18 avril 2017 – Atelier lecture

Le 18 avril, nous avons donc parlé du livre « La confrérie des chasseurs de livres » de Raphaël Jerusalmy qui a été très contesté. Il n’a pas vraiment plu, sauf à 2 u 3 personnes dont moi, bien sûr pour l’avoir proposé.

Pour le 23 mai, date de notre prochaine réunion, nous lisons : le Horla de Guy de Maupassant. Je l’ai acheté dans une édition contenant les 2 versions 1886 et 1887 afin de les comparer.

A MANANT

Atelier Lecture n°1 21/02/2017

Le livre que nous avions lu : les Insatiables de Gila Lustiger nous a entraîné dans une discussion animée. Le livre futcritiqué, même si des qualités lui étaient reconnues.

Pour le 28 mars 14h15 : Une enfance créole (tome1) de Patrick Chamoiseau composé de 3 tomes

Vraisemblablement, certaines personnes auront lu pour le 28 mars les  3 tomes..;

Actu Atelier Lecture n°1 janvier 2017

Le 24 janvier 2017, l’Atelier Lecture n°1 s’est intéressé à « La mort à Venise » de Thomas Mann. La discussion fut très dens , s’accordant à penser ce livre riche, si riche que nous n’avons pass été en mesure d’en faire le tour.

Nous avons la chance d’avoir parmi nous une germanophile parlant et lisant l’allemand qui possède une version bilingue du livre. Nous avons eu l’occasion de comparer différentes traductions plus ou moins proche de l’original et de ses nuances poétiques.

Pour le 21 février, nous avons choisi de lire les « Insatiables » de Gila Lustiger, un autre roman allemand, tout récent sorti en septembre 2016.S’inspirant de faits réel, il est dédié au journalisme d’investigation.

La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

la-petite-filel-lingh« C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né plus léger encore que la valise. » Ainsi débute le livre.

Ce sera un long poème.

Sur un immigré.

Ses peines, des bribes de sa vie passée et son émigration. Sa nouvelle vie, ses inconnus, ses misères.

Et pourtant, on s’occupe de lui, y compris avec bienveillance mais…c’est un immigré.

On lui donne un lit, à manger, mais il est seul. On l’installe dans un palais mais c’est une prison. Il se trouve un ami aussi solitaire que lui. Il ne comprennent pas leurs langues respectives mais se comprennent. Un seul mot : bonjour.

Tant d’amitié, si profonde au fil du temps. Beauté. Sensibilité. Amitié.

Tout cela dans un regard, un don un geste… Tout cela dans le ressenti, dans l’inexprimable puisqu’il ne peut y avoir de mots. Des situations, des gestes; des expressions du corps, du visage, des yeux.

Ce livre a fait l’unanimité , ce qui est rare. Il a suscité une discussion nourrie et approfondie.

les lectures de novembre – début décembre 2016 Atelier Lecture

Atelier Lecture I  : « La petite fille de Monsieur Linh » pour le 22 novembre 2016 à 14H15   (Annette Manant)

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays,celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnettela-petite-filel-lingh

 

ripeurAtelier Lecture II : « Ripeur » de Jeff Sourdin pour le 02 Décembre 2016 au Poulfanc à 14h15

C’est à l’arrière d’un camion-poubelle et sur la base d’une expérience personnelle que Jeff Sourdin, originaire de Fougères en Ille et Vilaine, a choisi de développer la fiction de son premier roman. à travers un métier qui s’est imposé à lui, le jeune héros de  » Ripeur  » nous livre sa vision du monde, de l’amour et du temps qui passe. à l’aube de ses vingt-huit ans et d’une décision qui va bouleverser son quotidien, il nous entraîne dans une réflexion sur le sens de la vie et de la destinée de chacun. Emprunt d’authenticité et de poésie,  » Ripeur  » rassemble des personnages simples évoluant au coe

 

