Martin Eden

Le film du mois,

sera projeté le 18 novembre à 14h30 au Cinéma « La Salamandre » :

MARTIN EDEN

de Pietro Marcello (Italie -2019 – 2h08)
Avec Luca Marinelli, Jessica Cressy…

À Naples, au cours du 20ème siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu’il conquiert l’amour et le monde d’une jeune et belle bourgeoise grâce à la philosophie, la littérature et la culture, il est rongé par le sentiment d’avoir trahi ses origines.

Mettre en scène l’ouvrage de Jack London relève de la gageure. Pietro Marcello brouille les pistes et les temporalités, et réécrit le récit autobiographique dans un film qui fait figure de chef d’œuvre d’une particulière importance. Avoir-alire.com

La Bande-annonce : https://youtu.be/WILls_qu7Xc

La Bretagne : avenir, forces et faiblesses ou la nouvelle économie des territoires

La Bretagne : avenir, forces et faiblesses ou la nouvelle économie des territoires

Conférence de monsieur Jean Ollivro, professeur à Rennes 2

Les années 1950 ont mis en évidence « un problème breton » (-254 000 habitants sur la période 1946-1954, le « problème agricole » breton, « le problème du désenclavement », etc.) et autour du CELIB la Bretagne s’est effectivement « réveillée » (J.-C. Cassard). Elle a connu une forte phase de développement (les télécoms notamment à Lannion, la « révolution » agroalimentaire, la Brittany Ferries avec Alexis Gourvennec, la croissance des villes et des universités, etc.).
De fait, de nombreux indicateurs se sont inversés (par exemple le solde migratoire qui est devenu positif) et le travail réalisé permet d’avoir rattraper son « retard « voire plus. En 2017 ,l’arrivée du TGV à Rennes -en attendant Brest et Quimper !- est d’ailleurs peut-être le symbole d’un territoire qui s’est normalisé.
Toutefois, de nouveaux défis et enjeux surgissent en Bretagne.
Le fameux rattrapage a aussi entraîné des déséquilibres territoriaux renforcés, des problèmes environnementaux accrus, la concentration urbaine et l’exclusion de certaines classes en lointaine couronne (le phénomène par exemple des gilets jaunes). C’est aussi une certaine façon de concevoir (la langue) ou de faire avec la terre ou la nature (le débocagement, l’essor parfois ambivalent du tourisme) qui a pu produire des effets déstabilisants.
De fait, l’enjeu de l’intervention sera de proposer quelques éléments d’analyses et de réflexions sur le passé, le présent et surtout l’avenir du territoire breton.