la migration des anguilles par Philippe Sebert

Source : Le Télégramme

La migration des anguilles

par Philippe Sébert . spécialiste en Physiologie Comparée,

La migration des anguilles pose des problèmes de taille(s). L’intervention se propose de faire découvrir la démarche scientifique simplifiée qui tente de retracer cette migration.

A – GENERALITES SUR L’ANGUILLE

a1 ANGUILLA
Source : syndicats des ETANGS CREUSOIS

Ce poisson a connu une évolution de 40 millions d’années et est l’objet de spéculations depuis plus de 2 millénaires.
Particularité : il est recouvert d’un épais mucus et ne possède qu’une seule nageoire.
L’anguille d’Europe (Anguilla anguilla) est une espèce de poisson appartenant à la famille des Anguillidés, mesurant autour de 45cm pour les mâles et de 60cm à 150 cm pour les femelles. C’est  un migrateur amphihalin , thalassotoque et catadrome. Lire la suite

MISHIMA & KAWABATA : deux génies de la littérature japonaise

KAWABATA Mishima et Kawabata : deux génies de la littérature japonaise

 

par Yves Goulm, conférencier écrivain

2017 CR Mishima Kawabata

Le 20ème siècle littéraire japonais a été très marqué  par les guerres et les crises politiques, ponctuées par la vitrification d’Hiroshima et de Nagazaki. Mishima et Kawabata illustrent l’un et l’autre des courants littéraires différents. Mishima, l’exalté, le sulfureux et Kawabata, le contemplatif, le calme.

 

MISHIMA

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LA CHIMIE , UNE SCIENCE NATURELLE par M André RIO

LA CHIMIE , UNE SCIENCE NATURELLE

M André RIO
M André RIO

 

La chimie a mauvaise réputation, mais pourquoi ? On l’accuse de fabriquer des poisons , des explosifs et des matières artificielles douteuses, en héritière d’une alchimie satanique . C’est que la plupart de nos contemporains n’en ont qu’une connaissance très sommaire ou nulle, au mieux de vagues souvenirs de quelques cours trop théoriques mal assimilés et vite oubliés. Beaucoup conçoivent ils qu’une substance puisse se transformer en une autre très différente, et ont ils une idée claire de ce que sont les éléments et leurs combinaisons ? Peut être savent ils que l’eau se représente par H2O et l’acide sulfurique par SO4H2. Quant au gaz carbonique, CO2, accusé du réchauffement climatique, personne ne peut plus l’ignorer.

La chimie est elle née à la fin du XVIIIème siècle avec Lavoisier ? En réalité elle est bien plus ancienne, puisqu’elle remonte au Big-Bang, il y a 13,7 milliards d’années, à une époque où il n’y avait pas encore de chimistes, et elle s’est développée depuis sans aucune intervention humaine. On ne sait pas ce qu’il y avait avant le Big-Bang, ou s’il n’y avait rien, mais très vite après, en quelques minutes, les premiers éléments sont apparus, d’abord l’hydrogène, puis le deutérium, l’hélium et un peu de lithium, sous forme d’une masse gazeuse très chaude et très dense qui s’est refroidie et est devenue transparente au bout de  380 000 ans. Ensuite, le refroidissement et l’expansion se sont poursuivis pendant quelques centaines de millions d’années jusqu’à la formation des premières étoiles. C’est alors seulement que de nouveaux éléments sont apparus, de plus en plus lourds. Les étoiles modestes comme le Soleil, en fin de vie, au bout de 10 milliards d’années, peuvent produire, en se contractant et s’échauffant, du carbone, de l’azote et de l’oxygène, mais les plus grosses, dont la durée de vie est beaucoup plus courte, vont bien au delà jusqu’au fer, le plus stable., et quand elles explosent finalement en supernova, les neutrons dont elles bombardent les éléments déjà présents, permettent d’atteindre jusqu’à l’uranium. Au delà, les éléments plus lourds qui peuvent se former sont instables et ont une durée de vie limitée.

