Les combattants républicains espagnols exilés en Bretagne.LA LETTRE A GABRIELLE,

Gabrielle Garcia,Source Le Télégramme

LA  LETTRE  A  GABRIELLE

Film suivi d’une discussion avec Gabrielle GARCIA

CR Intervention Gabrielle Garcia 2017X

«L’histoire est écrite par les vainqueurs» disait Winston Churchill. Vae victis !
Le régime franquiste a imposé sa propre version de l’ histoire de l’Espagne pendant plus de 40 ans, aboutissant à une véritable amnésie de la guerre civile (36-39) et des vaincus de cette guerre : le camp républicain.
Depuis les années 90, un certain nombre d’historiens sur la base de documents déclassifiés et du recueil de témoignages des survivants de cette époque ont tenté de restituer des pans d’histoire totalement occultés.

Gabrielle Garcia fait partie de ce mouvement, et n’a de cesse de tenter de restaurer la mémoire familiale et nationale.
La projection du film d’Alain Gallet «Lettre à Gabrielle», tiré de son livre «Pour entrer à Grenade» illustre parfaitement sa démarche visant :
– à restaurer la mémoire des combattants de la cause républicaine espagnole vaincue et contrainte à l’exil en France
– et à dévoiler la quête douloureuse d’une part de sa propre identité.

a) José – le père

Son père José combattant républicain espagnol exilé en France en 1939 a été contraint de venir participer à Brest à la construction de la base sous-marine et du Mur de l’Atlantique. Interné dans les iles anglo-normandes par les allemands, il s’en était échappé et s’était établi dans la région de St Malo pour s’y fixer définitivement. Jamais il ne pourra ni ne voudra retourner en Espagne.
Il épouse une malouine. De leur union naîtra Gabrielle-Rosita Garcia

Des souvenirs amassés dans la maison natale de Saint-Malo : les récits inachevés, les propos interrompus de son père sur sa propre histoire, de ce déraciné l’intriguent, la fascinent et la conduisent à faire le chemin inverse qu’a emprunté son père

b) Sur les traces de ce père

 Partie à 16 ans en 1967 avec vingt-sept journaliers qui travaillaient comme saisonniers en Bretagne, elle se retrouve
-à Cijuela, dans la peupleraie où son père se cacha lors du Coup d’Etat de juillet 1936,
-à Moraleda dans une grotte semblable à celle où son grand-père dut vivre pendant vingt ans l’humiliation des vaincus
-dans les arènes de Grenade où le cousin Paco venait vendre de l’eau aux vainqueurs pour quelques pesetas
-sur le lieu de la célèbre bataille de Jarama, objet des cauchemars de son père.

La « limpieza » organisée par le Général insurgé Queipo de Llano, avec la participation active du Tercio de Millan Astray « nécessita » par exemple l’exécution de milliers de « rouges » à Malaga en début 37, instaurant un climat de terreur dans toute l’Andalousie.

Viva la muerte

Franco avait vraisemblablement repris à son compte les propos d’un général du 19 ème siècle à qui l’on demandait s’il pardonnait à ses ennemis : « Je n’en ai pas. Je les ai tous tués »

c) les différents chemins empruntés après l’exil

Parmi les 450 000 espagnols qui franchissent la frontière française lors de la retirada en 1939 figurent les restes de l’armée républicaine et le personnel politique républicain qui ont échappé à l’étau des armées franquistes. Ils sont parqués dans des camps dans le sud de la France dans de piètres conditions.

