plus d’un coronami pense comme moi. Heureusement, il nous reste l’humour et mille coronadecdotes à raconter. Coronavez vous jamais imaginé Edith Piaf interprétant « mon coronamour, crois-tu qu’on s’ai-ai-me ». Dur à chanter ainsi ! Brassens bafouillerait « auprès de mon coronarbre je vivais heureux », on coronapprendrait « il était un petit coronavire qui coronavait ja-ja jamais coronavigué ohé ohé » à nos petits-enfants. Hors de question !
Il n’est franchement pas coronaturel d’accepter la dictature imposée par le virus. Démasquons l’ennemi ! Vade retro satana !
Gageons qu’au joli mois de mai, tous ensemble nous chanterons : « Il est revenu le temps du muguet, comme un vieil ami retrouvé ». Lire la suite

Retrouver l’auteur

Retrouver l’auteur 

Jeu littéraire      de  Marie Loquet

 

Dans la littérature, les thèmes de l’isolement, la mise en quarantaine, la solitude… ont souvent été abordés.
Ces mises à l’écart sont soit contraintes soit choisies mais toujours fructueuses d’un point de vue littéraire.
Ci-dessous une liste de livres sur ces thèmes. A vous de retrouver les auteurs !
Et l’occasion de peut-être découvrir ou redécouvrir ces livres dans vos bibliothèques ou de les télécharger.

1. La quarantaine
C’est un récit inspiré par le séjour forcé du grand-père de l’auteur. Deux passagers d’un navire sont
atteints par la variole ; le bateau, qui ne peut accoster à Maurice, débarque alors ses passagers sur
l’île Plate où ils passent plusieurs mois en quarantaine.

2. Un homme qui dort
Dans ce livre, l’auteur prend pour héros un garçon qui choisit de s’enfermer chez lui «sans manger, sans lire, presque sans bouger» pour faire l’inventaire de sa vie et plonger au plus profond de lui-
même.

3. Huis clos
Dans cette pièce de théâtre, trois personnages se retrouvent enfermés. Dans ce microcosme, ils
vont se livrer un combat de mots qui leur fera réaliser le sens de la vie et de la mort. Lire la suite

La traversée fantastique

La traversée fantastique

      Par une belle matinée d’été, après un séjour de six mois durant lequel j’avais exploité les moindres recoins de la bâtisse et tissé des relations plus ou moins amicales avec les résidents temporaires, j’estimais avoir purgé ma peine. Je sors donc par la grande porte et me retrouve sur le trottoir. Le soleil m’éblouit un peu. Cependant mes petits yeux bleus se fixent sur les lettres blanches d’un store rouge placé de l’autre côté de la rue. Je décrypte l’écriture : « Ici mieux qu’en face». Mon choix est vite fait, je décide de traverser la rue qui me sépare de cet endroit. Je jette un regard furtif à droite, puis à gauche, avant de m’engager dans la traversée de l’avenue. La voie est libre. À toute vitesse j’emprunte le passage clouté. Arrivée sur l’accotement, je fais une halte pour étudier l’environnement.
      Situé à un carrefour, un petit jardin en friche, délimité par un grillage rouillé, jouxte l’édifice de deux étages, assez vieillot. Il comprend au rez-de-chaussée une grande vitre sur la gauche, une porte en verre ouverte, et une autre vitre à sa droite. Dehors, autour d’une petite table ronde, protégé par un parasol de publicité, un couple se désaltère. Ils aspirent à l’aide d’une paille un breuvage à bulles, vert pour l’un, rouge pour l’autre. Un arrêt de bus est situé juste en face de la porte d’entrée.
      Je me hasarde à pénétrer dans un monde inconnu, franchis le seuil et vais immédiatement inventorier ce nouvel espace. Sur la gauche, une salle vide de tout occupant. Au centre trône un vieux billard au tissu vert feutré, élimé. À l’angle gauche du mur d’en face, un flipper, et sur la droite, un baby-foot. Un écart d’environ trois mètres me sépare d’un vieux comptoir en chêne. Le soubassement à petits carreaux de céramique est arrondi pour faciliter le balayage des mégots, nombreux à cette époque où il est encore autorisé de fumer dans les lieux publics. Je longe celui-ci en évitant les pieds des deux hauts tabourets. J’accède à une estrade et me trouve nez à nez avec une paire de chaussures et, glissés dedans, les pieds du patron sans doute. L’homme s’affaire à débrancher des tuyaux, puis se retourne et se baisse pour ouvrir une trappe.