La centaine d’éléments existants ne se sont pas créés au hasard ; tout atome est formé à partir de trois constituants seulement : protons et neutrons dans un noyau compact électriquement positif entouré d’un nuage négatif d’électrons. Sa structure obéit à des règles précises que concrétise la classification périodique de Mendeleïev : une place pour chacun, chacun à sa place numérotée : 1 pour l’hydrogène, 2 pour l’hélium, et ainsi de suite jusqu’à 92 pour l’uranium, chaque numéro correspondant au nombre de protons dans le noyau et d’électrons à la périphérie.

Tous ces éléments se rencontrent et s’unissent selon leurs affinités propres. L’oxygène, relativement abondant et réactif, donne de l’eau, du gaz carbonique, des oxydes métallique et de la silice. Ces matériaux sont recyclés dans de nouvelles étoiles, leurs planètes et les satellites, et constituent des atmosphères gazeuses, des roches et de l’eau dans ses différents états. Tandis que le Soleil produit de l’énergie en fusionnant l’hydrogène en hélium, une planète comme la Terre, alimentée en énergie par le rayonnement solaire et par sa chaleur interne, est le siège d’évènements géologiques complexes qui aboutissent à la formation d’innombrables minéraux plus ou moins cristallisés. Un cristal, qui est un arrangement régulier de ses constituants, atomes, molécules ou ions, se forme à partir de solutions aqueuses ou de roches fondues, et accepte difficilement d’incorporer des composants étrangers. La cristallisation est ainsi un moyen efficace pour obtenir des solides relativement purs à partir de mélanges liquides, mais il existe aussi des matériaux vitreux et argileux à structure désordonnée.

La chimie naturelle ne s’est pas limitée à fabriquer de l’eau, les gaz et les roches qui constituent la Terre et les autres corps célestes : elle a créé la vie sur terre et probablement aussi parfois ailleurs quand les conditions étaient favorables. La Terre a environ 4,5 milliards d’années, mais au bout seulement d’un milliard la vie existait déjà. Elle n’est évidemment pas apparue d’un coup. Le degré d’organisation des bactéries les plus rudimentaire est déjà considérable et n’a pu émerger que progressivement après bien des tâtonnements. Ce qui est certain, c’est que les matières premières nécessaires étaient là : les acides aminés et les bases constituants des protéines et des acides nucléiques se forment spontanément à partir de matières minérales sous l’effet de rayons ultra violets ou de décharges électriques, et on en trouve en particulier dans les météorites.

On a établi que tous les êtres vivants ont un ancêtre commun. L’évolution peut être  suivie à la trace grâce à l’ADN. Elle n’a longtemps été représentée que par des procaryotes, cellules sans noyau, les eubactéries et les archées. Il y a un milliard d’années environ, sont apparus les eucaryotes, cellules possédant un noyau, et, il y a quelques centaines de millions d’années, des êtres pluricellulaires se reproduisant par voie sexuelle, de plus en plus performants et diversifiés, jusqu’à l’époque actuelle.

Il y a seulement deux siècles, après des millénaires de pratiques empiriques, que des chimistes ont commencé à déchiffrer la structure de la matière et à en reproduire les mécanismes les plus simples.

Les êtres vivants produisent des quantités de substances dont certaines très compliquées, grâce à des catalyseurs très efficaces, les enzymes, véritables machines-outils, qui sont programmés dans leur ADN. La synthèse biologique d’une molécule, même simple, est le résultat d’une cascade de réactions étroitement contrôlées par d’autres substances également présentes. Un extrait de végétal peut renfermer des centaines de molécules différentes, dont beaucoup en proportions très faibles. C’est ainsi que les plantes synthétisent des parfums, des colorants, des insecticides, des médicaments et bien d’autres choses pour attirer les pollinisateurs, repousser leurs agresseurs ou se défendre contre un environnement défavorable.