Quel avenir pour ces réfugiés :

– Retour au pays : les attend une mort quasi-certaine, immédiate (peloton d’exécution) ou lente (camp de la Valle de los Caidos par exemple)

le Winnipeg, parti de Bordeaux arrivant au Chili

Lluis Companys, président de la Généralité de Catalogne de 1934 à 1939, s’exila en Bretagne en 1939. Il fut livré au régime franquiste par la Gestapo et exécuté à Montjuïc Barcelone en 1940.
– l’émigration : l’exil en Amérique (le Winnipeg de Pablo Neruda pour le Chili, le Mexique de Cardenas )
– l’enrôlement dans le Légion Etrangère

Devant la menace hitlérienne, des exilés s’enrôlent dans la Légion, puis après l’étrange défaite rejoignent les FFL de Leclerc pour participer à la libération de l’hexagone
– l’intégration dans la société française
La mobilisation générale de septembre 39 a vidé le pays de ses forces vives : l’agriculture et l’industrie viennent à manquer de bras
D’encombrants et couteux pour le budget français, les réfugiés deviennent dès mai 39 aux yeux des autorités

la Nueve de la 2e DB défilant à Paris

françaises un réservoir de main-d’œuvre : une circulaire de mai souligne en effet de transformer « cette masse inorganisée et passive que constituent les réfugiés en éléments utiles à la collectivité nationale ». Les préfets sont priés de se consacrer à cette tâche.
1er temps : enrôlement dans les CTE*    (CTE à Coëtquidan)
Les premières mobilisations importantes se firent sous forme de CTE qui regroupaient vers février mars 1940 50 à 60 000 espagnols.
2nd  temps :  des prestataires de service sous étroit contrôle à partir de septembre 39
3ème temps :  des travailleurs libres à partir de décembre

En Ille et Vilaine par exemple, sélectionnés dans le camp de Vieux-Vy-sur-Couesnon ,plus de 400 exilés sont embauchés dans l’agriculture ou des entreprises comme Métraille, Jamet BTP à Rennes, Dehé BTP à St Malo, Sté Ravel à Combourg…
La défaite de la France ne remet pas en cause l’intégration de ces réfugiés : l’absence de 1,5 million de prisonniers en Allemagne est à compenser.

Après la capitulation, les autorités vichystes «livrent» les CTE à l’occupant. Mais dès fin 41 des anciens combattants espagnols organisent des sabotages à St Nazaire, à Nantes ou Saint Malo par exemple.Ils rejoindront les rangs des FTP-MOI .

A Brest par exemple vont arriver 4000 de ces travailleurs forcés, ces «rotspanier» qui se retrouvent dans deux camps, à Sainte-Anne et au fort Montbarey pour la construction de la base sous-marine.
Des premiers groupes de sabotage contre l’occupant nazi vont se créer. Le réseau de résistants espagnols en Bretagne «Los deportistas» verra aussi le jour. Neuf d’entre eux seront arrêtés en mars 1944 à Brest, emprisonnés à la prison de Saint-Pierre-Quilbignon, et envoyés dans les camps d’extermination nazis.
Après guerre, un grand nombre de ces espagnols resteront en France.

d) les raisons de cette restitution historique

«Le silence, s’il est prolongé mène inévitablement à l’oubli : il efface les rêves non réalisés, il détruit leur trace et la preuve qu’un jour ils furent sur le point d’être accomplis».

La transition démocratique et sa force d’oubli a offert aux vainqueurs et à leurs héritiers une amnistie totale, insoucieuse des souffrances des vaincus. Ce fut le prix à payer pour la liberté reconquise dans l’Espagne post-franquiste .
Ce prix est trop lourd aux yeux de Gabrielle Garcia et ne répond pas à ses attentes pour une véritable réconciliation nationale.
Le chantier de mémoire qu’elle a entrepris depuis quelques années, avec ses implications politiques, Gabrielle Garcia entend donc le poursuivre …

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*CTE (compagnie de travailleurs étrangers), unités militarisées commandées par des officiers français et composées d’environ 250 hommes, pour effectuer des travaux d’intérêt stratégique ou d’intérêt général.

