Lectures du mois d’Août 2017 d’Annette

Lectures du mois d’Août 2017

Hiver arctique d’Arnaldur Indridason

Un policier que j’ai aimé.

Un meurtre et la recherche d’un meurtrier. Rien de plus banal. Pas de sang à tout va. Des études de mœurs à l’occasion de ce crime. Difficultés d’adaptation réciproques entre les islandais et les émigrés. De belles descriptions des sables mouvants dans lesquels tout disparaît (même un cheval), du vent aussi : « le vent s’avançait en hurlant à la mort et en sifflant entre les maisons ; il envahissait les rues désertées. »

Le 1er siècle après Béatrice d’Amin Maalouf

Que d’amour dans ce roman !

Amour qui se veut tranquille et pourtant absolu, partagé. Amour avec totale acceptation de l’autre tel qu’il est. Personnages, pour certains, idéalisés mais leur environnement nous plonge dans un univers d’horreur qu’ils essayent modestement et vainement de pallier. Conscients de leur si petite influence, ils vont résolument jusqu’au bout de leurs possibilités. L’horreur, c’est la diminution des naissances féminines et les conséquences désastreuses que cela engendre.

Livre de la féminité prônée par un libanais qui lui-même aura une fille (tant espérée) dont il assumera la paternité de manière exemplaire.

Diminution des naissances de sexe féminin pour répondre au désir des humains du Sud de la planète, mais aussi, dans une moindre mesure et plus sournoisement de ceux du Nord.

A l’origine, une poudre de fèves mystérieuses que les pharmacologues proposeront avec les bénéfices que l’on imagine. Bien sûr, des réactions, jusqu’aux plus hautes instances mais les grands colloques y déploient leur impuissance et la conscience qu’ils en ont.

3Le premier siècle après Béatrice » , la fille du narrateur commence encre plus mal que n’avait fini le siècle précédent, le 20 ème.

Comment ne pas rapprocher ce livre de nos tourments actuels, qu’ils soient d’ordre religieux, financiers ou de genre.

Et le règne de la paix recule encore et encore.

Article 353 du Code Pénal par Tanguy Viel

Le narrateur, c’est l’auteur du crime. : Martial Kermeur. Marin, il est parti pêcher avec Antoine Lazenec sur le bateau de ce dernier. Antoine Lazenec est promoteur immobilier. Martiel est revenu seul avec le bateau et se retrouve sans surprise devant le juge : il n’a manifesté aucune réistance. Il est conscient de son meurtre, prêt à en assumer les conséquences.

Le juge lui demande de raconter comment il en est arrivé là. Et Martial Kermeur raconte son aveuglement et celui de son entourage envers Lazene »c. Comment Lazenec a su profiter de leur naïveté, de l’appât du gain qui leur a fait miroiter, comment il les a ruiné, laminé la vie de ce village et de ses habitants. C’est de ses ruines qu’il vivait richement…

Un livre d’ici et de maintenant.

PROGRAMME du 1er TRIMESTRE 2017/2018

PROGRAMME du 1er TRIMESTRE 2017/2018

UTL du Pays de Morlaix

A – ASSEMBLEE GENERALE de l’ UTL du Pays de Morlaix

au Roudour – St Martin des Champs – le 28 Septembre 2017

  • 09h30 Accueil
  • 10h00 Assemblée Générale
  • 12h15 Repas sur place (sur réservation préalable)
  • 14h30 Conférence : Algérie : une autre façon de considérer les printemps arabes

B – CONFERENCES

1 – 28 Septembre au Roudour à 14h30 : « Algérie : une autre façon de considérer les printemps arabes » par Alain Collas, professeur UBS

2 – 05 Octobre à Langolvas à 13 h40: Les réfugiés espagnols en Bretagne « la lettre à Gabrielle » film suivi d’une discussion par Gabrielle Garcia, auteur, fille de réfugié espagnol.