Les chimistes ayant suffisamment progressé au cours du XIXème siècle ont appris peu à peu à analyser ces substances pour établir leur structure et à les synthétiser par des procédés plus simples. Les réactions dans les êtres vivants, si elles sont compliquées, se font en présence d’eau et à température ambiante, mais si les chimistes ne disposent pas de catalyseurs artificiels aussi performants, ils peuvent opérer dans des conditions de température, de pression et de milieu beaucoup plus variés et réglables. Pour le chimiste comme pour la nature, les lois fondamentales de la chimie sont les mêmes, seule la manière de les utiliser diffère, et la nature des substances produites est strictement la même, quelle que soit la voie de synthèse utilisée. Cependant, si la nature sert de modèle pour reproduire un colorant, un parfum, on peut aussi créer des variantes, ajoutant ou retranchant à une molécule des atomes ou des groupes d’atomes pour en modifier à volonté les propriétés. D’un colorant naturel comme l’indigo, qu’on produit avantageusement par synthèse, on a créé des quantité de variantes, modifiant la couleur, les propriétés tinctoriales, la résistance aux agents de nettoyage et à la lumière. Sur le modèle de l’aspirine, on produit également toute une gamme de médicaments apparentés comme le paracétamol.

Un autre avantage de la synthèse industrielle est qu’elle permet de produire massivement des substances utiles qu’on ne trouve dans la nature qu’à l’état de traces diluées dans une masse de composés étrangers inutiles ou indésirables. Cet avantage a son revers qui est à l’origine de la mauvaise réputation de la chimie : produire en quantité des matières dangereuses qui n’existent pas dans la nature ou seulement à l’état de traces est une source de risques qui doit être étroitement surveillée.

Il ne faut pas oublier tout de même que la nature aussi est une source de dangers qui eux sont incontrôlables : séismes, volcanisme, chute de météorites, ouragans, épidémies, ont produit au cours de l’histoire de la Terre des extinctions massives d’espèces, atteignant 90% à la fin du Permien, il y a 250 millions d’années, et la disparition des dinosaures  et de bien d’autres espèces il y a 65 millions d’années. Il est vrai que si ces extinctions n’avaient pas  eu lieu, l’évolution aurait suivi d’autres voies, et nous ne serions pas là pour en parler.

Y a-t-il d’autres formes de matière que celle que nous connaissons et qui est faite d’atomes ? Il y a bien sur les neutrinos, qu’on sait maintenant détecter, et qui nous renseignent en particulier sur ce qui se passe au cœur du Soleil. Il y a peut être aussi d’autres particules encore hypothétiques comme le boson de Higgs, les particules de la théorie de la supersymétrie dont le neutralino, candidat à constituer la matière noire détectée par les astronomes, et qui accompagne les galaxies, mais toutes ces particules n’interagissent presque pas avec la matière ordinaire, sauf par leur masse, qui influe sur la route des astres. Il y a aussi le rayonnement électromagnétique, qui interagit fortement avec la matière (attention aux coups de Soleil) mais il faut de la matière pour le produire : sans matière, pas de rayonnement.

Tout cela ôté, que reste- t-il dans l’espace ? Les astronomes comme les physiciens pressentent une énergie du vide, mais sont en total désaccord sur son importance ; tel est du moins l’état actuel des connaissances.

A côté de la chimie naturelle, celle des chimistes n’est qu’un petit bricolage local. Elles ont toutes deux un fond commun essentiel, tous les atomes et un très grand nombre de molécules. La première ne sait faire ni du polyéthylène ni du nylon, ni des silicones ; elle fait du caoutchouc que nous aussi savons faire, mais elle fait de la laine et du coton que nous ne savons pas faire, bien que nous en connaissions parfaitement la composition. Elles sont complémentaires et non rivales : des substances utiles extraites de plantes, dont on se passerait difficilement mais présentes en très faibles proportions, parfums, colorants ou médicaments ont pu, après analyse, servir de modèles qu’on a pu reproduire économiquement en quantité. Inversement, il est parfois plus facile d’utiliser des plantes, des microorganismes ou même des animaux éventuellement transgéniques pour produire des substances dont la synthèse est trop difficile ou impossible avec les techniques actuelles.