Lire la suite

Transit quantique

Transit quantique                              

de Maria Mens -Casas Vela

Louis n’est pas rentré, depuis deux jours et la famille est inquiète. Ses camarades de travail ne savent rien , non plus. Il est adulte, donc libre de disparaître si bon lui semble. Mais mon frère est d’une discipline exemplaire. C’est mon ainé de six ans et je l’admire. En tant que fille je le trouve beau, mais il est aussi intelligent et un bon scientifique. Il travaille , depuis plusieurs années dans un laboratoire de recherche en physique avec un équipe de vrais savants, plus âgés que lui ,mais il m’a dit que ses confrères ne font pas de différences entre eux et les jeunes collaborateurs. Tout le monde participe à tout.
Nous vivons encore chez nos parents, étant célibataires, rien n’a changé pour nous et les parents son ravis de nous avoir. Le plaisir de notre mère est de préparer des petits plats , de temps en temps, qui nous changent des cantines et fast-foods Nous sommes unis mais très indépendants. Pourtant mon frère ne serait pas parti sans avertir à la famille. Il n’aurai jamais voulu qu’on s’inquiète.

Quatre semaines déjà sans nouvelles!On a cherché dans les hôpitaux, les faits divers avec de cadavres inconnus – éprouvant!- et on a contacté un détective, le tout sans succès. Il nous reste un espoir de quelque chose d’imprévu dans sa vie qui l’empêche de communiquer pour le moment.
Comme touts les soirs, après ma toilette, je suis affalée dans un fauteuil , en pyjama et robe de chambre pour regarder la télé, tard dans la nuit, pendant que les parents dorment ou lisent. J’ai un bon sommeil profond mais court. Si je me couche tôt, je me réveille dans la nuit pour plusieurs heures qui sont interminables, tentant de retrouver  le sommeil.
Quelques minutes après avoir vu le début d’un film policier, l’écran se brouille un instant et à mon grande terreur, j’entends la voix de mon frère: Lire la suite

Il pleut

Poéme ,           de la part de JCLS, membre du 1 er atelier d’écriture

avec une petite pensée personnelle :

Deux petites pensées me sont venues :
– Gageons que le méchant virus de février-mars ne deviendra pas un mauvais poison d’avril ce matin.
– Des masques arrivent par millions mais il ne faut pas pour autant se voiler la face.

 

Il pleut,

Les gros nuages pleurent des larmes de chagrin
Le temps est morne et triste de voir mourir les feuilles
Il déverse sa peine nous balance ses grains
Le ciel vêtu de noir entame son long deuil.

Des éclairs dans la nuit mille coups de tonnerre
Le ballet des avions prépare l’hécatombe
L’orage assourdissant bientôt touchera terre
L’ennemi a frappé en une pluie de bombes.

Elle ne comprend pas ses accès de fureur
Capable de tendresse coupable de violence
Les coups pleuvent encore elle a mal elle pleure
Mais ne se plaindra pas condamnée au silence. Lire la suite

L’Humanité ébranlée …….

Texte paru dans la Tribune

Moustapha Dahleb la plus belle plume tchadienne, a écrit:

 L’HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.

 Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d’invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l’ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.
Ce que les grandes puissances occidentales n’ont pu obtenir en Syrie, en Libye, au Yémen, …ce petit machin l’a obtenu (cessez-le-feu, trêve…).
 Ce que l’armée algérienne n’a pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (le Hirak à pris fin).
 Ce que les opposants politiques n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (report des échéances électorales. ..).
 Ce que les entreprises n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (remise d’impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d’investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).
 Ce que les gilets jaunes et les syndicats n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée…).

Lire la suite