L’ALGÉRIE par M COLLAS

L’ALGÉRIE

par M COLLAS

 

En partant de l’évocation de la guerre civile en Algérie dans les années 1990 , montrer comment cela aurait dû être un avertissement sur l’évolution ultérieure de ce qui a été nommée à partir de 2010 « les printemps arabes. »
Analyser les rivalités de pouvoir en Algérie ancrées dans les conditions nées de la guerre d’indépendance et de montrer les enjeux pour les années qui viennent et les scenarii possibles de l’évolution de la situation d’un pays qui par sa proximité géographique et historique nous intéresse au premier chef.

Evolution de la peinture française entre 1715-1830 par Bernard COLLET

 

Evolution de la peinture française entre 1715-1830

par Bernard COLLET, peintre

Le conférencier se propose, à partir de l’analyse de quelques tableaux pour lui symboliques, de retracer entre autres l’influence du contexte historique sur l’émergence (et le déclin) des courants picturaux :
a) le courant rocaille (rococo)
b) le néoclassicisme
c) le romantisme

Rappel : sur un tableau, surface plane, l’œil du spectateur est guidé par des formes, des lignes, des positionnements de personnages et d’objets (profondeur de champ ;nombre d’or);

A) ROCAILLE (1ère moitié du XVIIIème)

La mort de Louis XIV libère l’art de la sévérité du classicisme pour évoluer vers des formes plus précieuses où le mouvement retrouve son importance. Sous la régence de Philippe d’Orléans puis sous le règne de Louis XV, la France connait une certaine prospérité qui bénéficie à une nouvelle bourgeoise et à la noblesse de robe, créant ainsi un nouveau marché pour l’art qui auparavant avait pour seuls clients la Cour et l’Eglise.

Le goût rocaille se fait le témoin d’une société devenue légère et libertine, en quête de plaisirs. La composition générale reprend la ligne serpentine, la spirale et les effets d’enroulement.Les peintres représentent l’aristocratie mais aussi le peuple avec un engouement particulier pour les représentations bourgeoises.

Le Pèlerinage à l’île de Cythère(dit l’embarquement pour Cythère) est un tableau d’Antoine Watteau, réalisé en 1717, (genre : fête galante).
Dimensions : 129cm x 194cm


L’île représente le symbole des plaisirs amoureux.
1er plan: une guirlande de couples prêts pour le départ et une statue d’Aphrodite, suivi de 4 autres plans.
Plusieurs signes mythologiques  dont une statue d’Aphrodite déesse de l’amour et des Cupidons qui rappellent Éros, dieu de l’amour
Construction très rythmée du tableau, mouvement subtil des groupes de personnages, beauté du coloris, paysage brumeux et mystérieux de l’arrière-plan,

Vulcain présentant à Vénus les armes pour Enée


huile sur toile de 320 × 320 cm, peinte par François Boucher en 1757
Impression générale : légèreté/ tournoiement

 

Caractéristiques de la peinture de l’époque rocaille  :
– objet : célébrer le plaisir de vivre
– sujets : gracieux, galants, érotiques dans des scènes champêtres, des pastorales et des fêtes galantes.
– Moyens : profondeur de champ ; légèreté ; courbes exprimant le mouvement – la couleur primant sur le dessin

B) LE NEOCLASSICISME (2nde moitié du XVIIIème)

Face aux extravagances du rococo, le néoclassicisme marque un retour au modèle antique et au beau idéal. Fantaisies et imagination sont abolies au profit de la sévérité, de la vertu et du patriotisme. : la situation de pays l’exige.
Jacques-Louis David est le plus représentatif du néoclassicisme ( fin du XVIIIe siècle). Un objectif : émouvoir la moralité publique à travers des messages ventant la noblesse d’âme, le stoïcisme et le patriotisme.Economie de moyens, sans artifices : Le 1er plan suffit souvent à la lecture du message.

Le Serment des Horaces
Dimensions :330 × 425 cm

Les frères Horaces  jurent à leur père par ce serment de vaincre ou de mourir dans cette guerre qui les oppose aux Curiaces d’Albe, champions des Albains, cité rivale et voisine.

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Le serment du jeu de paume (inachevé)

Evènement fondateur de la Révolution française , le 20 juin 1789, les députés de l’Assemblée Nationale prêtent serment de ne jamais se séparer avant d’avoir rédigé une Constitution.
La scène prend place dans la salle du Jeu de paume où les députés sont regroupés au-delà d’une ligne fictive comme sur la scène d’un théâtre (Barnave, Mirabeau. Robespierre l’abbé Grégoire, Guillotin …y sont reconnaissables, laissant ainsi au public l’illusion d’appartenir à l’autre moitié (invisible) des spectateurs de la scène.

 

La Mort de Marat (ou Marat assassiné) 1793 de Jacques Louis David
Se détachant d’un fond brun-vert, le corps du conventionnel Jean-Paul Marat « l’ami du peuple » agonisant,la tête penchée sur le côté,la main droite pendante,tenant une plume, à ses pieds un couteau à manche blanc taché de sang. Au bas du billot, l’œuvre est signée : « À Marat, David. — L’an deux. ».
Se dégagent du tableau une solennité,une naturalisme et une idéalisation qui confèrent une portée politique et symbolique à la réalité

Les Sabines


Après l’enlèvement des Sabines par les romains, les Sabins ont tenté de les reprendre . Les Sabines s’interposent entre les combattants. Au centre, Hersilie interrompt le combat entre son mari, le roi de Rome, et son père le roi des Sabins.
David a souhaité prôner la réconciliation des Français après la Révolution à travers ce tableau

Caractéristiques du courant néoclassique
.objectif : contribution au progrès moral
.évènements : historiques porteurs de sens
.moyens : frontalité – visibilité, clarté – prééminence des lignes droites recherche de stabilité – suspension du temps – primat de la ligne sur la couleur

 

C) LE ROMANTISME (début du XIXème)

La période révolutionnaire et l’Empire s’achèvent … par la Restauration d’un roi : fin des rêves de grandeur, désillusion.
Le romantisme plonge dans le rêve, la folie, le doute, la peur, l’angoisse de n’être rien face à une nature déchaînée. Le peintre romantique ne cherche plus à répondre à une commande. Il peint. Il peint des scènes épouvantables pour le spectateur, scènes toutefois sans danger pour ce dernier

Le Radeau de La Méduse


Cette peinture(491 cm × 716 cm) réalisée entre 1818 et 1819 par Théodore Géricault reprend un fait divers de 1816 : après treize jours passés à dériver sur le radeau, quinze survivants voient un bateau approcher au loin, alors même que l’embarcation de fortune est proche de sombrer voguant dans une mer déchaînée, tandis que les naufragés , hommes ordinaires et non plus des héros ,sont représentés totalement anéantis et désemparés.

 

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Scènes des massacres de Scio : familles grecques attendant la mort ou l’esclavage
manifeste de la nouvelle peinture romantique
(419 × 354 cm )

 

Ce tableau ( Delacroix-1824) représente les massacres perpétrés à Chios en avril 1822 par les Ottomans lors de la guerre d’indépendance grecque.
Inversion des rôles figuratifs vainqueurs/vaincus.
Les Grecs suscitent la pitié : pas de héros ,des habitants désarmés qui ne sont pas en état de résister à l’envahisseur Un cavalier ottoman surplombe toute la scène dans une posture héroïque.

Caractéristiques du courant ROMANTIQUE
-objectif : susciter l’émotion ou l’effroi
-sujets : événements historiques ou contemporains montrant la fragilité de l’homme face à la nature et aux incertitudes de l’histoire
-moyens : profondeur de champ – saisir le mouvement – primat de la couleur sur le dessin
-esprit : le désespoir, l’effondrement des projets…

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Bernard COLLET

Formation classique : Académie Julian, puis Beaux-Arts de Paris.
Le travail dans l’atelier du peintre Orazi, découverte de l’expressivité que peuvent avoir en elles-mêmes les matières, les couleurs et les formes, en dehors de toute représentation figurée. côtoiement des peintres alors à leur maturité comme Édouard Pignon, Damian, Krajberg et leurs amis du Salon de Mai.