Si le traitement de l’information est apparu depuis quelques dizaines d’années avec les ordinateurs, la nature ne nous a pas attendu pour le réaliser à sa façon. Après avoir créé la vie, la chimie naturelle a permis l’évolution des animaux grâce à des dispositifs non moins performants, le système nerveux et le cerveau, sans lesquels ils ne pourraient ni se déplacer, ni se nourrir, ni se défendre ni se reproduire

Tout repose sur une cellule spécialisée, le neurone, avec son axone et ses dendrites, des fibres nerveuses qui transmettent les informations sous forme de signaux électriques. La chimie de cette transmission fait intervenir des ions, essentiellement ceux du sodium, du potassium, du calcium et du chlore. Il ne s’agit pas d’un courant d’électrons , comme dans un fil métallique, mais d’une onde de dépolarisation, beaucoup plus lente, qui se joue entre l’intérieur de la fibre et son enveloppe externe. D’un neurone à l’autre, dans la fente synaptique qui les sépare, d’autres agents interviennent, les neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine, l’adrénaline, l’acétylcholine et quelques autres. La nature a inventé l’ordinateur chimique que constitue le cerveau, avec ses capteurs, ses modules de traitement des données, sa mémoire vive et sa mémoire permanente, ses centres de décision et la commande de ses annexes les muscles. Ses possibilités sons évidemment très différentes de celles de nos ordinateurs électroniques, et l’évolution l’a adapté aux besoins de chacun de ses utilisateurs, les animaux et les hommes. Après le comportement réflexe inconscient est apparue la pensée consciente que nous sommes bien loin de savoir réaliser artificiellement.

 

La chimie ne suffit pas à tout expliquer, loin de là. Elle fournit la matière sous toutes ses formes, sans laquelle rien n’est possible, mais elle ne s’applique pas à ses constituants ultimes. Dans les atomes et les molécules, les chimistes ne font intervenir que les électrons les plus externes des atomes, ceux qui assurent les liaisons, ces liaisons qu’ils cassent pour en établir d’autres. Les noyaux n’y jouent directement aucun rôle. La structure interne des atomes est du domaine de la physique, mais elle est la cause profonde du caractère de chaque élément.

Les cascades de mécanismes dans la cellule vivante, si elles ont une base chimique, dépendent d’un niveau d’organisation plus élevé, comme une horloge dont le fonctionnement n’est possible que par l’arrangement précis de l’ensemble des pièces détachées dont elle est constituée.

Un physicien peut à la rigueur ignorer la chimie et un chimiste la biologie, mais un biologiste ne peut pas ignorer la chimie, ni un chimiste la physique. Pour assurer la transition, il existe des disciplines mixtes : la chimie physique et la biochimie. Autrefois, les naturalistes qui classaient les espèces n’avaient pas besoin de la chimie, et les chimistes ne se préoccupaient pas des électrons qui assurent les liaisons entre atomes ; maintenant toutes ces sciences sont interdépendantes.

La nature n’est pas une personne. Elle ne sait rien et n’a aucun projet. Elle n’est en fait, semble-t-il qu’un ensemble de particules dont les relations qu’elles ont ensemble sont le jeu de transformations continuelles et leur évolution est l’effet du hasard et de la nécessité, mais elle dispose de toute la matière de l’univers, de son énergie et des conditions extrêmes qui y règnent : températures et pressions très basses ou très élevées. Elle dispose aussi de beaucoup de temps, ce qui lui a permis de créer la vie et la pensée, qui n’étaient pas prévisibles dans le chaos des origines, tout en étant peut-être inévitables dans des conditions favorables : un système qui reçoit un flot permanent d’énergie de l’extérieur peut localement s’organiser spontanément de façon de plus en plus subtile, à contre courant de la tendance de l’entropie à croître jusqu’à l’uniformité. Dans cette évolution, la chimie joue un rôle essentiel en créant constamment de nouveaux arrangements de la matière.

Ceux pour qui naturel et chimique sont antagonistes trouvent un encouragement dans la publicité, forme élaborée de mensonge qui en fait un de ses arguments favoris. On vante des aliments, des boissons, des produits d’hygiène ou ceux dits de beauté, ou n’importe quoi d’autre en les proclamant exempts de tout produit chimique ; c’est à la fois une équivoque et une imposture. Tout produit dit naturel n’est qu’un mélange de substances qu’on peut dire chimiques quand on les désigne par une appellation chimique : le sel de cuisine s’appelle aussi chlorure de sodium, le sucre de canne ou de betterave saccharose et l’acide du vinaigre acide acétique. C’est une imposture quand on veut persuader que tout ce qui est naturel est bénéfique et tout ce qui est chimique dangereux.