2nd groupe qui se réunit les premiers vendredi du mois,de 14h15 à16h. Prochaine séance,le ven.2 décembre,au local.Contact: 02 98 63 76 16,ou christine.poully@laposte.net   

La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel 22 XI 2016

la-petite-filel-linghC’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays,celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

ATELIER LECTURE 2016 / 2017

ATELIER LECTURE 2016 / 2017

L’Atelier Lecture de l’UTL se réunit un mardi par mois ( excepté en Décembre : vendredi 16 ) à 14h15 au local sis 20, rue Poulfanc à Morlaix

Fonctionnement

1) les participants parlent de leurs lectures au cours du mois ou des mois écoulés, surtout de celles qu’ils aimeraient conseiller
2) préparation de la séance suivante : choix d’un livre : celui ou celle qui le propose le présente
3) le livre du mois : présentation puis discussion
4) goûter et échanges à bâtons rompus
La présentation d’un livre n’est pas un devoir littéraire : elle a pour but de lancer la discussion.

Attention : cet atelier ne peut vivre que grâce à l’implication de tous ses membres.

Règle :

tout engagement doit être tenu

Contact :

Annette Manant – St Carré 224200 LANVELLEC 02 96 38 60 58

Bulletin d’inscription : bulletin participation atelier lecture 16 17

Calendrier prévisionnel :

-04 octobre – 22 novembre – 16 décembre
–24 janvier – 21 février – 28 mars –
18 avril – 29 mai et 20 juin
Le 1er atelier aura lieu le mardi 22 septembre à 14h15

L’adhésion à l’UTL est un préalable pour participer à cet atelier.

29 mars 2016 « les évaporés » de Thomas B Reverdy

« Les évaporés » de Thomas B Reverdy

les évaporés_Trois cartons et une valise, c est tout ce que Kaze a emporté avec lui cette nuit-là. Et, également, les raisons de sa fuite. Comment peut-on si facilement disparaître ? Ici, au Japon, on en a légalement le droit. D un disparu, on dit simplement qu il s’ est « évaporé ». Mais Yukiko, elle, ne veut pas renoncer à chercher son père, un père qu elle a pourtant quitté depuis des années pour vivre à San Francisco…

Ce livre a suscité beaucoup d’intérêt tout autant que d’étonnement…

le 30 juin 2015  » Notre Dame du Nil » de Scholastique MUKASONGA

«Il n’y a pas de meilleur lycée que le lycée Notre-Dame du Nil. Il n’y en a pas de plus haut non plus. 2 500 mètresscholastique annoncent fièrement les professeurs blancs. 2 493, corrige sœur Lydwine, la professeure de géographie. “On est si près du ciel”, murmure la mère supérieure en joignant les mains.» Rwanda, début des années 1970. Au lycée Notre-Dame du Nil, près des sources du grand fleuve égyptien, de jeunes filles en fleurs se préparent à devenir de bonnes épouses, de bonnes mères, de bonnes chrétiennes. Mais sous le calme apparent couve la haine raciale. Un quota «ethnique» limite à 10 % le nombre des élèves tutsi, les persécutions se multiplient et voici que s’approchent les nervis du pouvoir…

Rescapée du massacre des Tutsi, Scholastique Mukasonga nous offre une œuvre poignante, où des adolescentes aux mains nues tentent d’échapper à une Histoire monstrueuse.

19 Mai 2015 – « Temps glaciaires » de Fred Vargas

Fred    « Temps glaciaires » est un régal.