Bernard Marie Collet , le Diben – Plougasnou http://mapage.noos.fr/bmcollet/

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réf / CY-J2017VI20

 

atelier Connaissance Scientifique 2017/2018 pré-programme

Programme proposé

par Jospeh LE BER:

 

                La radioactivité :

 

  • Qu’est-ce ? L’atome, les  isotopes radioactifs
  • A quoi ça sert,  recherche, les diagnostics en médecine, les traitements médicaux, industrie, énergie..
  • Les effets biologiques des rayonnements ionisants
  • Les normes, la règlementation
  • La détection et les mesures
  • Les sources d’exposition du public
  • La protection
  • Les utilisations publiques et industrielles
  • La sureté
  • La production d’énergie
  • Les effluents
  • Les déchets radioactifs
  • Les accidents
  • Les démantèlements, déconstructions

atelier sciences 2016/2017 animé par Roger MEVEL

Programme de novembre 2016 à juin 2017

Par Roger MEVEL

  – Généralités sur les OEM
  – La RADIO AM et FM
  – Le GPS
  – La TNT
  – Le TELEPHONE PORTABLE
  – Le FOUR MICRO-ONDE
  – Les RAYONS INFRAROUGES
  –  l’ISS 
autres sujets à traiter   :
  – Les PANNEAUX SOLAIRES
  – Les SOURCES LUMINEUSES
  – La FIBRE OPTIQUE
  – Le LASER
  – Le RADAR

UTL 7 – LES INFRAROUGESUTL 5 –

UTL 6 – FOUR MICRO-ONDE

UTL 3 – TNT

UTL 5 – TELEPHONE PORTABLE

PICASSO expo le 18 septembre 2017 – prix 17 € – inscription : 22 juin 2017

  • à l’issue de la conférence du jeudi 22 juin, seront prises les inscriptions pour la visite guidée de l’exposition Picasso à la FHEL, suivie d’un café le lundi 18 septembre; le coût sera de 17 euros.  L’UTL n’a  pu avoir cette réservation que pour cette date-là et pour 50 personnes. La fondation a été débordée par les demandes. Merci de votre compréhension.

Les relations entre l’islam et politique par Yann MENS

Les relations entre l’islam et politique

 

par Yann MENS

Comme toute religion à travers son histoire, l’islam s’est trouvé et se trouve régulièrement utilisé dans des affrontements politiques.

Soit parce que la référence au Prophète, aux textes sacrés, à l’identité musulmane… permet de mobiliser des soutiens ou de légitimer un pouvoir autoritaire en place, comme dans certaines monarchies du Golfe, par exemple.

Soit parce que des acteurs politiques veulent que l’Etat fasse appliquer leur interprétation des commandements de l’islam.
De telles invocations politiques de l’islam peuvent se fonder sur une interprétation de la religion qui met en avant l’esprit des textes sacrés et veut en déduire des pratiques adaptées au monde actuel. Ou à l’inverse prôner une imitation des premiers croyants de l’islam au 7 ème siècle, à l’instar du salafisme.
De même, elles peuvent être pacifiques, au travers de la participation de certains mouvements islamistes aux élections par exemple. Ou emprunter la voie de la violence armée, comme dans le cas du jihadisme.
Dans tous les cas, ces utilisations politiques très contrastées de l’islam prennent corps par des circonstances historiques précises qu’il importe de mettre en perspective pour mieux les comprendre.

 

Rappel de quelques notions

Monde musulman et politique

A) les origines

Le Prophète Mahomet est un chef religieux, mais c’est aussi un chef politique, celui de la première communauté des musulmans.
Dans ce contexte, il est parfois amené à être aussi chef de guerre

B) les successeurs

Après la mort du Prophète, personne ne peut se prévaloir de la même autorité religieuse que lui.
Les califes (successeurs) ne sont que les chefs temporels de la communauté.

C) la tradition

Au politique revient « la sauvegarde de l’œuf » : il lui incombe de prendre les mesures pour protéger la communauté musulmane.
Ce qui se passe à l’intérieur de la coquille est du ressort du religieux ». C’est aux oulémas (savants religieux) qu’il revient de « veiller à l’application des normes religieuses dans les rapports entre individus, d’assurer l’éducation des jeunes et de régler les conflits sociaux ordinaires.

D) les divisions politiques

A certaines époques, plusieurs califats coexistent dans des régions différentes (Irak, Egypte, Espagne). Et même lorsqu’un calife domine en principe un territoire, son pouvoir se dissout progressivement au profit d’autres acteurs politico-militaires (gouverneurs, sultans, etc.). La colonisation va encore affaiblir ces différents pouvoirs.

E) l’islamisme

Est islamiste tout mouvement politique qui met l’islam au centre de sa pratique politique et entend promulguer les valeurs de la religion musulmane en influençant directement ou en conquérant lui-même le pouvoir d’Etat.
L’archétype de courant, ce sont les Frères Musulmans.

F) le salafisme

Le mot trouve sa source dans la volonté de certains musulmans sunnites d’agir dans leurs moindres gestes comme les salaf al-salih (les pieux ancêtres), expression qui désigne les trois premières générations de musulmans, considérés comme exemplaires.
La majorité des salafistes sont quiétistes : ils se tiennent à l’écart de l’action politique et obéissent au pouvoir en place.

G) le jihadisme

Dans la tradition juridique du monde musulman, la responsabilité d’appeler au jihad armé relève du seul calife (chef temporel de la communauté des croyants).
Mais au XXé siècle, surtout à partir de l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, des théoriciens de l’islam politique ont proclamé que le jihad est une obligation individuelle de tout croyant qui suit pour cela l’autorité religieuse de son choix.

 

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Réf ; YM2017VI08

 

DE L’ALCHIMIE A LA CHIMIE par M André RIO

 

M André RIO
M André RIO

DE L’ALCHIMIE A LA CHIMIE

 

Une courte histoire de la naissance de la chimie garantie sans formules, sauf celle de l’eau, que même les littéraires les plus endurcis ne peuvent plus ignorer.

De quoi est faite la matière ? Est-ce un miracle si une substance se transforme en une autre substance ? Pendant très longtemps, et encore maintenant pour beaucoup de nos contemporains, c’est quelque chose d’incompréhensible.

Il y a de bons et de mauvais miracles. Quand une graine germe, quand une plante, une bête, un homme se nourrit et transforme sa nourriture en sa propre matière, c’est un bon miracle, un cadeau des dieux. Quand de braves gens fabriquent du vin, de la bière, du fromage, de la chaux et bien d’autres choses encore, pour se désaltérer, se nourrir ou bâtir, c’est encore bien.

Mais si des sorciers ou  des alchimistes  dans des réduits obscurs fabriquent des poisons, des orviétans, prétendent faire de l’or par des procédés cabalistiques, c’est évidemment avec l’aide du diable. De toutes ces transformations, les hommes sont incapables par eux-mêmes, et les innombrables formes que peut prendre la matière ne peuvent être changées par des moyens naturels. Que l’eau, les métaux, puissent changer d’état sans changer de nature en fondant ou en se solidifiant, oui, mais transformer un minerai, une terre, en métal ne va pas sans quelque diablerie.

Les anciens philosophes, qui aimaient remplacer les choses par des mots, plus dociles, avaient décrété qu’il existait quatre éléments : la terre, malgré l’extrême diversité de ses composants, l’eau, modèle de l’état liquide, mais aussi l’air, invisible et impalpable, qui ne se manifeste sensiblement que par le vent ou le souffle de la respiration, mais qu’on peut voir se déplacer sous forme de bulles dans l’eau. Plus tard, la question s’est posée de savoir si l’air est pesant, donc matériel, comme les solides et les liquides, et si il n’existe pas plusieurs sortes d’air.

Le quatrième élément, le feu et ses différents aspects : la chaleur, la lumière et l’éclair des orages.

Une autre manière était de distinguer les trois règnes : minéral, végétal et animal.