Réf : CY-J2017X05

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Les ouvrages publiés

La mémoire retrouvée des républicains espagnols, Gabrielle Garcia, Isabelle Matas, Éd. Ouest-France, Edilarge, 2005. Prix des Écrivains de l’Ouest 2006

Pour entrer dans Grenade, Gabrielle Garcia, Ed Mare Nostrum, 2013, livre qui sert de fil rouge au documentaire  » La lettre à Gabrielle »

Plaza de los republicanos españoles en Bretaña, Ed. Comuniter, ( Zaragoza) 2014

Engagée depuis 2001, dans la récupération de la mémoire républicaine espagnole, Gabrielle Garcia fut en 2012, la première présidente de MERE 29 ( Mémoire de l’Exil Républicain Espagnol dans le Finistère.)

L’ALGÉRIE par M COLLAS

L’ALGÉRIE

un pays et un régime sous tensions

par M Alain COLLAS, professeur d’histoire UBS

CR Algérie 2017 Alain Collas

L’analyse des évènements qui ont secoué l’Algérie dans les années 90 aurait vraisemblablement permis de mieux comprendre les évènements qui ont un peu précipitamment été qualifiés de «printemps» arabes et qui se sont déroulés quasiment selon la même trame.
De par la proximité géographique et historique de l’Algérie, son évolution politique ne peut nous laisser indifférents.

1 L’ALGERIE-quelques données

a) géographie

L’Algérie est de par sa superficie, le plus grand pays du pourtour méditerranéen : 2 382 000 km2 (plus de 4 fois le territoire français). Le Sahara algérien est un immense désert qui s’étend au sud (84 % de la superficie du pays).

b) un pays potentiellement riche

L’Algérie dispose de richesses naturelles considérables et diversifiées,

– le pétrole : la 15e place en matière de réserves pétrolières (, la 18e en matière de production et la 12e en exportation.
-le gaz : l’Algérie occupe la 7e place dans le monde en matière de ressources prouvées, la 5e en production et la 3e en exportation. Véritable géant énergétique.

L’Algérie est le troisième fournisseur de l’Union Européenne en gaz naturel et son quatrième fournisseur énergétique total.
Outre ces deux richesses, l’Algérie recèle dans son sous-sol d’immenses gisements de phosphate, de zinc, de fer, d’or, d’uranium, de tungstène, de kaolin, etc.

c) population (en millions d’habitants)

en 1960     11        en 1970   14.5      en 1980  19.5  

en 2000  32       en 2010   37          en 2020  44   

en 2050  56

 L’estimation pour 2050 est +/- fiable.

En l’espace d’1/2 siècle, la population a quasiment quadruplé !

2 L’EVOLUTION DU REGIME POLITIQUE DEPUIS L’INDEPENDANCE DU PAYS

Ferhat Abbas

Le référendum d’autodétermination de l’Algérie du 1er juillet 1960 consacre formellement l’indépendance de l’Algérie par rapport à la France.

.
A peine arrivé au pouvoir, le Gouvernement provisoire de la République algérienne, soutenu par les combattants intérieurs, qui a négocié les accords d’Evian mettant fin à 8 ans de guerre, est éliminé au cours d’une brève période de guerre civile (Kabylie) par l’ «Armée des frontières», qui place un binôme à la tête du nouvel État : Ahmed Ben Bella le politique, une des

figures indépendantistes et le colonel Houari Boumédiène le militaire.
Le Front de libération nationale (FLN) devient parti unique et mène une politique socialisante d’inspiration soviétique
(A noter : un faible taux de scolarisation (environ 10 %) sous la période coloniale rend le pays démuni de cadres techniques et administratifs.
Le 19 juin 1965, un coup d’État militaire place Houari Boumédiène à la tête du pouvoir ; il va continuer dans la voie socialiste tout en renforçant la planification de l’économie et la bureaucratie de l’État. Le gouvernement algérien dans les années se présentera comme un des leaders du Tiers Monde.
La structure du pouvoir se perpétue jusqu’à ce jour par la cooptation par le haut au sein d’un groupe détenant la force armée. ( l’Armée jouant son rôle dans la défense du pays

mais aussi un rôle essentiel dans l’activité économique)