Les adorateurs de la nature préconisent de se soigner par les plantes. Si les végétaux élaborent des centaines de substances, ce n’est pas par philanthropie pour nous soigner, c’est pour leur permettre de survivre. Il se trouve que certaines de ces substances peuvent avoir un effet bénéfique pour les humains, mais si un extrait de plante renferme un produit utile, il est généralement mélangé à d’autres substances inutiles ou indésirables, et il s’y trouve en proportions qui peuvent être très variables selon l’histoire de la plante dont il provient ; son dosage est donc aléatoire et on risque d’en prendre trop ou trop peu. Le risque est d’autant plus grand que le produit est plus actif.

Les substances issues des plantes n’en sont pas moins une source de molécules précieuses que souvent on n’aurait pas imaginées, et qu’on peut le plus souvent reproduire par synthèse et conditionner avec précision dans les médicaments, sans condamner pour autant les amateurs de tisanes. La médecine est le domaine où les produits synthétiques sont le mieux acceptés, car la santé des personnes est en jeu. Avec les génériques, le public commence à s’habituer à l’idée que sous des noms, des prix et des emballages différents on peut avoir exactement les mêmes remèdes.

On fait de la chimie sans le savoir. La cuisine est une chimie empirique aux mécanismes subtils. Les trois principaux constituants de nos aliments, protéines, sucres et graisses, résistent inégalement à la cuisson. Les protéines sont les plus fragiles, comme le montre la cuisson d’un œuf qui les dénature en modifiant leur structure et en les durcissant ; les sucres se combinent aux protéines ou se caramélisent ; les corps gras sont plus résistant mais peuvent rancir ou se dégrader dans les fritures. Les actions mécaniques : fouetter, écrémer, émulsionner, modifient la texture : l’huile se transforme en mayonnaise, le lait caille, les autres ingrédients comme le sel interviennent également en faisant ou défaisant des liaisons délicates entre tous les constituants présents. Les chimistes ont du mal à s’y retrouver et ne sont pas nécessairement les mieux placés pour apprécier le résultat.

La métallurgie a longtemps été un art . Comment comprendre qu’on obtient des métaux à partir de minerais, qui sont le plus souvent des oxydes, si on ignore l’existence de l’oxygène et le rôle du charbon. Pendant des siècles, cette ignorance n’a pas empêché les métallurgistes d’opérer, mais ne leur a pas non plus facilité la tâche.

Les teinturiers ont longtemps utilisé des colorants extraits de plantes et mis au point des recettes empiriques laborieuses pour les fixer sur les tissus. Il n’y a pas beaucoup plus d’un siècle qu’on a commencé à connaître la composition de ces colorants, par quelles liaisons ils se fixent sur les fils, à en synthétiser d’innombrables variantes et à maîtriser les techniques de teinture.

Il n’y a pas bien longtemps non plus que les agriculteurs connaissent le rôle exact des engrais. Pour croître, les plantes ont besoin principalement du gaz carbonique de l’air, d’eau, d’azote, de phosphore, de potassium et , en moindres quantités, d’une trentaine d’autres éléments. L’azote n’est connu que depuis la fin du XVIIIème siècle. Constituant principal de l’atmosphère, présent dans les protéines, il n’est directement assimilable que par quelques microorganismes fixés sur les racines des légumineuses, seule source naturelle, avec parfois les oxydes d’azote produits par la foudre, et il est recyclé par les déchets de l’agriculture. Quand l’industrie chimique l’extrait de l’air pour en faire de l’ammoniac ou des nitrates, c’est bien le même azote que celui du fumier.

