Les lectures du printemps 2018

 

POISSON D’OR de J.M.G. Le Clézio

Laïla ne connaît ni son lieu ni sa date de naissance , ni son père, ni sa mère, ni son nom ni son prénom.

Elle sait cependant que c’est Lolla Asme qui l’a achetée, tout ce qu’elle sait vient de Lolla Asme. Mais cette dernière est vieille… et quand elle meurt, Laïla est condamnée à errer. Puis on apprend qu’elle est née en Afrique, qu’elle est noire et sourde d’une oreille.

Nous lirons son parcours jusqu’à ce qu’elle se fixe après bien des tribulations

Sujet d’actualité, s’il en est . Et finalement, au cours de ses errances, elle apprend beaucoup, elle aime tout cela.

L’écriture de Le Clézio toujours aussi belle nous accroche à Laïla, bien sûr dans une sobriété affective de bon aloi. Belle lecture.

 

LA CONFERENCE DE CINTEGABELLE par Lydie Salvayre

L4art de la conversation. Un art français. Livre d’humour ? Pochade ?

Une conférence à Cintegabelle pour rendre vie à la conversation.

Le narrateur est le conférencier. Il est veuf depuis 2 mois et ne s’en remet pas. Ridicule(il rit de lui-même), mordant, cocasse, grandiloquent.

J’ai lu ce livre juste avant le livre de Paasilinna  « Petits suicides entre amis ». Autant j’ai appréié ce dernier, autant le livre e Lydie Salvayre m’a laissée indifférente, enfin presque parce que tout de même la partie consacrée à la vie de sa femme était drôle ( et quelques sarcasmes aussi).

 

NOS RICHESSES de Kaouther Adimi

Nos richesses , c’est le nom de la librairie (maison d’édition… de l’amitié…) toute petite qu’Edmont Charlot tenait à Alger.

Toile de fond : le 2nde Guerre Mondiale et la Guerre d’Algérie.

Kaouther pour ce livre a obtenu le prix du style 2017 et le prix Renaudot des lycéens 2017.La librairie-édition, c’est sa vie. Kaouther le raconte. Camus, Roblès, Senac, Amrouche y étaient des habitués. Gide et Giono l’ont connue.

Touchant, attachant et révoltant aussi

Le livre évoque la colonisation jusqu’à l’indépendance.