L’industrialisation, proclamée « priorité des priorités », est censée être la locomotive qui entraînera l’agriculture. L’édification accélérée d’une industrie lourde est considérée comme une base nécessaire au développement .
La production des industries lourdes ne dépassera pas 30 % des capacités. Les programmes sont surdimensionnés et les technologies sophistiquées difficilement maîtrisées. La sur-concentration des moyens de financement dans le secteur des biens de production, l’appel systématique aux firmes étrangères se traduisent par un fort endettement : de 2,7 milliards en 1972, la dette extérieure atteint 23,4 milliards en 1979, accentuant l’étranglement budgétaire.

Dans les années 1980, l’économie algérienne connait des difficultés importantes.  Le contre-choc pétrolier de 1986 a porté un coup dur à une économie quasiment rentière, avec une période de plans anti-pénurie et de stabilisation. Aux débuts des années 1990, l’Algérie s’engage dans des réformes structurelles concrétisant le passage à l’économie de marché.

En 1971, le gouvernement nationalise les richesses naturelles du pays. Ce secteur va dorénavant engloutir 50% des investissements industriels.
Le régime militaro-autoritaire va utiliser cette rente pétrolière pour se maintenir au pouvoir car l’Algérie n’arrive plus à nourrir par sa propre agriculture ses habitants : recours à des importations massives de denrées de 1ère nécessité financées par 24% du budget national.
Le groupe au pouvoir ne s’oublie pas au passage, «contrôlant» de près la société publique Sonatrach (« Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures s.p.a »)
Problème : la rente pétrolière qui constitue 90% des recettes de l’Etat algérien varie en fonction du cours du pétrole : les différentes crises pétrolières vont paradoxalement mettre à mal son économie et déstabiliser le pays

Houari Boumedienne meurt brutalement en décembre 1978 ; un conclave de militaires se choisit Chadli Bendjedid comme chef de l’état en début 1979.
Sous ses 13 ans de présidence, pour faire face aux tensions sociales résultant de la chute du cours du pétrole et donc des recettes budgétaires, il prend 2 décisions politiques importantes :
– libéraliser la pratique de l’Islam (fin de la laïcisation)
– organiser des élections libres
Contrairement aux attentes du président, les imams n’ apportent pas leur soutien au régime et développent leur propre courant politique pour mettre en place la charia.
Lors des élections locales du 12 juin 1990, premières élections libres en Algérie depuis son indépendance ; le Front Islamique du Salut  obtient 54% des suffrages exprimés.
Le 26 décembre 1991 a lieu le premier tour des élections législatives. Le FIS obtient 188 sièges sur 231 et le FLN 15 sièges
Prenant acte de la situation, l’armée décide le 11 janvier 1992 de pousser le chef de l’État à la démission et d’interrompre le processus électoral. Les assemblées communales et départementales dirigées par les élus du FIS sont dissoutes et les militants et sympathisants du FIS sont emprisonnés ou expédiés dans des camps.
L’Algérie plonge alors dans un conflit militaire entre le pouvoir et les groupes armés issus du FIS. La guerre civile dure plus d’une décennie et fait près de 50 000 morts. Dès 1995, l’Armée et les services de renseignements ont quasiment vaincu militairement les islamistes.
Le 16 novembre 1995, le général Liamine Zéroual devient le président (période de re-laïcisation). La démission de Zéroual en 1999 sera suivie par l’élection d’Abdelaziz Bouteflika, ancien de «l’Armée des frontières», à la présidence de la République, candidat «indépendant», mais soutenu par l’armée (à noter que ses adversaires à la Présidence se retirent la veille du premier tour) qui amorce un tiède mouvement de réconciliation nationale.
(à noter que les services de renseignement auraient financé des groupes terroristes à partir de 1995 pour bénéficier des subsides US accordés dans le cadre de la lutte antiterroriste!!!)