Oh, je ne sais pas si tout est crédible, l’organisation de la police, par exemple, mais quelle finesse dans l’observation des êtres, quelle finesse d’humour ! Les personnages sont attachants, même les plus inquiétants, pétris d’humanité avec toutes ses failles et l’auteur, on le sent bien, sait les observer avec bienveillance.
N’en déplaise à l’ami Yves citant Desproges, j’utilise plein de points d’exclamation, « ce genre de ponctuation facile dont le dessin « bital » et « monocouille » ne peut que heurter la pudeur ».
Voici le commissaire Adamsberg confronté à une affaire inextricable comme une grosse pelote d’algues enchevêtrées, qui part d’une lettre ramassée dans la rue et adressée à son destinataire par la bonne âme qui l’a ramassée et postée, mène à plusieurs morts suspectes, à une suspicion de cannibalisme en Islande, le tout entremêlé de séances de reconstitution de la Convention de 1794 avec personnages en costume dont un Robespierre plus vrai que nature….

Compliqué ? Oui, compliqué à souhait pour de vrais bons moments de lecture distrayante, sourire aux lèvres, frissons, réflexions sur l’héritage de nos ancêtres dans nos destinées personnelles. Quelle imagination, ce n’est pas si fréquent quand on nous ennuie ailleurs tant avec de fades personnages sortis de notre quotidien auxquels n’arrivent que des histoires de fesses. Drôle, poétique – extrait : « Continue, dit-il, continue et tais-toi./ – A quoi?/ – A frapper le sol. Continue. Je sais pourquoi cela m’énerve. Parce que cela fait monter un têtard. /- Quel têtard ?/ – Un début d’idée informe, Louis , se hâta d’expliquer Adamsberg, de peur de se perdre à nouveau dans la brume.Les idées sortent toujours de l’eau, d’où crois-tu qu’elles viennent? Mais elles s’en vont si l’on parle. Tais-toi. Continue.»
Aux côtés d’Adamsberg, le lecteur fidèle retrouve Violette, Danglard, Veyrenc, et croise de singuliers personnages, comme un sanglier prénommé Marc, ou un descendant de bourreau qui pleure encore à l’évocation de la femme qui l’a quitté lorsqu’elle a appris qu’il travaillait dans un abattoir: « ça va passer, ça va passer. Quand on appuie fort sur les yeux, ça fait rentrer les larmes au-dedans. J’ai supplié, j’ai dit tout ce qu’on peut, amis elle est partie. Son visage, quand elle me regardait, il était devenu dégoûté« .

Télérama a beaucoup apprécié, Eric Chevillard du Monde pas. A vous de prendre le risque d’un authentique plaisir.

Véronique Poirson

28 Avril 2015 – Monsieur est mort de Karine Silla

karine silla

 

 

A la mort de son père, Vincent quitte l’Inde où il vit depuis quinze ans pour revenir à Paris. Telle une bombe à retardement, cette disparition fait resurgir du passé des traumatismes enfouis. Ce retour sera-t-il le déclencheur pour que se brisent enfin les tabous, que soient dévoilés les secrets et les non-dits familiaux ? Un roman sur la culpabilité, le pardon et le pouvoir de destruction du silence.

 

 

Le livre a suscité moins de controverses que le précédent (Soumission) mais il a intéressé toutes les participantes. Il s’est trouvé des enthousiastes.

Avec 16 participantes, il serait difficile d’arriver à un avis unanime. L’ambiance au sein du groupe semble très détendue, empreinte d’une grande tolérance.

Mars 2015 – Soumission de Michel Houellebecq

soumission houellebecqDans une France assez proche de la nôtre, un homme s’engage dans la carrière universitaire. peu motivé par l’enseignement, il s’attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu’à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.
Le talent de l’auteur, sa force visionnaire nous entraînent sur un terrain ambigu et glissant ; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste. Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

 

 

Appréciation : atmosphère passionnée autour de ce livre provocateur de 300 pages, apprécié par certains , peu goûté par d’autres…( snobisme de l’auteur , déréliction du personnage)

24 – 02 – 2015 Garce d’Etoile d’Hervé Bellec

GARCE D’ETOILE – Saint Jacques de Compostelle

garce d etoile d’HERVE BELLEC
Fut-ce défi ? Appel de l’aventure ? Quête d’absolu ? Nostalgie, chez cet amoureux du Moyen-Âge, de l’extraordinaire épopée qui emporta durant des siècles, sur les grand-routes de l’Europe, les pèlerins à la coquille ?Hervé Bellec cite chacune de ces raisons, sans en privilégier aucune, se défiant par tempérament des trop commodes simplifications. Ce qui est certain c’est que par ce beau jour du 25 août, il abandonne son comptoir de la place Guérin à Brest et, le bourdon au poing, pose ses pas dans celui des “jacquets” d’autrefois, dont il va pratiquer au plus près le rude rituel.

