Le journal d’un confiné

JOURNAL D’UN CONFINÉ

Voyage dans les confins, et en une heure chrono.

Il fait beau, la température encore un peu fraîche , mais mon envie d’ailleurs est bien là, Je prends la route muni de mon petit sac à dos, le portable à portée de main.Une application sur mon mobile m’avertira quand la limite de déplacement dans un rayon d’un kilomètre sera atteinte. Je file le plus droit possible et traverse des lotissements endormis où la rumeur de la ville ne parvient plus. Les entours des maisons sont impeccables. De temps à autre je crois déceler un peu de fouillis dans un jardin, de la vie,quoi! J’avance dans des venelles inconnues, tiens ici on n’a pas goudronné.Serais-je déjà loin? Soudain mon portable sonne. J’arrive aux limites légales de mon périple. Je me trouve être en haut d’une côte. Que faire? Je plonge dans la vallée sans réfléchir. Je me souviens lors d’un voyage dans l’ancienne Yougoslavie avoir posé un pied en Albanie alors très fermée. Frissons garantis. Je remonte la vallée luxuriante,verger, pommiers, cascade, arbres centenaires, théâtre de verdure. Je longe la frontière virtuelle je croise un chat indifférent et un jogger qui me fuit.Je débouche tout en haut sur la route qui barre la vallée de Ty Dour. Ouf. Nul drone à l’horizon. Je suis un peu en sueur, consulte ma montre il est temps de rentrer. Je remonte jusqu’au rond point et emprunte la voie cyclable qui longe le canal du Midi aux arbres étêtés, enfin… l’avenue de Truro quoi, Le retour à la maison le coeur léger. On peut encore voyager loin, près de chez soi.

Dominique le GALL

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