Il ne parait pas que les penseurs grecs soient allés au delà de leurs cogitations ; ils ont imaginé les atomes, mais ils n’aimaient pas se salir les mains et ils laissaient les réalisations concrètes aux hommes de métier. Ce sont probablement les arabes qui sont passés aux opérations matérielles comme en témoignent les mots en »al » alchimie, alambic, alcool, alcali.

On peut comprendre le fonctionnement d’une horloge en examinant l’enchaînement de ses rouages, mais, contrairement aux actions mécaniques, l’intimité des transformations de la matière ne se voit pas. On constate seulement le résultat.

C’est au début du XVII ème siècle que commence à se constituer une physique véritablement scientifique avec Galilée, puis Newton. Pendant ce temps, la chimie piétine. On ressort la vieille idée d’atomes, mais c’est pour la condamner : Spinoza, disciple de Descartes, démontre  qu’il ne peut exister d’atomes. Ses raisons, traduites en clair, sont que les atomes, insécables par définition, doivent occuper un certain volume pour remplir l’espace, car le  vide est impossible, et s’ils ont un volume, on peut les découper en fragments plus petits, donc ils n’existent pas. Cette démonstration péremptoire et simpliste peut faire sourire à l’age de la  physique quantique.

Chez les Femmes Savantes, Bélise, qui, dans « cette grande lunette à faire peur aux gens », a vu clairement des hommes dans la Lune, a aussi son opinion sur les atomes :

Je m’accommode assez, pour moi, des petits corps

            Mais le vide à souffrir me semble difficile.     

Une science balbutiante commence par rassembler des matériaux avant d’en faire un ensemble cohérent. Elle risque aussi de se laisser influencer pas des idées préconçues dont beaucoup ne survivront pas. Il y a quelques siècles, les penseurs n’étaient pas plus stupides que nous, mais ils étaient imprégnés de croyances religieuses et métaphysiques intransigeantes. et les alchimistes se distinguaient des chimistes parce que  les premiers faisaient davantage appel au surnaturel pour interpréter leurs observations. Les tâtonnements des uns et des autres ont cependant abouti à une somme de connaissances et de recettes empiriques. Ils ont reconnu un grand nombre de substances aux noms évocateurs : esprit de vin ; esprit de sel ; huile de vitriol ; vitriol vert ; vitriol bleu, et toutes sortes de sels comme le salpêtre ou nitre. Ils utilisaient beaucoup le soufre, le mercure ou vif argent (quecksilber en allemand) ; ils connaissaient l’arsenic, l’antimoine, plusieurs métaux dont quelques uns étaient curieusement associés aux planètes et aux dieux de l’Iliade. L’un d’eux, Brandt, découvre le phosphore.

Le matériel, fourneaux à charbon de bois, creusets, cornues, mortiers, alambics, ne permet pas d’opérations précises. Si l’on se sert de balances, on ne sait pas mesurer précisément la température, notion confondue avec celle de chaleur, et on se contente d’appréciations vagues, tiède, bouillant, rouge sombre, rouge cerise, trop imprécises pour faire des opérations reproductibles.

Le grand Newton lui même s’est empêtré dans l’alchimie ; il y a consacré vainement beaucoup de temps et d’efforts en cherchant à interpréter l’affinité des corps qui réagissent par l’attraction universelle qui commande le mouvement des astres ; Le temps n’était pas mûr, les idées inadaptées ;  la chimie n’a véritablement pris naissance que près de deux siècles après la physique, et il y a fallu une révolution des concepts, celle de Lavoisier, malheureuse victime d’une autre révolution, celle de la Terreur.

Quelques uns de ses prédécesseurs immédiats ou de ses contemporains avaient apporté des résultats essentiels : Scheele avait découvert le chlore et quelques composés nouveaux dont l’acide prussique (acide cyanhydrique). Cavendish avait montré que la combustion de l’air inflammable (l’hydrogène) avec l’air déphlogistiqué ou air vital (l’oxygène) découvert simultanément par Priestley, donnait de l’eau, mais il interprétait ce résultat au moyen d’une théorie erronée. A l’époque en effet, une théorie dominait, celle du phlogistique. Les « terres » comme la terre, c’est à dire la chaux, l’alumine, la silice, étaient considérées comme des éléments, ainsi que les minerais dont provenaient les métaux. On pensait qu’un métal s’obtenait par combinaison de la terre correspondante avec un élément hypothétique, le phlogistique, et que s’il s’altérait à l’air, c’est qu’il perdait son phlogistique. La difficulté était  que cette perte s’accompagnait d’une augmentation de poids.

Lavoisier, riche amateur éclairé, n’était pas un universitaire mais un fermier général, c’est à dire un collecteur d’impôts, métier très impopulaire qui lui sera fatal.

Il utilise systématiquement la balance pour peser les corps  entrant en réaction et les produits qui en résultent et s’assure que la masse totale ne change pas : rien ne se perd, rien ne se crée ; brûler un élément comme le soufre n’est pas le détruire mais le transformer en une autre substance.

Dans une expérience fondamentale, il isole un volume d’air au contact de mercure chauffé qui se recouvre progressivement d’une poudre jaune. Après refroidissement, il constate que le volume s’est réduit d’un cinquième et que le résidu gazeux est tout à fait inerte : c’est de l’azote. La poudre, rassemblée et pesée, est décomposée par la chaleur, libérant le mercure et un gaz, de l’oxygène pur, correspondant au volume d’air disparu.

L’interprétation est claire : l’air est un mélange de quatre parties d’azote inerte, (d’où son nom signifiant qu’il n’entretient pas la vie ; stickstoff en allemand a le même sens) et une partie d’oxygène capable de s’unir aux métaux pour donner des oxydes ; la masse de l’oxyde est la somme de celles du métal et de l’oxygène.

Par la suite, il montre que l’eau n’est pas un élément mais une combinaison d’hydrogène (générateur d’eau ; l’allemand wasserstoff et le russe vodorod ont le même sens) et d’oxygène, reproduisant avec rigueur et réinterprétant correctement cette fois l’expérience de Cavendish.      De la même façon, le soufre, le phosphore, le charbon, brûlent dans l’air ou dans l’oxygène pour donner des composés qui dans l’eau ont un caractère acide : saveur (on ne craint pas de goûter les produits) changement de couleur de certaines substances végétales comme le sirop de violettes couramment utilisé, action sur les métaux et les alcalis donnant des sels.

L’appellation d’oxygène qui signifie générateur d’acides est le résultat d’une équivoque. Lavoisier considère qu’un acide résulte d’une combinaison avec l’oxygène (l’allemand sauerstoff et le russe kislorod ont le même sens). Il pense que l’acide muriatique (aujourd’hui chlorhydrique) et le chlore sont des composes oxygénés d’un élément inconnu. En réalité le chlore est un élément et l’acide chlorhydrique ne renferme pas d’oxygène ; c’est l’ion hydrogène qui apporte le caractère acide. L’erreur sera vite corrigée, mais seulement après la mort tragique de Lavoisier, et l’oxygène a gardé son nom.

L’azote, très peu réactif, n’est cependant pas inerte. Lavoisier sait que le nitre ou salpêtre en contient, d’où son nom de nitrogen en anglais, de même que l’eau forte, c’est à dire l’acide nitrique ou azotique, et aussi l’ammoniac ou alcali volatile, composé d’azote et d’hydrogène, et il en déduit à tort que les alcalis fixes, soude et potasse, pourraient être des composés azotés.

Il comprend aussi que la respiration est le résultat d’une oxydation : les êtres vivants absorbent l’oxygène de l’air et rejettent le gaz carbonique provenant de l’oxydation du carbone contenu dans les aliments.