3 – 19 Octobre à Langolvas : semaine de la science « La mécanique du vivant » par Jean-Pierre Henry, enseignant chercheur

4 – 09 Novembre à Langolvas : Histoire des jardins anglais et leur influence dans le monde par Dominique Blondel, conservateur des parcs et jardins de la Ville de Paris

5- 16 Novembre au Roudour : les voies romaines en Bretagne par Jean-Yves Eveillard, maitre de conf. Histoire ancienne

6- 22 Novembre à Langolvas : La mucoviscidose : des hommes et des gènes par Nadine Pellen, enseignant chercheur UBO

7 – 07 Décembre à Langolvas : « Generacion del 98 » : un âge d’or de la littérature espagnole (Unamuno, Baroja, Machado,…) par Andrée Porté, professeur d’espagnol

8 – 14 Décembre à Langolvas : A la conquête de la liberté : le « french cancan », histoire du genre, lecture sociologique, théâtrale et picturale par Martine Kahane.

9 – 21 Décembre au Roudour : conférence avec illustrations musicales par Guillaume Kosmicki, musicologue, accompagné de 3 musiciens.

C – SORTIES

a – lundi 18 septembre 2017 : visite guidée de l’exposition Picasso à la FHEL suivie d’un thé/café gourmand

. Départ Pouliet 14h15 Géant 14h30

Inscriptions enregistrées en Juin en raison de la date de l’expo : 17€/pers

Possibilité d’Inscriptions, mais sur liste d’attente le jeudi 07 septembre 2017 au local

b – 12 octobre 2017 : Visite guidée de l’église de Rumengol, déjeuner au Faou , suivi de la visite de ses vieilles demeures, l’ensemble commenté par Mme Danguy des Deserts. Après-midi : Abbaye de Daoulas, patrimoine et jardins et exposition « A fleur de peau ou la fabrique des apparences ».

Départs : Pouliet 08h30 et Géant/Feu Vert 08h45

Participation par personne : 45 €

Inscriptions au local  : les jeudis 07 septembre de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 1700

                                                       21 septembre de 09h00 à 12h00

.

c – 30 Novembre : Sortie TREVAREZ , patrimoine du 20ème siècle et jardin remarquable. Visite de l’exposition « Le Noël d’Alice », suivie d’une histoire guidée du château. A l’issue, un instant de féérie par la mise en lumière du château et du parc.

Départ Pouliet 13h15 et Géant FeuVert 13h300

Participation par personne : 20 €

Inscriptions : le jeudi 16 novembre 2017 à l’issue de la conférence dans le hall du Roudour, vers 16h00

D – LES ATELIERS

Lieu : 20, rue Poulfanc 29600 Morlaix

a – « Histoire de la musique » animé par Guillaume Kosmicki, musicologue

dates : les mercredis 22 novembre, 06 décembre 2017, 17 janvier, 14 février, 21 mars 2018

  • 1er Atelier de 11h00 à 13h00 : la musique du 20ème siècle : de 1945 à nos jours
  • 2nd Atelier de 14h30 à 16h30 : analyse de 5 œuvres musicales

b – « Aimons la musique ensemble »

un lundi par mois à 14 h15 (date choisie de séance en séance)

c – « Lecture »

  • Groupe A : les mardis à 14h30 28 septembre, 17 Octobre. 21Novembre et 19 décembre .

Contact : Annette Manant

  • Groupe B : les vendredi à 14h30 06 Octobre, 10 novembre et 08 décembre

Contact : Christine Poully

d – « Ecriture »

  • Groupe A : mardi des semaines impaires à 09h30 1er RDV le 28 septembre

contact : Marcel Mescam

  • Groupe B : 1er RDV lundi 08 Octobre pis date fixée de cours en cours

contact : Dominique Le Gall

e – « Philosophie » animation : Yves-Marie Le Lay

  • Groupe A de 14h15 à 15h45 les 03 Octobre, 07 Novembre, 05 Décembre 2017

Contact : Ninon Le Fers

  • Groupe B de 16h00 à 17h30 les 03 octobre, 07 novembre et 05 décembre 2017

Contact : Ninon Le Fers

  • Groupe C de 14h15 à 15h45 les 10 octobre, 14 novembre et 12 décembre 2017

Contact : Hélène Dutartre

f – « Connaissance scientifique » tous les 15 jours, le mercredi à 14h30

dates données à la conférence du jeudi précédent.