 

 

 

« 1700 kilomètres parcourus en deux mois, les pieds vite martyrisés par les cailloux des chemins et les yeux obstinément fixés sure l’étoile. Servi par une langue truculente, un style taillé à facettes, naïf, extravagant, âpre, frémissant, poétique, ce très sincère et minutieux journal de bord a le bonheur et les bonheurs d’invention d’un roman réussi. » Jean-François Coatmeur

 Ce livre, loin de faire l’unanimité au sein du groupe a suscité une discussion que les participantes ont trouvé enrichissante

2015-01-20 une terre d’ombre de Ron Rash

une terre d'ombreL’ombre de la falaise est si dense qu’elle s’infiltre dans le bois, les maisons et les champs. De toute la chaîne des Blue Ridge, dans les Appalaches, la terre de ce vallon est la plus noire, maudite et ­silencieuse. Hank et Laurel y habitent seuls depuis la mort de leurs parents. Hank va bientôt se marier mais Laurel, affublée d’une tache de naissance qui bleuit son bras et son cou, ne risque pas de trouver un époux. Au village, les habitants superstitieux l’évitent comme la peste. Dans ce coin, déserté par les Indiens cherokees eux-mêmes, et où se dessèchent les derniers châtaigniers, un nouveau venu vient secouer la torpeur ambiante. Un étranger mutique qui joue de la flûte. Nous sommes dans les derniers mois de la guerre de 14-18, qui, aux Etats-Unis aussi, divise les hommes, les envoie au casse-pipe et les restitue en morceaux à leurs familles.

Ron Rash reprend dans Une terre d’ombre quelques-uns de ses thèmes favoris : les séquelles irréversibles que portent les combattants de toutes les guerres, la puissance de la nature mais également celle de l’éducation, capable de sortir les hommes de la sauvagerie. Dans le décor indompté, le romancier installe une femme, une héroïne courageuse qui sait à la fois travailler dur à la ferme et rêver près de la rivière d’un destin meilleur. Dans ce roman rugueux comme les paysages, elle est un souffle généreux, incarnant une forme douce de rébellion contre la bêtise humaine.

Porté par une écriture descriptive, ample et d’un lyrisme mesuré, Ron Rash entreprend, comme dans chacun de ses livres, une fouille archéologique de son pays natal, la Caroline du Sud, pour en tirer une remarquable réfle­xion sociale et politique. Une terre d’ombre est aussi un conte noir, où le joueur de flûte vient secouer hommes et femmes, révéler leur vraie nature, pour s’éloigner finalement, laissant derrière lui la désolation.

Christine Ferniot – Télérama

Atelier Lecture = 5/5

Les dernières lectures

– décembre 2014  « Terre de promesses » d’Anne Guillou

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Dans les années 20, malgré les saignées de la Grande Guerre, les campagnes bretonnes restent surpeuplées. Autorités religieuses et notables s’en inquiètent, ils organisent alors la migration de familles entières, avec bétail et outillage, vers les nombreuses terres d’Aguitaine à l’abandon.