Tous ces résultats  permettent à Lavoisier d’esquisser une liste de la trentaine d’éléments connus ou supposés à son époque. On considère comme élément toute substance dont on ne peut retirer rien d’autre. Avec une quinzaine de métaux, on y trouve l’hydrogène, le carbone, l’azote, l’oxygène, le soufre, le phosphore, l’arsenic et l’antimoine. Le chlore, pourtant connu, n’y figure pas. On y trouve par contre des « terres » : silice, alumine, magnésie, chaux, baryte, dont les éléments véritables ne sont pas encore connus, pas plus que les métaux alcalins, sodium et potassium. On s’étonne d’y trouver la lumière et la

chaleur, qui participent aux réactions mais qui n’ont pas de masse. Lavoisier considère que lumière et chaleur s’associent aux autres éléments et peuvent être libérés par la décomposition des substances qui les renferment.

Enfin, Lavoisier et ses disciples créent la première ébauche d’une nomenclature rationnelle qui remplace les appellations traditionnelles par des termes moins pittoresques mais qui expriment la nature des composés. C’est ainsi que l’huile de vitriol devient acide sulfurique, l’eau forte acide nitrique ou azotique, leurs sels des sulfates et des nitrates

Avant de disparaître, Lavoisier laisse à ses successeurs l’ébauche d’une science enfin cohérente : toute substance définie est soit un élément indestructible, soit une combinaison d’éléments ; il n’existe qu’un petit nombre d’éléments ; les combinaisons sont innombrables. La masse des éléments se conserve dans les associations qu’ils forment. Les techniques fondamentales  de la chimie sont l’analyse, décomposition d’une substance en ses éléments, et la synthèse, opération inverse qui permet de les recréer. A l’époque, les moyens sont encore très limités : la matière vivante en particulier, souvent très compliquée, et les composés dits organiques ne seront maîtrisés que beaucoup plus tard.

Dans les années qui suivent, dés le début du XIXème siècle, la voie ouverte par Lavoisier permet des progrès rapides. Grâce en particulier à la pile de Volta, premier générateur de courant électrique, et à l’électrolyse, Davy isole le sodium et le potassium, éléments des alcalis fixes. Ceux des « terres », aluminium, magnésium, calcium, baryum, silicium, sont isolés. Le chlore est reconnu comme élément ; le brome et l’iode, aux propriétés voisines, sont découverts.

On recommence à parler d’atomes, mais cette fois en s’appuyant sur des données concrètes. La balance est devenue l’instrument essentiel de la chimie, et l’on constate que les éléments s’unissent toujours selon des proportions définies. On peut mélanger l’eau et l’alcool, l’oxygène et l’hydrogène en proportions quelconques et chaque composant garde son identité, mais une combinaison, qui se fait souvent avec un dégagement de chaleur important, donne une substance complètement différente de ses constituants. Une étincelle suffit  pour provoquer la réaction de l’oxygène avec l’hydrogène, et l’eau formée renferme toujours                 1 gramme d’hydrogène pour 8 grammes d’oxygène, soit 2 volumes d’hydrogène pour             1 volume d’oxygène. Cette constatation suggère que les éléments sont constitués de particules, les atomes, qui s’unissent un à un, un à deux et ainsi de suite par quantités entières pour former des molécules.

Mais une équivoque surgit aussitôt et elle va entraîner une querelle violente pendant un siècle . Doit-on considérer seulement le rapport des masses ou aussi celui des volumes ? Doit on admettre que les atomes existent réellement ou que c’est une abstraction métaphysique ? Avogadro avance une hypothèse audacieuse : des volumes égaux de gaz renfermeraient le même nombre de molécules. La molécule d’eau serait donc constituée d’un atome d’oxygène et de deux atomes d’hydrogène. Les adversaires objectent que l’hypothèse atomique est invérifiable. On n’a aucun moyen par exemple de savoir combien d’atomes seraient contenus dans un gramme d’hydrogène, quelle est leur masse, leur volume. Leur unité, c’est l’équivalent : un gramme pour l’hydrogène, huit grammes pour l’oxygène, et ainsi de suite pour les autres éléments.

Pour les atomistes, la masse atomique c’est un gramme pour l’hydrogène, mais 16 grammes pour l’oxygène à cause du rapport des volumes. On a convenu de représenter les éléments par des symboles. Tous utilisent les mêmes mais divergent sur les masses à leur attribuer et sur la façon de noter les molécules : l’eau doit-elle s’écrire HO ou HO ?

La querelle se poursuit, mais les progrès continuent. Les méthodes d’analyse se perfectionnent. On peut s’attaquer aux matières organiques, déterminer leur composition. On pensait que seuls les êtres vivants pouvaient les produire quand on apprend par la synthèse fortuite de l’urée qu’on peut les reproduire  artificiellement à partir de composés minéraux. Berthelot, pionnier de la chimie organique et farouche adversaire des atomes, synthétise l’acétylène, l’alcool et d’autres substances encore.

De nouveaux éléments sont découverts. On a constaté qu’ils forment des familles aux propriétés voisines : chlore, brome et iode d’une part, sodium et potassium d’autre part, se ressemblent. Ces ressemblances manifestent-elles une filiation cachée ? La réponse viendra plus tard. Mendéléiev propose une classification où les éléments alors connus sont rangés en lignes et en colonnes par masses atomiques croissantes, ce qui fait apparaître dans une même colonne les éléments apparentés, d’où son nom de classification périodique.

La classification est accueillie avec scepticisme ou même avec ironie, mais elle s’impose peu à peu ; elle a laissé des places vides parmi la soixantaine d’éléments qu’elle contient, et ces places sont progressivement comblées par la découverte des nouveaux éléments ; une nouvelle famille apparaît, celle des gaz dits rares : hélium, argon …,

Cependant, les équivalentistes restent majoritaires, en particulier en France avec Berthelot, grand pontife de la chimie organique. C’est pourtant la chimie organique qui va faire apparaître l’insuffisance de la notation par les équivalents, qui ne tient compte que de la composition globale des molécules. Pendant qu’en France la querelle s’éternise, en Allemagne une industrie des colorants synthétiques prend naissance. D’abord empirique, elle parvient bientôt à reproduire par synthèse des colorants d’origine végétale, l’alizarine ou rouge turc et l’indigo, et une foule de colorants artificiels d’emploi beaucoup plus facile.

Si les équivalents suffisent pour représenter des molécules simples, ce n’est plus possible avec les colorants, les sucres et bien d’autres substances. A une même formule brute peuvent correspondre plusieurs molécules ayant des propriétés ou des couleurs différentes, et pour les représenter, il faut faire intervenir non seulement la composition globale mais aussi la structure géométrique et l’arrangement des atomes qui les constituent. L’Allemagne prend ainsi une avance considérable sur la France.

Au début du vingtième siècle, les atomes s’imposent enfin définitivement. Par une série de mesures délicates, on parvient enfin à déterminer le nombre d’Avogadro, c’est à dire le nombre d’atomes contenus dans un gramme d’hydrogène. Ce nombre est énorme :

N = 6,O2. 1023

soit six cent mille milliards de milliards.

Rapidement les preuves s’accumulent, mais si les atomes s’imposent, on s’aperçoit bientôt que, loin d’être indivisibles, ils sont en réalité un assemblage de particules élémentaires, protons, neutrons et électrons, mais ceci est une autre histoire.

  1. Brandt découvre le phosphore.
  1. Naissance de Lavoisier.
  1. L’azote, découvert par Rutherford, est identifié par Priestley sous le nom de gaz phlogistiqué.

Priestley découvre l’oxygène , air vital ou air déphlogistiqué.

  1. Lavoisier établit la composition de l’air.
  1. Scheele découvre le chlore.
  1. Cavendish identifie l’hydrogène, déjà connu des alchimistes sous le nom d’air inflammable.
  1. Cavendish réalise la synthèse de l’eau.
  1. Lavoisier publie son Traité élémentaire de Chimie avec sa liste des éléments.
  1. Leblanc met au point son procédé de fabrication de la soude.
  1. Mort de Lavoisier.
  1. La pile de Volta.
  1. Davy isole le sodium et le potassium.
  1. Davy isole le calcium et le baryum.
  1. Gay-Lussac et Thénard découvrent le bore.
  1. Courtois découvre l’iode.
  1. Hypothèse d’Avogadro.
  1. Berzélius isole le silicium.
  1. Balard découvre le brome.
  1. Wöhler obtient l’aluminium.
  1. Berzélius établit une table des équivalents et représente les éléments par des symboles.
  1. Mendéléiev propose sa classification périodique des éléments.
  1. Moissan isole le fluor.
  1. Rayleigh et Ramsay découvrent l’argon.
  1. Ramsay découvre l’hélium.