Contact : Joseph Le Ber

g – « Breton »

le lundi à 17h00

Le 1er RDV sera annoncé lors de la 1ère conférence

Contact : Bernard Le Bihan

E – Les PARTENARIATS

a) Théâtre du Pays de Morlaix : sur présentation de la carte UTL de l’année en cours : tarif réduit (hors abonnement)

b) Cinéma LA SALAMANDRE : à 14h30 les lundis 16 octobre, 13 novembre, 18 décembre

sur présentation de la carte UTL de l’année en cours : tarif réduit

Panorama des ateliers de l’UTL Mx 1er trimestre 2017/2018

LES ATELIERS de l’UTL Morlaix

Lieu : 20, rue Poulfanc 29600 Morlaix

a – « Histoire de la musique » animé par Guillaume Kosmicki, musicologue

dates : les mercredis 22 novembre, 06 décembre 2017, 17 janvier, 14 février, 21 mars 2018

  • 1er Atelier de 11h00 à 13h00 : la musique du 20ème siècle : de 1945 à nos jours
  • 2nd Atelier de 14h30 à 16h30 : analyse de 5 œuvres musicales

b – « Aimons la musique ensemble »

un lundi par mois à 14 h15 (date choisie de séance en séance)

c – « Lecture »

  • Groupe A : les mardis à 14h30 28 septembre, 17 Octobre. 21Novembre et 19 décembre .

Contact : Annette Manant

  • Groupe B : les vendredi à 14h30 06 Octobre, 10 novembre et 08 décembre

Contact : Christine Poully

d – « Ecriture »

  • Groupe A : mardi des semaines impaires à 09h30 1er RDV le 28 septembre

contact : Marcel Mescam

  • Groupe B : 1er RDV lundi 08 Octobre pis date fixée de cours en cours

contact : Dominique Le Gall

e – « Philosophie » animation : Yves-Marie Le Lay

  • Groupe A de 14h15 à 15h45 les 03 Octobre, 07 Novembre, 05 Décembre 2017

Contact : Ninon Le Fers

  • Groupe B de 16h00 à 17h30 les 03 octobre, 07 novembre et 05 décembre 2017

Contact : Ninon Le Fers

  • Groupe C de 14h15 à 15h45 les 10 octobre, 14 novembre et 12 décembre 2017

Contact : Hélène Dutartre

f – « Connaissance scientifique » tous les 15 jours, le mercredi à 14h30

dates données à la conférence du jeudi précédent.

Contact : Joseph Le Ber

g – « Breton »

le lundi à 17h00

Le 1er RDV sera annoncé lors de la 1ère conférence

Contact : Bernard Le Bihan

SORTIES du 1er trimestre 2017/2018

  SORTIES du 1er trimestre 2017/2018

a – lundi 18 septembre 2017 : visite guidée de l’exposition Picasso à la FHEL suivie d’un thé/café gourmand

. Départ Pouliet 14h15 Géant 14h30

Inscriptions enregistrées en Juin en raison de la date de l’expo : 17€/pers

Inscriptions sur liste d’attente le jeudi 07 septembre 2017 au local

b – 12 octobre 2017 : Visite guidée de l’église de Rumengol, déjeuner au Faou , suivi de la visite de ses vieilles demeures, l’ensemble commenté par Mme Danguy des Deserts. Après-midi : Abbaye de Daoulas, patrimoine et jardins et exposition   « A fleur de peau ou la fabrique des apparences ».

Départs : Pouliet 08h30 et Géant/Feu Vert 08h45

Participation par personne : 45 €

Inscriptions au local  : les jeudis 07 septembre de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 1700

                                                       21 septembre de 09h00 à 12h00

.

c – 30 Novembre : Sortie TREVAREZ , patrimoine du 20ème siècle et jardin remarquable. Visite de l’exposition « Le Noël d’Alice », suivie d’une histoire guidée du château. A l’issue, un instant de féérie par la mise en lumière du château et du parc.

Départ Pouliet 13h15 et Géant FeuVert 13h30

Participation par personne : 20 €

Inscriptions : le jeudi 16 novembre 2017 à l’issue de la conférence dans le hall du Roudour, vers 16h00

 

CONFERENCES du 1er Trimestre 2017/2018

  CONFERENCES du 1er Trimestre 2017/2018

1 – 28 Septembre au Roudour à 14h30 : « Algérie : une autre façon de considérer les printemps arabes » par Alain Collas, professeur UBS

2 – 05 Octobre à Langolvas à 13 h40: Les réfugiés espagnols en Bretagne « la lettre à Gabrielle » film suivi d’une discussion par Gabrielle Garcia, auteur, fille de réfugié espagnol, présidente de l’association MERE.

