« Sur les traces des voies romaines en Bretagne » par JY EVEILLARD

Jean-Yves Eveillard,

« Sur les traces des voies romaines en Bretagne »

Par   Jean-Yves Eveillard

 

Notes de Ninon Le Fers

Dans l’intérêt porté par le public aux époques anciennes, l’engouement pour les voies « dites romaines », qu’il s’agisse simplement de les suivre quand elles sont connues ou de retrouver leurs tracés quand elles le sont moins, est permanent. Dans la seconde moitié du 19ème siècle, le célèbre folkloriste François-Marie de Luzel, en visite au site du Yaudet, s’en fait l’écho : « Si je découvrais aussi ma voie romaine, comme tant d’autres, qui en sont fiers ! Eh, belle trouvaille ma foi ! »…

Aujourd’hui, à l’heure d’internet, les sites qui décrivent ces anciens itinéraires se multiplient…

Le plan du livre et de la conférence

Chapitre 1 : Un attrait multiséculaire

Chapitre 2 : Les documents antiques : la Table de Peutinger et l’Itinéraire d’Antonin

Chapitre 3 : Les documents antiques : les bornes routières

Chapitre 4 : Reconnaitre les tracés

Chapitre 5 : une carte des voies romaines de Bretagne

Chapitre 6 : La structure des chaussées

Chapitre 7 : la voirie urbaine

Chapitre 8 : Le franchissement des cours d’eau : bacs, gués, ponts…

Chapitre 9 : la vie de la route.

C’est une évidence de dire que l’existence d’un réseau routier, c’est-à-dire sa construction puis son utilisation, est étroitement liée à l’activité d’un pays à une époque donnée. Pour l’époque romaine, la connaissance qu’on peut en acquérir doit donc aller de pair avec celle des lieux habités que révèle l’archéologie. De cette constatation il résulte que l’étude de la voirie antique de la Bretagne est un vaste chantier toujours ouvert. Ainsi, non seulement des tracés que l’on croyait connus peuvent être affinés, mais des itinéraires déchus sont encore à découvrir, comme on a pu le constater ces dernières années ; les travaux divers qui entament le sol mettent au jour de nouvelles portions de chaussées et de nombreux autres points de l’histoire des routes restent à élucider. Cette recherche passionnante n’est pas réservée aux professionnels. Des chercheurs amateurs qui connaissent bien leur terroir y ont leur place s’ils font l’effort d’acquérir une méthode et de l’esprit critique.

Les voies romaines, au même titre que les édifices des siècles passés, constituent un patrimoine culturel et touristique indéniable. Elles peuvent tout autant susciter l’intérêt du public. Elles méritent donc d’être préservées et mises en valeur avec des moyens adéquats.

En plusieurs lieux de Bretagne une prise de conscience se fait jour et le processus qui en découle met en place : dans les communes, des associations ou des services soucieux de leur passé l’ont compris. Certains secteurs de voies antiques sont transformés en voies pédestres ou équestres. Des guides de randonnées fournissant au marcheur les explications utiles sont rédigés, des signalétiques sont mises en place, comme sur le « Hent Ahès à Ploërdut », ou à « Kercao à Kernilis », où une plaque émaillée indique l’emplacement de la borne milliaire de l’empereur Claude…

Ces chemins sont pour tout un chacun, pour peu qu’il soit guidé, un moyen commode et agréable de découvrir le passé de sa propre région.

 

Nota : .

La bibliothèque de l’UTL du Pays de Morlaix a acquis le livre de Monsieur Jean-Yves Eveillard, suite à sa conférence du jeudi 16 novembre au Roudour.

Les personnes voulant approfondir le sujet peuvent l’emprunter pour une durée de trois semaines lors des permanences du jeudi matin (sauf vacances scolaires et jour des sorties) de 10h30 à 11h45 – au local, 20 rue de Poulfanc à Morlaix.