Tout ce qui vit est  biologique par définition, et l’agriculture dite biologique n’en a pas le monopole. Les plantes qui poussent grâce aux engrais de synthèse n’en sont pas moins biologiques. Toute cellule vivante est une usine chimique avec ses plans de fabrication et ses machines-outils. Elle importe ses matières premières et livre ses produits finis. La digestion et la respiration sont des opérations chimique, et les plus virulents de ceux qui ne voient dans la chimie qu’une source de pollution perverse en font inconsciemment malgré eux. La biologie est finalement de la chimie avec un haut degré d’organisation.

S’ils fabriquent souvent les mêmes molécules, la nature et les chimistes procèdent de façon très différente. La nature opère sans projet, sans intention consciente. En s’en tenant à la Terre, il faut distinguer trois étapes très différentes : une première étape minérale, une seconde prébiotique et une dernière biochimique. L’étape minérale commence avec la formation de la Terre, à partir du nuage de gaz et de poussières à l’origine du Système Solaire. Ce nuage renferme tous les éléments, mais en proportions très variées. Les plus abondants sont l’hydrogène, l’oxygène, le fer, le carbone, le silicium et des métaux. Porté à haute température par l’accrétion, le mélange fond, les métaux décantent pour constituer le noyau, et au dessus surnagent le magma qui constitue le manteau et la croûte, puis l’eau et les gaz de l’atmosphère.

Les phénomènes géologiques : volcanisme, dérive des continents, subduction, infiltration d’eau en profondeur et érosion diversifient une composition au départ homogène : des éléments migrent et se concentrent localement, formant des gisements métallifères, le lessivage des sols accumule les composés solubles dans les océans, et l’assèchement des mers isolées provoque des dépôts  de sels. Ce sont ces gisements que nous exploitons maintenant et qui nous servent de matières premières.

La seconde étape met en jeu des quantités de matière beaucoup moins importantes : le carbone sous forme de gaz carbonique ou de méthane, l’azote et l’eau, soumis au rayonnement solaire ou aux décharges électriques des orages forment des masses goudronneuses renfermant entre autres des acides aminés et des bases azotées, matières premières de la vie.

Les premiers êtres vivants, des bactéries, sont apparus très tôt dans l’histoire de la Terre. S’isolant dans des cellules qui, grâce à leur membrane, contrôlent les échanges avec l’extérieur, réalisant progressivement la synthèse d’innombrables molécules nécessaires à leur survie et à leur reproduction, les êtres vivant, végétaux et animaux , envahissent les océans puis les continents, et s’accumulent après leur mort pour former les gisements de charbon, de gaz et de pétrole, autres sources de matières premières.

Un chimiste qui veut synthétiser une molécule a un projet et fait appel à ses connaissances et à sa documentation pour déterminer la marche à suivre, en quoi il se distingue de la nature, mais comme la cellule vivante il a aussi besoin de matériel, et avant tout de récipients pour isoler ses produits. Dans les deux cas, cet isolement est indispensable pour contrôler les différentes étapes de la synthèse et aboutir sélectivement au résultat. Hors de la matière vivante, la chimie naturelle évolue au hasard, alors que la cellule opère selon des mécanismes  précis et ne synthétise que des molécules préprogrammées par son matériel génétique.

Synthétiser des molécules et les concentrer plus ou moins pures en quantités notables sont deux opérations bien différentes. Des phénomènes géologiques peuvent rassembler des masses importantes  de substances minérales, mais les cellules vivantes produisent, en proportions souvent très faibles, de très nombreuses molécules différentes. Les chimistes ont des soucis que n’a pas la nature. Ils veulent obtenir des produits aussi purs que possible, et en quantités suffisantes pour leurs diverses applications. Les impuretés qui pourraient subsister sont souvent une gène, et les techniques de détection de traces et de purification continuent à progresser.

Les transformations de la matière peuvent donc s’effectuer soit au hasard soit selon un programme. Dans le premier cas, dans l’espace, dans la croûte terrestre, mais aussi selon les recettes empiriques de la cuisine et des métiers traditionnels, qui visent un résultat sans se préoccuper de la compréhension des mécanismes et de la composition chimique des produits, on aboutit le plus souvent à des mélanges plus ou moins hétérogènes. Les substances organiques, à base de carbone, soumises sans précautions à des températures de plus en plus élevées, se cassent, se recomposent, et aboutissent finalement à des mélanges de petites molécules volatiles qui s’échappent et à des résidus goudronneux de plus en plus riches en carbone, et finalement à du charbon.