3 – 19 Octobre à Langolvas : semaine de la science « La mécanique du vivant » par Jean-Pierre Henry, enseignant chercheur

4 – 09 Novembre à Langolvas : Histoire des jardins anglais et leur influence dans le monde par Dominique Blondel, conservateur des parcs et jardins de la Ville de Paris

5- 16 Novembre au Roudour : les voies romaines en Bretagne par Jean-Yves Eveillard, maitre de conf. Histoire ancienne

6- 22 Novembre à Langolvas : La mucoviscidose : des hommes et des gènes par Nadine Pellen, enseignant chercheur UBO

7 – 07 Décembre à Langolvas : « Generacion del 98 » : un âge d’or de la littérature espagnole (Unamuno, Baroja, Machado,…) par Andrée Porté, professeur d’espagnol

8 – 14 Décembre à Langolvas : A la conquête de la liberté : le « french cancan », histoire du genre, lecture sociologique, théâtrale et picturale par Martine Kahane.

9 – 21 Décembre au Roudour : conférence avec illustrations musicales par Guillaume Kosmicki, musicologue, accompagné de 3 musiciens.

LA SUBSTANCE DE L’ESPRIT par M RIO

                                  LA SUBSTANCE DE L’ESPRIT

 

 

            Dans son ouvrage « Comment Jésus est devenu dieu », Frédéric Lenoir raconte les longues querelles qui ont opposé les différents  fondateurs du christianisme. Pour tous, Jésus est homme mais aussi dieu. Comment concilier ses deux natures ? Est-il soumis à son père ou son égal ? Pour le Saint-Esprit, représenté par une colombe et non par une forme humaine, il a suscité beaucoup moins de passions.

            En relisant l’ouvrage, je me suis demandé ce que valaient les arguments des uns et des autres, quels étaient leurs préjugés, pourquoi tant d’obstination, de certitudes de part et d’autre. Pourquoi étaient-ils incapables de se mettre d’accord entre eux. Il a fallu que la majorité s’impose par la force faute d’arguments décisifs, excommuniant, exilant ou éliminant les opposants

            Cette façon de débattre est un aspect caractéristique de la pensée occidentale, depuis les philosophes grecs jusqu’au seuil du siècle des Lumières. S’il était admis que Dieu le Père est un pur esprit, et que le Fils est consubstantiel au  Père, c’est dans le mot consubstantiel que tient l’équivoque. Qu’est-ce que la substance qui constitue l’esprit ?

            La matière est pesante, elle se situe dans l’espace. Elle est tangible, visible, qu’elle soit solide ou fluide. Qu’en est-il de l’esprit ? On l’imaginait invisible, diffus, impalpable, mais conscient et couplé à la matière chez les humains, parce qu’une pensée consciente de nature purement matérielle paraissait inconcevable.

            L’origine du mot, le latin spiritus signifie à l’origine le souffle. Le vent est invisible, mais il emporte les feuilles mortes et les chapeaux et il fait tourner les moulins. Est-ce un esprit ? Les spiritueux, l’esprit de vin et l’esprit de sel ont la même origine et une idée commune : la volatilité.

            Quand ils parlaient de la substance de l’esprit, les théologiens comprenaient ils qu’un esprit peut être composé de différentes substances, les unes divines, les autres humaines ? qu’il possède une structure ? Il semble qu’ils aient été bien présomptueux, présentant comme rationnelles des opinions venant en réalité de leur intime conviction et non de connaissances objectives. Cherchant à concilier des idées contradictoires, ils ont abouti à des dogmes boiteux qui ont subsisté. Le dieu dont ils discouraient, ils l’avaient inventé conforme à l’idée qu’ils s’en faisaient.

            Comment concevaient-ils les relations de l’âme et du corps ? Si la pensée, la conscience étaient considérées comme purement spirituelles, donc le fait de l’âme, celle-ci n’en était pas moins reliée au corps, à ses organes de perception et à ses muscles.  D’où venait-elle ? Les Pères de l’Eglise considéraient qu’elle apparaissait dès la conception et que l’embryon était déjà une personne humaine, avec toutes les conséquences morales qui en résultaient, avant même qu’il possède un cœur et un cerveau.

            Nous avons appris beaucoup de choses depuis un siècle. Nous savons que la substance de la conscience et de la pensée est tangible, faite de neurones, d’influx nerveux et de neurotransmetteurs, et on ne sait plus trop que faire de l’âme. La conscience de soi et de l’extérieur semble être apparue progressivement au cours de l’évolution, sélectionnant d’abord les réflexes indispensables à la  survie, puis laissant de plus en plus de place à des choix volontaires.

            Cependant, nous ne savons pas encore à quelles conditions peut émerger la conscience de soi. Saura-t-on un jour fabriquer une espèce d’ordinateur conscient ? L’ordinateur et le cerveau, y compris celui des animaux, ont des points communs : systèmes traitant l’information à partir de données acquises, dotés de mémoire et capables de commander des systèmes  mécaniques ou électroniques, ils diffèrent aussi profondément, l’un par sa rigueur qui interdit toute fantaisie, l’autre par sa souplesse qui lui laisse une marge de liberté et le risque d’erreurs.

             L’abus d’abstraction est à la mode. A « que désirez vous «  on préfère « quel est votre problème » ou mieux encore «  votre problématique » pour faire plus intellectuel. L’administration de l’Education Nationale a fabriqué un jargon où il n’y a plus ni élèves, ni instituteurs ni parents mais des néologismes grotesques. On peut douter de la valeur des programmes conçus dans cet esprit. Serait-il indécent d’appeler «  chat » un chat et vaudrait- il mieux dire « animal moustachu » pour ne pas se compromettre. Bref,  un abus d’abstraction entraîne une perte de sens et ouvre la voie aux élucubrations les plus saugrenues.

 

 

             M RIO André –  Le Diben, été 2011.

CONVOCATION à l’A.G.O. du 28 Septembre 2017

 

 

U.T.L. du Pays de Morlaix

20, rue Poulfanc

29600 MORLAIX

                                                                                                            Morlaix, le 20 Juillet 2017

 

CONVOCATION à l’A.G.O. du 28 Septembre 2017

 

Cher(e) adhérent(e),

Vous êtes cordialement invité(e) à participer aux travaux de l’Assemblée Générale Ordinaire de l’UTL du Pays de Morlaix qui se tiendra :

le jeudi 28 Septembre 2017 au Pôle culturel du ROUDOUR à Saint Martin des Champs

– 09h30 Accueil des adhérents
10h00 Assemblée Générale Ordinaire
Ordre du jour :
          – Mot d’accueil du Président
          – Rapport Moral
          – Rapport d’activité de l’Association pour l’exercice écoulé
          – Rapport financier
          – Rapport de la commission de contrôle
          – Renouvellement des administrateurs
          – Rapport d’orientation
          – Questions diverses et conclusion

12h00 Repas (sur inscription) servi sur place
14h30 Conférence par Alain COLLAS, professeur d’histoire :
« L’Algérie, une autre façon de considérer les printemps arabes »

Pour le jeudi 15 septembre, vous pouvez :
– adresser vos suggestions et questions par courriel à ninon.lefers@orange.fr ou par
courrier à: UTL Morlaix 20, rue du Poulfanc 29600 MORLAIX
– faire acte de candidature au poste de membre du Conseil d’Administration de
l’Association par courrier ou mail au Président de l’Association
– vous inscrire au repas en adressant par courrier (voir coupon réponse infra)
accompagné d’un chèque de 20€/adhérent

                                                                                    Le Président du Conseil d’Administration

                                                                                               Gérard Maillet

 

Nota : Les inscriptions au repas de l’A.G. seront également prises lors des journées d’inscription pour l’année universitaire2017/2018, pour mémoire les jeudis 07 septembre et 21 septembre2017.

 

…………………………………………………………………………………………………………………………….

BON POUR POUVOIR

Assemblée Générale Ordinaire du 28/09/2017

Je soussigné(e)………………………………………………………………………………….
ne peux assister à l’Assemblée Générale Ordinaire de l’UTL du Pays de Morlaix le 28
septembre 2017 et donne pouvoir de vote à :
……………………………………….. ………………………………………………
                                                                                                                         Signature
                                                                                         (précédée de la mention bon pour pouvoir)

 

 

…………………………………………………………………………………………………………………………….