 

 

 

 

Anne Guillou : sociologue, écrivain … et membre de l’UTL de Morlaix

 

 

 

-le 18 Novembre 2014 : « Le dernier Lapon » d’Olivier Truc

le dernier laponle dernier lapon.jpgKautokeino, Laponie centrale, 10 janvier. Nuit polaire, froid glacial. Demain le soleil, disparu depuis 40 jours, va renaître. Demain entre 11h14 et 11h41, Klemet va redevenir un homme, avec une ombre. Demain le centre culturel va exposer un tambour de chaman légué par un compagnon de Paul-Émile Victor.
Mais dans la nuit, le tambour est volé. Les soupçons iront des fondamentalistes protestants aux indépendantistes sami. La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. La Laponie, si tranquille en apparence, va se révéler terre de conflits, de colères et de mystères. Klemet, le Lapon, et sa jeune coéquipière Nina, enquêteurs de la police des rennes, se lancent dans une enquête déroutante.

 

 

 

– le 21 octobre « L’île des oubliés » de Victoria Hislop

l'île des oubliésL’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… Bouleversant plaidoyer contre l’exclusion

 

 

 

 

 

livre à la trame un peu trop manichéenne au goût des membres de l’atelier

– 17 juin 2014 :  » Prison avec piscine « de Luigi Carletti

prison avec piscine_Un universitaire en fauteuil roulant et son factotum Isidro, Péruvien stylé, voient arriver dans la Villa Magnolia, un nouveau résident, le dos couturé de trois cicatrices horribles. Qui est cet homme? Et comment en si peu de temps prend-il une telle importance dans le quotidien bien huilé des habitants? Ange exterminateur? Théorème pasolinien? Deus ex machina? Toujours est-il que l’avocat sicilien, le maître-nageur, les vieilles dames très dignes, chacun tombe sous le charme de l’Ingeniore. Enjôleur, son passé apparait vite trouble, trouble mais délicieusement dangereux pour pimenter l’existence morne et chlorée de cet espace aseptisé comme le bassin.

– LE 20 mai 2014  :  » Fanny Stevenson : entre passion et liberté »  d’Alexandre Lapierre

fanny stevensonLorsque, en 1876, Robert Louis Stevenson rencontre Mrs. Osborne, une Américaine de trente-cinq ans, séparée de son mari et mère de deux enfants, c’est le coup de foudre immédiat. Cette jeune femme joyeuse, sauvage, qui a derrière elle le passé rude et mouvementé d’une pionnière de l’ouest, incarne aux yeux du jeune Écossais un nouvel idéal féminin.
Entre ces deux êtres passionnés naît un amour extraordinaire, qui dédiera les conventions et frontières, de l’Angleterre à la Californie, jusqu’aux lointaines îles Samoa.

 

 

 

– le 15 avril 2014    : » la panse du chacal »

la panse du chacal_Au XVe siècle, Christophe Colomb avait baptisé les Antilles Indes occidentales . Cet archipel vit déferler une multitude de peuples : Amérindiens caraïbes remontant depuis les Guyanes, Européens ayant bravé la Mer des Ténèbres, Africains déportés dans les cales des bateaux négriers. Un monde nouveau s’édifia autour d’un nouveau dieu, la canne à sucre. Une fois l’esclavage aboli, il fallut faire appel à des travailleurs sous contrat de la Chine, du Congo, et surtout, les plus nombreux, de l’Inde : c’était la rencontre des Indes orientales et des Indes occidentales.
Raphaël Confiant retrace l’épopée de ces dizaines de milliers de Coolees ayant fui leur pays de misère avec l’espoir d’une terre promise. A travers deux générations de Dorassamy, transplantés à la Martinique pour y couper la canne. Ces Indiens, bien que voués aux gémonies par les Nègres et les Mulâtres, surent résister, inventant un art de la survie. A l’image d’Adhiyamân Virassamy,enfui du Madurai où ses parents furent dévorés par des chacals au cours d’une grande famine ; de Devi, sa jeune épouse avec laquelle il affronta les pires tempêtes pendant la traversée de l’Inde aux Antilles ; de Vinesh, leur fils aîné, fils de la plantation, partagé entre les valeurs indiennes et la frénésie du monde créole. Autres figures marquantes : celle de l’Ancêtre, gardien des textes sacrés, celle d’Anthénor, le syndicaliste nègre ou de Théophile, l’instituteur européen !
Un univers baroque admirablement servi par la langue métisse de Raphaël Confiant, nourrie de la poétique du créole et des mystérieuses sonorités du tamoul.

