Les écrivains de la Grande Guerre par Olivier MACAUX

Les écrivains de la Grande Guerre

La guerre de 14-18 a représenté l’avènement de la guerre moderne au sein de la civilisation européenne. Nous évoquerons les témoignages des écrivains combattants qui jugèrent souvent, à ses débuts, le conflit légitime et qui, très rapidement, déchantèrent face à la réalité meurtrière et implacable des combats.

Ces auteurs français (Genevoix, Barbusse, Dorgelès…), dont les œuvres demeurent essentielles, ont décrit l’enlisement et, pour certains d’entre eux, l’absurdité de la guerre.

Ce n’est pourtant qu’à partir des années trente que la critique de la guerre s’affirme avec virulence dans les œuvres de Céline, Gabriel Chevallier ou Giono, la prise de conscience ayant eu le temps de dépasser les impératifs patriotiques et les effets de la censure.

Nous aborderons aussi les écrivains allemands, avec notamment Ernst Jünger et Erich Maria Remarque, qui attestent du même saisissement et du même effroi devant l’apocalypse de la première guerre mondiale.

 

“Questions d’éthique : demande de repères ou retour de l’ordre moral ?”

 

Questions d’éthique : demande de repères ou retour de l’ordre moral ?”

Élisabeth G. Sledziewski universitaire honoraire, IEP Strasbourg

La fin du XX° siècle occidental a vu la défaite des sociétés disciplinaires et de la morale de prescription et d’interdit qui les avait structurées depuis l’âge classique. Ce “crépuscule du devoir” a induit une soudaine permissivité des mœurs, une émancipation brutale des individus, et par contrecoup une nostalgie, souvent fantasmée, des repères susceptibles de réguler les liens sociaux et d’assister le sujet dans sa quête de sens.

C’est dans cette tension entre effacement de la Loi et demande de règles que se noue l‘inquiétude éthique, posture caractéristique de la conscience contemporaine. Contrairement à la morale qui nous assujettit collectivement à des impératifs non discutables et nous livre individuellement aux affres de la culpabilisation, l’éthique se déploie avec l’effort original de chaque sujet, non plus pour se conformer aux normes, mais pour se les approprier en assumant la responsabilité partagée de leur fonctionnement. On voit donc toutes les instances de la société se doter de dispositifs éthiques d’alerte ou de réflexion qui, par leur dimension participative, se veulent des embrayeurs de citoyenneté.

Mais cette omniprésence de l’interpellation éthique, assortie d’une prolifération de recommandations et d’injonctions, peut aussi susciter le désarroi des acteurs sociaux. Ne s’agit-il pas là d’une ruse du vieux “dragon Tu dois” ? La société de contrôle, plus hypocrite que la société disciplinaire d’antan, ne tend-elle pas à faire de chacun de nous un agent de sa propre soumission à l’interdit ? N’assiste-t-on pas, sous couvert d’éthique, à un retour à l’ordre moral ?

On peut faire l’hypothèse, plus optimiste, que ce qui se joue dans l’actuelle demande d’éthique est une attente renouvelée à l’égard du lien social. Il s’agit en effet de surmonter la crise de l’éthos hyperindividualiste contemporain, marqué par deux expériences paradoxales, la difficulté d’être avec l’autre et le réinvestissement du bien commun. Ambiguë mais féconde, l’exigence éthique serait ainsi portée par notre besoin de reconstruire un nouveau régime de socialité démocratique, par notre espérance de reformer la figure du Nous.

Ci – après , vous pouvez écouter la conférence . Cliquez sur     Ethique – conf- 22112018

La vie amoureuse des plantes par Michel DAMBLANT

 

La vie amoureuse des plantes

Michel Damblant un jardinier-voyageur

par Michel DAMBLANT

Le botaniste suédois Carl Linné(1707-1778) a été le premier à affirmer que le pistil et les étamines étaient les équivalents des organes génitaux du règne animal. Cette idée très choquante pour les « milieux bien pensant » a entraîné une véritable «révolution sexuelle» dans le domaine de la botanique.

Le règne végétal comprend 324 000 espèces :
– 70 000 pour les cryptogames(Fougères,lichens et mousses, les 1ères plantes sorties de l’eau il y a 400 millions d’années, pollinisées par l’eau) ; 60 espèces seulement pour les conifères, qui ont inventé la graine il y a 250 millions d’année et sont pollinisées par le vent : ils sont en très forte régression.

– 240 000 espèces pour les plantes à fleur, les plus adaptées à l’écologie actuelle de la planète. Les plantes à fleur ont 2 particularités : la 1ère leurs ovules (gamètes femelles) sont protégées dans un ovaire qui grandira et deviendra le fruit où seront stockées les graines, la 2nde particularité réside dans le fait que ce sont les insectes qui assurent la pollinisation, ce qui permet la fécondation croisée, c-à-d que les gamètes mâles du pollen des étamines d’une fleur sont déposés par les insectes sur le pistil(organe femelle) d’une autre fleur. Les descendants auront les caractéristiques héréditaires des deux différentes plantes parentes en une nouvelle et unique combinaison.

Toutes les particularités et les stratégies des plantes sont évoquées en image dans le diaporama.

……………………………………………………………………………

Michel Damblant, jardinier voyageur, botaniste et paysagiste, a aménagé il y a une trentaine d’années un jardin de 3000 m2 entre Sauzon et la Pointe des Poulains,

« L’Eden du Jardinier », son jardin, est un livre d’histoire des plantes et des fleurs au fil des aventures des grands découvreurs : un tour du monde dans un jardin (plantes aromatiques et officinales, légumes et fleurs venus de nombreux pays. Australie, Japon, Afrique du Sud, Californie,)

« Préserver l’eau et jardiner sans pesticide » reste la préoccupation première de ce jardinier qui confie ses moyens pour ne pas trop en utiliser.