PROGRAMME DU 3ème TRIMESTRE 2016/2017 UTL Morlaix

PROGRAMME DU 3ème TRIMESTRE 2016/2017 UTL Morlaix

1 – CONFERENCES ET SORTIES

17 – 27 Avril 2017 à Langolvas : conférence Spinoza, penseur de la laïcité par Bruno Streiff, conférencier-romancier

04 Mai 2017 local – Inscriptions de 10h00 à 12h00 , 20 rue Poulfanc -Morlaix pour la sortie Vallée des Saints du 18Mai

Coût : 37 €/pers. (49 places)

18 – 04 Mai à Langolvas : les nouvelles relations entre Europe Continentale, la Grande-Bretagne et les USA, mettent-elles en péril notre sécurité ? Par Guy Hollman, universitaire Caen

19 -11 mai à Langolvas : la Bibliothèque Nationale de France (BNF) : des origines à nos jours pas Jacqueline Sanson, ancienne directrice de la BNF, présidente de la Société Française d’Archéologie (SFA)

F – 18 Mai Centre Bretagne – Sortie : Carnoët, la Vallée des Saints ; Pestivien, enclos et chapelle Bulat- Pestivien ; Bodilo ; musée des manoirs bretons

Départs : Pouliet : 07h45 et Géant coté Feu Vert à 08h00

20 – 24 Mai (mercredi) à Langolvas : Conscience chrétienne et exigence politique : le cas d’Edmond Michelet (1899- 1970) par Nicole Lemaître, Maître de conférence Histoire à la Sorbonne

01 Juin local : Inscriptions de 10h00 à 12h00 , 20 rue Poulfanc -Morlaix pour la sortie de Loudéac

coût : 48 € (59 places)

21 – 01 Juin à Langolvas : Journal de la Mer d’Arabie par Reno et Claire Marca, écrivains voyageurs

22 -08 Juin au Roudour : les relations entre Islam et Politique par Yann Mens , journaliste

G – 15 Juin Centre Bretagne : Visites guidées : Loudéac, l’entreprise Allot ; Plemet, élevage d’escargots, la culture du crocus pour le safran ; le musée Artcolle

Départs : Pouliet 07h15 et Géant/coté Feu Vert à 07h30

23 -22 Juin à Langolvas  : Composition picturale et mise en scène dans la peinture classique par Bernard Collet, peintre

22 Juin à Langolvas : pot de fin d’année à l’issue de la conférence

22 juin – inscription pour l’expo Picasso de septembre 2017

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2  AGENDA 2017/2018

Inscriptions Année Universitaire 2017/2018

  • jeudi 07 septembre de 09h00 à 12 h00 et de 14h00 à 17h00
  • jeudi 21 septembre de 09h00 à 12h00

au local 20 , rue du Poulfanc -Morlaix

Assemblée Générale 2017 : le jeudi 28 Septembre accueil à 09h300 au Roudour

qui sera suivie d’une conférence de M Collas l’après-midi

N  B : les inscriptions au repas de l’A.G. du 28 Septembre et les inscriptions à la sortie du 12 octobre seront prises lors des 2 journées d’inscriptions pour l’année universitaire 2017/2018.

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3  ATELIERS

Aimons la musique ensemble : un lundi par mois / date donnée de séance en séance

Breton : le lundi à 17 h00 toutes les semaines

Lecture :

Atelier 1 mardi à 14h15 les 18 avril, 23 mai et 20 juin Annette Manant

Atelier 2 à 14h15 le 1er vendredi de chaque mois Christine Pouilly

Ecriture

Atelier 1 : les mardis des semaines impaires à 09h30 Marcel Mescam

Atelier 2 : un lundi à 14h30 date donnée en fin de séance par Dominique Le Gall

Ateliers philo animés par Yves Marie Le Lay

Gpe A 14h15/15h45 les mardis 04 avril, 02 mai et 06 juin Ninon Le Fers

Gpe B 16h00/17h30 les mardis 04 avril, 02 mai et 06 juin Ninon Le Fers

Gpe C 14h15/15h45 les mardis 25 avril, 16 mai et 13 juin Hélène Dutartre

Atelier Connaissance scientifique : 1 mercredi date et programme donnés de séance en séance

Bibliothèque : le jeudi de 10h30 à 11h45 aux dates coïncidant avec les dates de conférence  Ninon Le Fers

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4  LES PARTENARIATS

  • sur présentation de la carte UTL en cours, tarif réduit (hors abonnement) au Théâtre de Morlaix
  • sur présentation de la carte UTL en cours, tarif réduit au cinéma La Salamandre les lundis à 14h30 : 24 avril, 15 mai et 19 juin

les lectures d’Annette du mois de Mai 2017

CE QUE DOIT LE JOUR A LA NUIT

de Yamina KHADRA

 

Algérie des années 1930 à aujourd’hui(sept.2014)

Le jeune Younès né  dans une famille dont le père  a le sens de la dignité, même s’il n’a pas les moyens. A la suite d’un revers, il confie son fils à son frère marié mais sans enfant. Ce fils est choyé chez son oncle et sa tante. Séparé des ses parents, de sa sœur handicapée, il ne cessera de penser à eux. Rencontre avec Emilie qui sera pour lui l’AMOUR, même s’il connaîtra d’autres amours et aura des enfants. Grosse partie du livre.

Mais ce livre traverse la guerre d’Algérie. Younès, arabe, musulman discret mais respectueux des rites(pas d’alcool…) se retrouve par sa culture (pharmacien avec boutique, celle de son oncle) proche des colonisateurs. Position assez délicate dont il souffre; cependant son éducation rigoureuse moralement mais sans rigidité le préservera des excès. Il saura participer à la libération de l’Algérie sans prendre le fusil. Le FLN  utilisera ses compétences au service de la cause. Il accomplira sa tâche evec détermination et courage.

Beau livre où chacun est rendu à sa dignité( ou à son indignité). Que de belles descriptions !

Les difficultés de l’adolescent passant à l’âge adulte au prix de grandes souffrances sont si bien décrites.

L’indépendance de l’Algérie, la guerre, les malheurs des uns et des autres sont relatés dans un esprit d’humanité

Programme de Sortie UTL du 15 juin 2017 « Centre Bretagne »

 

Programme de Sortie UTL du 15 juin 2017

« Centre Bretagne »

Visite accompagnée de l’entreprise ALLOT, labellisée « entreprise du patrimoine vivant », menuiserie d’art et d’histoire , et fabrique de mobiliers de style depuis 1812. Le cheminement dans les différents ateliers permettra de découvrir tous les stades de fabrication depuis le bois brut jusqu’à la réalisation des œuvres uniques.

Guéridons, chiffonniers, commodes, bureaux, armoires, sièges, bibliothèques, bergères ou canapés, de l’époque Louis XIV jusqu’à la période Empire, tout y est réalisé, le plus souvent à l’unité et à la commande, par les 24 salariés de cette entreprise familiale bretonne.

La société de renommée internationale, exporte plus de 60% de son chiffre d’affaires. Ses clients sont en Russie, au Moyen-Orient, en Afrique.

  • Déjeuner au « Cadran Solaire » à Goméné : cochon grillé
  • Visite d’un élevage d’escargots et de production de safran à Plémet.
  • Visite du musée Artcolle (art du collage) à Plémet, unique en Europe : «  l’art qui met la peinture au défi » disait Aragon.

Départ : Pouliet 07h15  et Géant coté Feu Vert 07h30

 

Journal de la Mer d’Arabie par Claire et Reno Marca

Journal de la Mer d’Arabie

par Claire et Reno Marca, la conteuse-écrivain et l’illustrateur

A) une passion commune : le voyage

Claire, à 20 ans, part travailler pour 1 an dans une maternité à Bangui avant de passer un été en Inde avec les missionnaires de la Charité à Calcutta.

Illustrateur passionné, Reno publie en 1998 Esprit de Provence

En mai 2000, leur diplôme d’architecte d’intérieur en poche, après 2 ans de préparation, à 26 ans, ils se lancent dans un périple de 3 ans qui les mènera de l’Afrique au Pacifique : « 3 ans de voyage » en fera le récit.

De leur passion, ils en ont fait une profession, préférant le voyage terrestre (transports collectifs, moto…) qui privilégie le contact humain et qui permet de mieux comprendre tous les aspects des pays traversés.

B ) Journal de la Mer d’Arabie (Film)

Partis en 2010 sur l’île yéménite de Socotra, Claire et Reno Marca y découvrent par hasard les dhows, d’énormes boutres en bois qui assurent le transport marchand d’une rive à l’autre de l’Océan Indien. Piqués par le caractère extraordinaire de ces vaisseaux qui demeurent, depuis le commerce des épices, les derniers héritiers des échanges séculaires entre l’Afrique, l’Arabie et l’Inde, ils décident de remonter leur route jusqu’en Inde, où ils seraient, dit-on, fabriqués.

Ils remontent donc les côtes de l’Arabie, traversant le Yémen puis le Sultanat d’Oman pour arriver à Dubaï, où les dhows côtoient de manière surréaliste les gratte-ciel futuristes… De là, ils embarquent sur un cargo et traversent l’Océan Indien pour atteindre l’Inde, où ils découvrent enfin les fabuleux chantiers de dhows, après six mois d’aventures…(Kerala, puis Mandvi)

C) les carnets de voyage

 

 

Réf : CY-J2017VI01

 

Sorties du 3 ème Trimestre 2016/2017

04 Mai 2017 local – Inscriptions de 09h30 à 11h30 , 20 rue Poulfanc -Morlaix pour la sortie Vallée des Saints du 18Mai

Coût : 37 €/pers. (49 places)

 

F – 18 Mai Centre Bretagne – Sortie : Carnoët, la Vallée des Saints ; Pestivien, enclos et chapelle Bulat- Pestivien ; Bodilo ; musée des manoirs bretons

Départs : Pouliet : 07h45 et Géant coté Feu Vert à 08h00

01 Juin local : Inscriptions de 10h00 à 12h00 , 20 rue Poulfanc -Morlaix pour la sortie de Loudéac

coût : 48 € (59 places)

G – 15 Juin Centre Bretagne : Visites guidées : Loudéac, l’entreprise Allot ; Plemet, élevage d’escargots, la culture du crocus pour le safran ; le musée Artcolle

Départs : Pouliet 07h15 et Géant/coté Feu Vert  à 07h30

La naissance difficile de la chimie par M André RIO

M André RIO
M André RIO

La naissance difficile de la chimie

Les plantes prennent leur nourriture dans leur environnement et la transforment en leur propre substance. Les animaux, qui n’ont pas ce pouvoir, se nourrissent de plantes ou d’autres animaux qu’ils transforment eux-mêmes en leurs propres matières. Tout ce qui a vécu se décompose ou sert à son tour de nourriture. Le bois brûle et laisse de la fumée et des cendres. Presque toutes ces transformations sont irréversibles. Si l’on ne se satisfait pas d’explications surnaturelles, on peut penser que la matière est faite d’un petit nombre d’éléments qui peuvent s’associer pour donner toute la variété illimitée des substances existantes.
C’est ce qu’ont imaginé les philosophes grecs, mais ce n’est que bien plus tard qu’on a pu reconnaître les véritables éléments. Deux écoles s’opposaient : celle d’Aristote (- 384- 322 ) pour qui la matière était divisible à l’infini, et celle des atomistes qui supposaient que les éléments étaient formés de particules insécables et éternelles, les atomes. C’était l’opinion de Démocrite (- 460 –370 ) , d’Epicure ( -344 –270 ) et de Lucrèce (- 95- 53 ) , mais c’est la philosophie d’Aristote qui s’est imposée à la pensée occidentale et l’a fourvoyée dans une impasse dont elle a eu beaucoup de peine à se dégager. L’existence des atomes longtemps hypothétique n’a commencé à se préciser qu’au début du dix neuvième siècle et n’a été définitivement établie qu’au début du vingtième. Le monde entier en connaît maintenant les conséquences

Les éléments.

Si les éléments d’Aristote , l’air, l’eau, la terre et le feu, ne sont pas des éléments, on connaît depuis bien longtemps le charbon, carbone impur, le soufre des volcans, un certain nombre de métaux : cuivre, étain, fer, plomb, mercure, argent et or, ainsi que l’arsenic et l’antimoine, le phosphore obtenu par Brandt en 1662, qui a surpris par sa luminescence au contact de l’air (qui n’est pas de la phosphorescence ou fluorescence retardée) . Les vers luisants aussi sont luminescents, mais par un autre mécanisme.
Au dix huitième siècle, la chimie est encore empirique et peine à se dégager d’Aristote. L’air et l’eau, substances homogènes, sont encore tenus pour des éléments, mais la terre est visiblement hétérogène et composée de nombreuses substances et peut difficilement être considérée comme un élément, à moins de la considérer comme le symbole de l’état solide. On y distingue différentes « terres » comme la chaux, l’alumine, la silice, la magnésie et la baryte, et les minerais dont on extrait les différents métaux. Quant au feu, ce n’est pas une substance matérielle mais un phénomène dynamique et irréversible qui produit lumière et chaleur, qui ne sont pas non plus de la matière.

 

Les gaz.

On s ‘est rendu compte peu à peu qu’il existait des substances qui n’étaient pas de l’air tout en ayant certaines propriétés communes. Ils ne se manipulent pas aussi facilement que les liquides et la plupart son invisibles. Le gaz carbonique, dans lequel une flamme s’éteint a été identifié en 1648. Au dix huitième siècle, une série d’autres gaz sont découverts : l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le chlore, l’acide cyanhydrique et les oxydes d’azote.
Le phlogistique.
Une théorie erronée compromet le progrès. Imaginée par Stahl, elle est inspirée de la philosophie d’Aristote : les terres dont on extrait les métaux sont des éléments et les métaux sont des combinaisons de ces terres avec le phlogistique. Exposés à l’air et à la chaleur, les métaux perdent leur phlogistique et redeviennent des terres. L’eau, étant un élément, agit sur les métaux en libérant le phlogistique et les terres laisse un composé d’eau et de phlogistique.
Le défaut fondamental de cette théorie est que le phlogistique devrait avoir une masse négative : le métal pèse moins que la terre qui lui est associée. C’est à Lavoisier que l’on doit d’avoir rejeté cette conséquence de la philosophie d’Aristote.
Lavoisier, (1749-1794).
Au dix huitième siècle, quelques chimistes ouvrent la voie à une nouvelle chimie : Scheele (1742-1786) découvre le chlore en 1771. Priestley (1733-1804) l’oxygène et Cavendish (1731-1810) l’hydrogène. Ils ont contribué à la découverte de la composition de l’air et de l’eau, mais c’est Lavoisier qui a abandonné le phlogistique et reconnu que l’oxygène, l’hydrogène et l’azote sont les véritables éléments et que les »terres » sont en réalité des composés d’oxygène et de métal. Son expérience la plus célèbre est l’analyse de l’air par laquelle il démontre qu’il s’agit d’un mélange de 80% d’azote et de 20% d’oxygène. Par l’emploi de la balance, il peut établir un bilan des réactions chimiques et montre que la masse totale est conservée : rien ne se perd, rien ne se crée si tout se transforme, et il confirme un résultat de Cavendish : l’eau est une combinaison d’oxygène et d’hydrogène dans laquelle les composants gazeux donnent un composé liquide aux propriétés complètement différentes.
Dans l’expérience de l’analyse de l’air, il a montré qu’un métal chauffé en présence d’air, le mercure, se combine à l’oxygène pour donner un oxyde, une poudre jaune , qui se décompose à une température plus élevée en libérant l’oxygène et le mercure liquide. La plupart des métaux sont également oxydables.

Les éléments.

Rassemblant tous les éléments connus à l’époque, Lavoisier tente de les classer, mais l’entreprise est encore prématurée. Si l’on y trouve bien tous les métaux connus et les éléments non métalliques : hydrogène, azote, oxygène, soufre, phosphore, carbone, y figurent aussi les « terres », oxydes de métaux encore inconnus, et il y manque le chlore pourtant déjà connu, mas qu’il considère comme le composé oxygéné d’un élément inconnu. Plus surprenant encore, y figurent la lumière et la chaleur, réminiscence du feu d’Aristote. Sa fin prématurée et brutale ne lui a pas permis de rectifier ces erreurs, ce que ses survivants du début du dix neuvième siècle ont rapidement mené à bien.
Lavoisier n’avait fait qu’ébaucher une science encore balbutiante, mais il avait montré la voie à ses contemporains et à ses successeurs : qu’étaient ces terres qui rappelaient Aristote, ces alcalis qui donnaient des sels avec les acides, la lumière et la chaleur, le feu d’Aristote ; qu’est ce qui liait les éléments pour former des composés complètement différents ?
Il a fallu une technique nouvelle, l’électrolyse, pour libérer des éléments encore inconnus : sodium, potassium, magnésium, calcium, aluminium. D’autres éléments non métalliques sont découverts : l’iode, le brome, le bore, le silicium.
En 1815, Berzelius crée la nomenclature encore utilisée qui représente les éléments par des symboles.
Les lois fondamentales et le début d’une longue querelle.
Les éléments se combinent toujours selon des proportions bien définies : 2 grammes d’hydrogène se lient à 16 grammes d’oxygène pour donner 18 grammes d’eau. Il en est de même pour les volumes gazeux : un volume d’azote et 3 volumes d’hydrogène donnent 2 volumes d’ammoniac, d’où l’hypothèse d’Avogadro : un volume donné renferme toujours le même nombre de molécules quelle qui soit sa masse. Ces données laissent supposer que les éléments sont constitués d’unités distinctes, d’atomes, qui s’associent en molécules. Si les plus audacieux en sont convaincus, les plus prudents ne veulent pas admettre leur existence encore hypothétique inspirée par des élucubrations métaphysiques suspectes d’un manque d’esprit critique. Ils s’en tiennent à la notion d’équivalent qui ne présage en rien de leur nature et ne tient compte que des proportions des masses qui s’unissent. On peut ainsi accorder à chaque élément une masse en prenant par exemple pour l’hydrogène la masse de 1 gramme dont on déduit toutes les autres, ce qui met provisoirement d’accord atomistes et équivalentistes, mais les uns attribuent à l’eau la formule H2O et les autres HO. L’existence réelle des atomes ne sera établie que quand on aura répondu à la question : combien d’atomes dans un gramme d’hydrogène, soit le nombre d’Avogadro.

La classification périodique.

Au cours du dix neuvième siècle, de nouveaux éléments ont été découverts. En 1861, Mendeleïev propose sa classification qui les range par masses atomiques croissantes et par colonnes qui font apparaître l’existence de familles comme celles des métaux alcalins et des halogènes aux propriétés voisines. Quelques cases restaient encore vides car on ne connaissait à cette date qu’une soixantaine d’éléments, et les nouveaux venus y ont trouvé leur place. La querelle des équivalents n’en continuait pas moins, et ce n’est qu au début du vingtième siècle que l’existence des atomes sera définitivement établie, grâce en particulier à l’étude du mouvement brownien dont Einstein avait établi la théorie confirmée expérimentalement par Perrin en 1908, et à diverses autres techniques qui ont permis de déterminer le nombre d’Avogadro N = 6,02.1023 .
La chimie organique et la géométrie des molécules.
On avait cru qu’il était impossible de reproduire artificiellement les substances d’origine biologique jusqu’à ce que Wöhler synthétise par hasard l’urée en 1826. Berthelot, ( 1827-1907) considéré comme le père de la chimie organique, c’est à dire la chimie du carbone, était un adversaire résolu de l’existence des atomes. Il avait réalisé en particulier la synthèse de l’alcool éthylique, mais il classait les composés carbonés uniquement par leur composition globale ( Cn H2n+2 , Cn H2n , Cn H2n-2, etc.), vite insuffisante pour rendre compte de leur variété illimitée comportant des structures linéaires, ramifiées ou cycliques , de la nature des liaisons qui unissent les atomes et de leur valence, c’est à dire du nombre de liaisons qu’ils peuvent former, une seule pour l’hydrogène, 4 pour le carbone, 3 ou 5 pour l’azote, 2 ou 4 pour l’oxygène, etc, ces liaisons pouvant être simples, doubles ou triples . C’est ainsi que Kekulé (1829 – 1896 ) avait imaginé la forme cyclique de la molécule de benzène
aa-chimie

Une autre caractéristique de la chimie organique, c’est une chimie des températures modérées, avec une variété de liaisons des plus fortes au plus faibles qui permet une grande variété de réactions.

Les isomères.

Il existe des substances qui ont la même composition mais dont les atomes sont disposés différemment, ce qui entraîne des propriétés différentes. On connaît par exemple 3 dichlorobenzènes, ainsi que 2 acides , maléique et fumarique, qui ne diffèrent que par la répartition des liaisons de part et d’autre d’une double liaison. Dans le cas de l’acide tartrique, étudié par Pasteur, il en existe 3 formes : une symétrique et 2 asymétriques, droite et gauche. Les molécules d’origine biologique sont souvent asymétriques : les acides aminés constituants des protéines sont tous gauches et la plupart des sucres droits.
La chimie et les électrons.
C’est la mise en commun d’électrons entre deux atomes qui assure leur liaison : 2 électrons pour une liaison simple, 4 pour une liaison double, 6 pour une liaison triple. Une réaction chimique est le résultat d’une rupture de liaison et d’un réarrangement par d’autres liaisons. Il existe deux mécanismes, l’un ionique où les fragments après rupture des ions, portent une charge électrique, c’est le plus fréquent en chimie organique, et un mécanisme radicalaire où les fragments sont électriquement neutres mais comportent des couches électroniques incomplètes. C’est par exemple le cas de la décomposition de composés peroxydés et de la polymérisation de composés comportant une liaison double comme le styrène ou le chlorure de vinyle.
La chimie du silicium.
La chimie organique, chimie des composés carbonés, est beaucoup plus riche que celle de tous les autres éléments, grâce à la propriété du carbone de former une variété illimitée de molécules. Il existe cependant une chimie très riche, celle du silicium, qui ne comporte pas de liaisons Si – Si, très instables, mais des liaisons Si – O – Si très stables qui existent dans la silice et une grande variété de silicates parmi lesquelles les structures linéaires de l’amiante et des silicones, planes dans le mica et tridimensionnelles dans la plupart des autres minéraux. Contrairement à la chimie du carbone, c’est une chimie des hautes températures comportant des structures amorphes comme le verre ou le plus souvent cristallines.
La chimie macromoléculaire.
Au début du vingtième siècle, on n’imaginait pas qu’il puisse exister des molécules comportant plus de quelques dizaines d’atomes. Staudinger a montré en 1920 que la cellulose était constituée de très longues chaînes d’atomes. On a vite réalisé qu’on pouvait réaliser des molécules géantes par des mécanismes radicalaires ou ioniques, ce qui a permis lz développement des matières plastiques, des élastomères et des fibres synthétiques.

Les techniques d’analyse.

Comment peut-on établir la structure d’une molécule ? L’analyse élémentaire détermine les proportions des éléments qui la composent ; la microanalyse permet d’opérer sur un échantillon de l’ordre du milligramme. Les techniques spectroscopiques : infra rouge, résonance magnétique nucléaire, spectres de rayons x, contribuent à la détermination de la géométrie de la molécule.
En conclusion,
La chimie est inconcevable sans l’existence des atomes, mais il a fallu longtemps pour s’en assurer.

les commentaires pêle-mail

HAMON MF    20/05/2017  Sortie Vallée des Saints…
Franchement emballée par la découverte des maquettes du musée du manoir de Bodilio , je remercie l ‘équipe organisatrice pour cette journée réussie.
 