Appréciation : Découverte de la part indienne de la créolité, de l’émigration des pays de l’Inde vers la Martinique. Nombreuses ont été celles qui ont aimé le livre pour son foisonnement , sa truculence

le mardi 25 mars     » la cravate » de Milena Michiko Flasar

la cravateRencontre de deux solitudes. Sur un banc. Rapprochement progressif de deux êtres en marge, pas pour les mêmes raisons. Le premier, jeune, est un hikikomori, il n’est pas sorti de sa chambre depuis deux ans ; le second, vieux, est un salaryman qui vient d’être licencié. Dans La cravate, symbole de l’appartenance à la société, Milena Michiko Falsar raconte les confidences qu’ils vont s’offrir, timidement puis sans complexes. Il y a forcément des raisons à leur mal être, des morts qui encombrent leur conscience. La romancière austro-japonaise livre un véritable récit nippon, tout en nuances et délicatesse, dans un style poétique simple et élégant. Le fil des deux existences et de leurs traumatismes se déroule de façon douce et implacable. A l’image de cette pression sociale qui caractérise la société japonaise. Un livre ciselé, touchant et secret.

– le 18 février 2014  « Journal intime d’un arbre  » de Didier Cauwelaert

journal intime d'un arbre« On m’appelle Tristan, j’ai trois cents ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ? » Tristan, fruitier de 300 ans, gît à terre après un coup de vent, et révèle trois siècles d’histoire et d’Histoire. À la fois grave et légère, empreinte de poésie et d’espoir, cette aventure végétale dessine le portrait d’une humanité sur le point de perdre la sienne.

appréciation : petite merveille – grande imagination – problèmes inhérents aux périodes évoquées fort bien rendus.

– janvier 2014  « la liste de mes envies » de Grégoire Delacourt.

laliste de mes enviesJocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

appréciation : lecture agréable -empathie pour les femmes – lucidité sur le rôle de l’argent – en deçà du chef d’oeuvre

 

– déc 2013,  » les poissons ne ferment pas les yeux » d’Erri de Luca chez Gallimard.

les poissons ne ferment pas les yeux«À travers l’écriture, je m’approche du moi-même d’il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L’âge depoissons yeux_.jpg dix ans ne m’a pas porté à écrire, jusqu’à aujourd’hui. Il n’a pas la foule intérieure de l’enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l’extérieur en adultes présumés, mais à l’étroit dans une taille de souliers plus petite.»
Comme chaque été, l’enfant de la ville qu’était le narrateur descend sur l’île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l’excès selon lui.
Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l’envoient à l’infirmerie le visage en…

appréciation de lecture : le livre a suscité des avis différents mais unanimité sur la belle écriture et les pages poétiques.

– le 19 Novembre 2013 : « Le confident  » d’Hélène Grémillon

le confidentCamille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique.

 

 

 

– le 15 octobre 2013 :  » Grâce et dénuement » d’Alice Ferney

grâce et dénuementEn bordure d’une ville de province, des gitans ont trouvé refuge dans un potager. Ils vivent dans le plus sombre dénuement, sans eau courante ni électricité, mais reçoivent régulièrement la visite d’une femme, Esther Duvaux. Celle-ci s’est tout d’abord immiscée auprès d’Angelina, la matriarche qui règne sur ses cinq fils et leurs familles. Après un an de rendez-vous hebdomadaires, Esther décide de faire la lecture aux enfants que la société rejette

 

 

 

 

appréciation de l’atelier lecture : 5 / 5

– le 17 septembre 2013 : « du domaine des murmures » de Carole Martinez

du domaine des murmuresEn 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe… Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre sainte.

 

Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein