Le mécénat architectural de Jean II de Rohan entre le Moyen-Age et la Renaissance

Conférence du 13 juin 2019

Les macles, le A et le collier : analyse du mécénat architectural et artistique du vicomté Jean II de Rohan de 1490 à 1516 dans édifices religieux du pays de Pontivy
Diego MENS, conservateur du patrimoine, Conseil départemental du Morbihan

Depuis 30 ans, plusieurs articles ont été consacrés à des édifices religieux, dont Jean II, vicomte de Rohan et de Léon, fut le promoteur, le mécène ou le seigneur prééminencier. Toutefois, aucune réelle synthèse n’a été réalisée pour ce grand seigneur breton, décédé en 1516 et dont le territoire couvrait 1/5e du duché. A l’issue de nombreux conflits qui l’ont opposés au duc François II, puis à sa fille Anne, c’est réellement dans la dernière décennie du XVe siècle, que le mécénat du vicomte se met en œuvre et ceci jusqu’à sa mort. Il poursuit parfois l’œuvre de son père Alain IX dans des édifices tels que la chapelle Notre-Dame de la Houssaye ou l’église Saint-Mériadec de Stival, toutes deux à Pontivy. Il est aussi le promoteur d’une modernité architecturale et artistique, en lien direct avec les domaines flamands, picards, ligériens mais aussi italiens. Cette œuvre est à la fois le symbole de la piété familiale, mais aussi celle de son affirmation politique, en tant que grand féodal breton proche de la Cour de France. Le triptyque église /château/ foire est au centre de son mécénat, lieux d’affirmation de ses symboles personnels et familiaux : les macles, le chiffre et le collier de l’ordre royal, mais aussi de sa propre représentation physique.

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