 

 

 

INSCRIPTION au Repas de l’AGO du 28 Septembre 2017

(à retourner au plus tard pour le 15 septembre UTL 20 ,rue Poulfanc 29600 Morlaix)
Nom – Prénom ………………………………………………………………….
Nom – Prénom ………………………………………………………………….
Chèque joint ( 20€ x nombre inscriptions) : ………………………….€

 

 

…………………………………………………………………………………………………………………….

Version imprimable : 2017 convocation AGO du 28 septembre 2017

Version imprimable : 2017 Bon pour pouvoir AG Sept 17

Version imprimable : 2017 inscription repas AG sept 17

OÙ ALLONS-NOUS ?

                                               OÙ ALLONS-NOUS ?

 

            L’électricité au XVII ème siècle, c’était un bâton de résine ou une baguette de verre qu’on frottait sur une peau de chat et qui attirait la poussière et des petits morceaux de papier. Versailles s’éclairait aux chandelles ; les médecins de Molière saignaient et purgeaient, les voyageurs et les nouvelles allaient à la vitesse des chevaux,  et personne ne  pouvait imaginer ce que seraient l’éclairage et la médecine, les transports et l’information plus de trois siècles plus tard. On peut se poser la question aujourd’hui : où en seront nos successeurs dans trois siècles.  Nous n’avons évidemment pas la réponse, mais on peut trouver quelques pistes et pressentir quelques obstacles.

            Les progrès de plus en plus rapides des connaissances et des techniques dont nous sommes spectateurs pourront-ils continuer indéfiniment. D’abord, les capacités intellectuelles suffiront-elles ? Le pouvoir d’abstraction appuyé par l’expérimentation s’est révélé capable de répondre aux défis qu’ont été la Relativité , la physique quantique et la complexité des mécanismes de la vie. Le cerveau humain, malgré ses faiblesses, est bien armé pour s’attaquer à des questions difficiles, théoriques ou concrètes, s’il n’est pas obscurci par des préjugés.

Ensuite, le coût : accélérateurs de particules, satellites artificiels, sondes spatiales, ordinateurs géants, sont de plus en plus performants mais aussi de plus en plus coûteux.

 L’environnement politique aussi est déterminant : allons nous vers des sociétés de plus en plus pacifiques, démocratiques, tolérantes et riches ou vers l’anarchie, la violence et la misère ? La transmission des connaissances est essentielle. Imaginons que pour différentes raisons on cesse de former des scientifiques, et qu’on se contente de conserver la documentation qu’ils ont laissée. Si, quelques générations plus tard, on éprouve le besoin de reprendre une activité scientifique, on rencontrera de grandes difficultés : les théories conservées comme des reliques risquent de paraître alors comme aussi factices que des élucubrations philosophiques, et surtout les techniques et les pratiques perdues qui se transmettaient de générations en générations de chercheurs et de laboratoires en laboratoires seront bien difficiles à retrouver. Il y faudra des pionniers très motivés, sinon les connaissances précédemment acquises seront définitivement perdues.

L’existence de notre univers est un défi. Si nous connaissons maintenant son age et ses dimensions, nous ignorons totalement s’il y avait quelque chose avant, ce qu’il pourrait y avoir ailleurs et nous n’avons aucun moyen de le savoir puisque nous en sommes complètement coupés. La vitesse de la lumière, énorme dans notre environnement proche, est désespérément lente dans le monde des galaxies : ce que nous voyons maintenant au fond de l’espace a disparu depuis des milliards d’années, et il est impossible d’en connaître l’état actuel.

La physique quantique explique remarquablement la structure des atomes et le comportement des particules élémentaires, mais nous ne savons pas aujourd’hui s’il existe d’autres particules encore non décelées comme celles prédites par la super- symétrie, celles qui pourraient constituer la matière noire pressentie par l’astronomie ou le boson de Higgs actuellement recherché. Pourra-t-on un jour montrer la réalité de la théorie des cordes ?

De toutes ces questions, qu’en sera-t-il dans trois siècles ? Seront-elles complètement dépassées, oubliées ou toujours sans réponses ? Quelles techniques nouvelles aujourd’hui inimaginables apparaîtront à moins que désintérêt et régression l’emportent ?

Une seule découverte inattendue pourrait  entraîner d’immenses possibilités : imaginons qu’on trouve un moyen de communication beaucoup plus rapide que la lumière ; ce serait l’ensemble de l’univers à notre portée immédiate.