Guivarch Piclet Eliane   25/01/2017  Réponse à propos Conférence sur Albert Einstein

Monsieur Pierre Berlivet ,ingénieur chimiste en retraite, nous fera découvrir le personnage :Mr Albert Einstein comme il a su lors d’une précédente conférence nous parler de Mme Marie Curie.Les quelques lignes de sa
présentation sur le site de l’UTL nous annoncent le contenu de sa conférence et nous laisse envisager la découverte du « bonhomme » Einstein dans la vie ? Laissons- nous emporter par notre curiosité, Mr Pierre
Berlivet nous dévoilera certainement la face cachée du personnage. 

Jean-Claude PRESTEL 24 janvier 2017  le français martyrisé : texte de M RIO

Très pertinent.

BRIET  24/01/2017 Einstein Albert

Conférence Albert Einstein : quelle est l’approche du conférencier ? Vie du savant ? itinéraire de sa pensée scientifique ? La paternité de la théorie de la relativité ?
D’une façon générale ce serait bien d’avoir une présentation synthétique de la conférence.

 
Isabel 16/01/2017 Arts déco et univers de la femme
 
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LIRON Jean Marc 19/12/2016 paradoxes et impératifs de l’énergie/ article de  M Rio

J’ai découvert vos articles récemment, M. Rio et les apprécie beaucoup.
Sincèrement je n’ai jamais lu de meilleures synthèses, en Français ou en Anglais.
Comme au temps du tableau d’honneur, recevez toute mes félicitations et aussi mes encouragements, au sens propre du terme.

Fouillard   19/12/2016  Inscriptions aux sorties
 
Françoise SARDA  14/12/2016  Sortie Lambader

C CORSON le 25.11.2016  Conférence Bretagne connectée

excellente conférence que celle animée par GUENEGAN  BUI qui montre, à l’inverse de ce que nous a présenté Jo LE BIHAN , que la Bretagne bouge et est même en avance dans un domaine essentiel pour l’avenir .
pas de parti pris dans les propos du conférencier ,une réelle pédagogie sur un thème pas facile mais parfaitement maitrisé.
Bravo.puis je vous suggérer comme intervenant futur Jean OLLIVRO qui a écrit le livre  » PROJET BRETAGNE  » aux éditions apogée  en 2010.
 
Jean Laurent HAMON  25/11/2016  Conférence sur Bretagne Est/Ouest
RAVASIO Daniel 15/11/2016  Conférence sur Bretagne Est/Ouest

Avons-nous vraiment assisté à une conférence sur ce thème ? Non !

La partie de la conférence animée par monsieur LE BIHAN, cela a été la présentation de 3 cartes : la Bretagne dans son extension maximum au niveau historique (le Cotentin et la Vendée en Bretagne) ; les Evêchés de Bretagne ; une carte de la Bretagne sur les bassins de vie selon le degré de fragilité sociale (avec une simple présentation à l’inverse de la légende !). D’habitude nous avons, à partir de documents, droit à une analyse argumentée sur le thème annoncé. Là, nous avons assisté à une simple présentation de ces 3 cartes sans lien réel avec le thème, sans réelle analyse argumentée … tout cela expédié en 30 minutes. Est-ce cela une conférence ? Est-ce que cela correspond au thème annoncé ?
En réalité nous avons assisté à une sorte de mauvais meeting politique, avec un animateur dédaigneux de tous ceux qui ne pensent pas comme lui :
 Tout fout le camp, on (les bretons) refuse tout, …. On aura une révolution violente.
 La Bretagne, la France sont dans un déclin inéluctable sauf à poursuivre encore plus dans la politique qui, pourtant, nous a mené dans cette situation (ça c’est moi qui le dit)
 Il faut savoir s’adapter à l’évolution de la société libérale, seul avenir possible :
 des fermes de plus en plus grandes ; des agriculteurs toujours moins nombreux ;
 des réformes radicales à prendre (on n’a pas dit lesquels mais vu la teneur des propos du conférencier on voit bien le sens de ces réformes à savoir des réformes allant encore plus loin que celles mises en œuvre par les différents pouvoirs politiques, réformes de casse des droits sociaux et de la protection sociale solidaire) ; …
 Il faut savoir et accepter le fait que nous avons vécu notre âge d’or et qu’il nous faudra vivre moins bien. La classe moyenne française devra accepter une baisse de son niveau de vie et même accepter, pour certains, la pauvreté ! … Mais pour les riches, qui sont de plus en plus riches dans le monde et la France actuelle, on n’en parle pas !

La deuxième partie de la « conférence (!) » a été animée par monsieur Michel MONTIER de l’institut de Locarn (non prévu dans l’annonce de la conférence). On nous a présenté un extrait d’un document Power Point (conférence datant de 2012), extrait sur le thème « route maritime entre l’Europe et l’Asie via le grand Nord (Le changement climatique avec la fonte des glaces va permettre de faire circuler des bateaux via les côtes russes jusqu’en Asie) ». Certes cela aura des conséquences sur les ports Bretons … Mais alors, il aurait fallu faire une présentation argumentée autour de cette problématique ce qui ne fut pas le cas ! Mais quel lien avec le thème de la conférence «Les 2 Bretagne : Est et Ouest» ?
Dans cette deuxième partie nous avons eu le droit, une nouvelle fois, à une leçon dédaigneuse autour des mêmes problématiques que le 1er intervenant.

Oui, il y a des problèmes en Bretagne, en France et dans le monde. Mais cela mérite un débat pluraliste sans concession mais respectueux des uns et des autres. L’UTL de Morlaix donnera-t-il la parole à d’autres personnes qui n’ont pas la même vision ?

CREIGNOU  18/11/2016  conférence sur Afrique

« La seule situation de déséquilibre continental caractérisé concerne l’AfrIque, qui est structurellement possédée par les autres continents. Concrètement, d’après les balances des paiements au niveau mondial établies chaque année depuis 1970 par les Nations Unies et les autres organisations internationales (Banque Mondiale, FMI), le revenu national dont disposent les habitants du continent africain est systématiquement inférieur d’environ 5% à leur production intérieure (l’écart dépasse 10% dans certains pays). Avec une part du capital dans la production de l’ordre de 30% , cela signifie que près de 20% du capital africain est détenu par des propriétaires étrangers….
Il est important de réaliser ce que signifie en pratique un tel chiffre. compte tenu du fait que certains éléments de patrimoine (par exemple l’immobilier d’habitation ou le capital agricole) ne sont qu’assez peu détenu par les capitaux étrangers, cela signifie que la part du capital domestique détenu par le reste du monde peut dépasser 40%-50¨% dans l’industrie manufacturière, voire davantage dans certains secteurs….
Quand un pays est pour une large part possédé par des propriétaires étrangers, la demande sociale d’expropriation est récurrente et presque irrépressible…Le pays se retrouve ainsi pris dans une alternance de gouvernements révolutionnaires( au succès souvent limité pour ce qui est de l’amélioration réelle des conditions de vie de leur population) et de gouvernements protégeant les propriétaires en place et préparant la révolution ou le coup d’Etat suivant…
Les (pays) les plus pauvres rattrapent les plus riches dans la mesure où ils parviennent à atteindre le même niveau de savoir technologique, de qualifications, et non pas en devenant la propriété des plus riches….

  • HOTTE         19/09/2016           Conférence sur sous-marin C2 Brest

Remarquable évocation d’un évènement totalement méconnu (du moins pour moi…) de la Guerre d’Espagne.

  • Gonzalez 15/10/2016  Conférence sur sous-marin C2 Brest

    Je connais cet histoire depuis deux jours et mon passage à la FNAC rayon bd, avec la parution de la guerre d’Espagne s’invite à Brest  » Nuit noir sur Brest  » paru il y a un mois.
    Superbe redécouverte sur l’histoire de France et d’Espagne.