Lectures du mois d’Août 2017 d’Annette

Lectures du mois d’Août 2017

Hiver arctique d’Arnaldur Indridason

Un policier que j’ai aimé.

Un meurtre et la recherche d’un meurtrier. Rien de plus banal. Pas de sang à tout va. Des études de mœurs à l’occasion de ce crime. Difficultés d’adaptation réciproques entre les islandais et les émigrés. De belles descriptions des sables mouvants dans lesquels tout disparaît (même un cheval), du vent aussi : « le vent s’avançait en hurlant à la mort et en sifflant entre les maisons ; il envahissait les rues désertées. »

Le 1er siècle après Béatrice d’Amin Maalouf

Que d’amour dans ce roman !

Amour qui se veut tranquille et pourtant absolu, partagé. Amour avec totale acceptation de l’autre tel qu’il est. Personnages, pour certains, idéalisés mais leur environnement nous plonge dans un univers d’horreur qu’ils essayent modestement et vainement de pallier. Conscients de leur si petite influence, ils vont résolument jusqu’au bout de leurs possibilités. L’horreur, c’est la diminution des naissances féminines et les conséquences désastreuses que cela engendre.

Livre de la féminité prônée par un libanais qui lui-même aura une fille (tant espérée) dont il assumera la paternité de manière exemplaire.

Diminution des naissances de sexe féminin pour répondre au désir des humains du Sud de la planète, mais aussi, dans une moindre mesure et plus sournoisement de ceux du Nord.

A l’origine, une poudre de fèves mystérieuses que les pharmacologues proposeront avec les bénéfices que l’on imagine. Bien sûr, des réactions, jusqu’aux plus hautes instances mais les grands colloques y déploient leur impuissance et la conscience qu’ils en ont.

3Le premier siècle après Béatrice » , la fille du narrateur commence encre plus mal que n’avait fini le siècle précédent, le 20 ème.

Comment ne pas rapprocher ce livre de nos tourments actuels, qu’ils soient d’ordre religieux, financiers ou de genre.

Et le règne de la paix recule encore et encore.

Article 353 du Code Pénal par Tanguy Viel

Le narrateur, c’est l’auteur du crime. : Martial Kermeur. Marin, il est parti pêcher avec Antoine Lazenec sur le bateau de ce dernier. Antoine Lazenec est promoteur immobilier. Martiel est revenu seul avec le bateau et se retrouve sans surprise devant le juge : il n’a manifesté aucune réistance. Il est conscient de son meurtre, prêt à en assumer les conséquences.

Le juge lui demande de raconter comment il en est arrivé là. Et Martial Kermeur raconte son aveuglement et celui de son entourage envers Lazene »c. Comment Lazenec a su profiter de leur naïveté, de l’appât du gain qui leur a fait miroiter, comment il les a ruiné, laminé la vie de ce village et de ses habitants. C’est de ses ruines qu’il vivait richement…

Un livre d’ici et de maintenant.