            Un autre domaine devrait évoluer, c’est celui des sciences de la vie, qui ne fait pas intervenir comme la physique de grandes théories fondamentales, mais qui offre des possibilités illimitées dans le jeu des gènes et des mécanismes cellulaires. Les seules conditions qui paraissent nécessaires à l’apparition de la vie et à son évolution sont la présence d’eau liquide et suffisamment de temps. Sur la Terre, elle est apparue très tôt, mais l’apparition d’une espèce intellectuellement évoluée a demandé des milliards d’années et une seule y est parvenus parmi des millions d’autres. Un rien aurait suffi pour qu’elle n’apparaisse pas, et encore lui a-t-il fallu des centaines de milliers d’années pour qu’elle accède aux connaissances et aux techniques actuelles. La rencontre d’une autre civilisation évoluée paraît bien hypothétique, sinon tout à fait impossible.

            Ce qui caractérise la vie et fait sa richesse est sa complexité : la moindre bactérie, comme chacune de nos cellules, est une usine chimique très organisée et très performante qui possède ses programmes de fabrication, ses ateliers et ses machines, ses systèmes de commande et de contrôle, qui échange matière et énergie avec l’extérieur et qui peut se reproduire indéfiniment . ll en est de même de chacune de nos cellules. De nombreuses techniques sont apparues qui permettent d’intervenir dans ces mécanismes délicats ; leurs possibilités paraissent illimitées, mais tout ce qui touche à la vie entraîne des réactions de méfiance ou de rejet au nom de croyances ou d’idées reçues. Il est bien évident qu’on ne doit pas faire n’importe quoi, et surtout éviter de nuire, mais il n’est pas raisonnable non plus de tout interdire. De toutes façons, les idées évoluent constamment, et quelques succès spectaculaires, en médecine notamment, pourraient retourner une opinion encore méfiante. Si le XVIIème siècle croyait aux vertus de la thériaque, de l’orviétan et de la poudre de sympathie, aujourd’hui ridiculisés, notre époque idéalise les bienfaits de la nature, opposés à la chimie et aux manipulations génétiques diabolisées.

            Des publicités éhontées exploitent l’ignorance et les préjugés de leur clientèle au nom de la nature en proclamant par exemple que leur marchandise est d’origine 100% naturelle. Or, les producteurs prennent nécessairement leurs matières premières dans la nature, qu’il s’agisse d’air, d’eau, de minerais, de charbon, de pétrole, de gaz ou de matières végétales ou animales, et proclamer que ce qu’ils offrent est exempt de tout produit chimique   est une duperie. Si les industries de synthèse s’efforcent de fournir des produits aussi purs que possible, les produits dits naturels sont presque toujours des mélanges de centaines de produits tout aussi chimiques. C’est le nom qui fait la différence : sucre ou saccharose, sel ou chlorure de sodium, c’est exactement la même chose. Formés des mêmes atomes, assemblés selon les mêmes règles, les molécules sont identiques quelle que soit leur origine, mais la nature ne sait généralement pas isoler des substances pures parce qu’elle n’en a pas eu le besoin. L’idée de pureté elle même peut être équivoque si elle suggère une certaine perfection. La seule définition objective  est qu’un produit parfaitement pur doit être constitué de molécules toutes identiques, sans aucune impureté

            Qu’en sera-t-il de toutes  ces idées  dans trois siècles ? En attendant, et en manière de conclusion, ces quelques vers d’Alfred de Vigny :

                                   Ne me laisse jamais seul avec la Nature

                                   Car je la connais trop pour n’en pas avoir peur

                                   Elle me dit » je suis l’impassible théâtre

                                   Que ne peut remuer le pied de ses acteurs

                                   Mes marches d’émeraude et mes parois d’albâtre

                                   Mes colonnes de marbre ont les dieux pour sculpteurs

                                   Je n’entends ni vos cris ni vos soupirs ; à peine

                                   Je sens passer sur moi la comédie humaine

                                   Qui cherche en vain au ciel ses muets spectateurs ».

            La nature nous a faits, mais elle n’est pas faite exclusivement pour nous, elle n’est pas à notre service, et c’est à nous de savoir l’utiliser raisonnablement.

 

         M RIO –   Le Diben, août 2011