3 ALGERIE : un pays musulman – des courants politiques qui se réclament de l’islam

a) l’islam en Algérie
 Introduit en Algérie en 670 par les armées  des Omeyyades, l’islam a conquis l’ensemble du territoire
L’islam serait pratiquée par 98% ou 99% de la population selon le Factbook Almanach de la CIA
Elle est le neuvième pays en nombre de musulmans et se classe dans les plus grands pays à majorité musulmane. Elle est le troisième sur le continent africain.

(Par contre, des statistiques sur les taux de pratique de la religion et sur les évolutions de ces taux ne sont pas disponibles)NdR

b) un mouvement indépendantiste profondément déchiré
Messali Hadj a joué un rôle pionnier, dans les années 30, dans le processus menant à l’indépendance algérienne. Il fonde en 1954, le Mouvement national algérien et s’oppose au Front de libération nationale.
La branche armée du FLN, l’Armée de libération nationale (ALN), tente très vite de détruire les capacités du MNA à la guérilla en Algérie. Le MNA et le FLN s’affrontent pour prendre le contrôle en France des nationalistes algériens, dans les « guerres de cafés ». Elles causèrent, entre  janvier 1956 et  janvier 1962, 10 000victimes (dont4000 tués) Le FLN réussit à prendre progressivement le contrôle de la population algérienne en France.

La guerre de libération (1954-62) a donné naissance à l’État algérien mais a broyé sa pluralité politique dans un unanimisme de façade.

c) islamisme en Algérie
La caste militaire au pouvoir, toute occupée à gérer la rente pétrolière, a laissé aux mouvements islamistes la charge de s’occuper de la misère du pays : (chômage, pénurie de logement, crise des transports, corruption, etc.) : « stratégie de la bienfaisance ».
L’utopie islamique s’est également nourrie de la perte des idéaux de l’État-FLN
A l’heure actuelle, elle représente un fort courant politique et gagnerait vraisemblablement toute élection démocratique.

4  PERSPECTIVES POLITIQUES

Le Président Bouteflika ne s’engagera pas en 2019 dans un nouveau mandat.

La succession se prépare donc. Quelle combinaison politique, quelle stratégie pour l’emporter ? Quels en sont les possibles acteurs ?

-la renaissance de courants islamiste au discours modéré
ex :Rassemblement de l’espoir de l’Algérie (TAJ), nouveau parti islamiste
-Saïd Bouteflika, frère cadet du président, prépare la succession de son frère en se rapprochant des islamistes modérés avec qui il cherche à donner une large assise populaire à la nouvelle équipe qui prendrait en main le pays
-le Chef de l’Etat Major de l’Armée
-le Chef du Service de Renseignements
-Ali Benflis
La période de transition post-Bouteflika se déroulera vraisemblablement dans un contexte économique et social potentiellement explosif (chômage de masse, urbanisation accélérée, explosion démographique, taux d’alphabétisation élevé , population extrêmement jeune, corruption endémique ….) . L’Algérie ne fera peut-être pas l’économie d’une période troublée. Peut-elle exclure le courant islamiste du pouvoir ? L’actuel régime peut-il survivre à long terme ? Rien n’est moins sûr…

 

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Réf :CY-J2017IX28

NdR : les évènements qui, ces dernières années, ont agité l’ensemble du monde arabe (Algérie, Tunisie, Egypte, Libye, Syrie,…), avec certes des décalages temporels et des variantes locales ont un air de famille. Ne seraient-ils pas le reflet d’un profond bouleversement sociétal inachevé? C’est ce que laisse entendre Emmanuel Todd   : « puritanisme protestant et fondamentalisme musulman ne représentent, dans la longue durée de l’histoire, que deux variantes d’un phénomène unique, l’ultime raidissement de la foi, une étape sur le chemin de la sécularisation ».

Pour en savoir plus sur la transition démographique dans le Maghreb en 2 clics     :                                                         de la transition démographique dans le MAGHREB