La matière vivante et les chimistes au contraire opèrent selon un programme, l’ADN, qui commande rigoureusement la nature des produits formés, ou l’intention de l’opérateur qui vise à obtenir une molécule déterminée.

Cette fabrication massive de produits purs a aussi son revers. Elle est à l’origine de la mauvaise réputation de la chimie. Bien que la nature ne soit pas exempte de produits dangereux : toxines, venins et poisons de toutes sortes, et le grisou, qui s’appelle aussi gaz naturel ou méthane, il est plus facile de s’en prendre aux chimistes : des molécules qui, dispersées en faibles proportions ne présentent que peu de danger peuvent comporter des risques en quantités massives ; c’est le cas des engrais, naturels aussi bien que synthétiques. Inflammables, caustiques, toxiques, le stockage et l’emploi de nombreux produits de l’industrie exige des précautions. C’était aussi le cas, de tous temps, des meules de paille, de la poudre noire et de l’arsenic.

Cependant, le reproche que le public adresse plus ou moins consciemment aux produits de la chimie , c’est de n’être pas naturels. Tout ce qui précède montre que la chimie intervient partout dans la nature, mais qu’entend-t-on par naturel ? Une définition s’impose : est naturel tout ce qui exclut des interventions humaines délibérées. A ce compte, la seule façon de rester naturel est de vivre comme une bête sauvage : manger, dormir, se reproduire, jouer à la rigueur, et rien d’autre. Est-ce là l’idéal des plus passionnés défenseurs de la nature ? Une attitude plus nuancée mais plus équivoque est le retour au bon vieux temps : les pratiques du passé étaient naturelles : paysans et artisans traditionnels respectaient une nature que les techniques modernes outragent. Qu’en penseront nos lointains successeurs si des techniques encore inconnues ont modifié complètement leur mode de vie ? Les nôtres en seront-elles réhabilitées et considérées comme primitives, proches de la nature ? Seront-ils moins naïfs, moins perméables aux boniments et aux idées reçues qu’exploitent nos publicités ?

La défense de la nature est une nécessité vitale : les bouleversements du climat, la disparition massive d’espèces, la dégradation des sols, la surpopulation des régions pauvres, sont particulièrement inquiétants. Les plus bruyants de ceux qui prétendent défendre sa cause la discréditent malheureusement par leurs outrances, leur fanatisme et leur obscurantisme. Les produits dits chimiques sont une de leurs cibles favorites, et ils les opposent aux produits dits naturels, mais que connaissent-ils des rapports de la nature avec la chimie? La nature mérite de meilleurs défenseurs.

Le parfum dans l’antiquité par Dominique Frère, UBS

Le parfum dans l’antiquité

par Dominique Frère, UBS

 

Le  1er atelier de parfumerie connu (en Iran) remonte au IVe millénaire. Les huiles parfumées apparaissent avec les premières civilisations et marquent l’histoire du Proche-Orient et de la Méditerranée durant toute l’antiquité.

Un parfum est par essence éphémère : il s’agit donc d’entreprendre une archéologie et une histoire de Lire la suite

L’AUTRE CÔTE DE L’ESPOIR de Aki Kaurismäki 20 Mars 2017 14h30

L’AUTRE CÔTE DE L’ESPOIR
de Aki Kaurismäki (Finlande – 2017 – 1h38)

L’AUTRE CÔTE DE L’ESPOIR
de Aki Kaurismäki (Finlande – 2017 – 1h38)
Avec Sherwan Haji…
Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile.  
Du 15 au 21 mars
La bande annonce : https://youtu.be/GAa7AHbdj2k

L’Océan ,l’Homme et le Plancton par Pierre Mollo

L’Océan ,l’Homme et le Plancton

par Pierre Mollo, biologiste

1 – DES ORIGINES

15 milliards d’années nous sépareraient du Big Bang quand l’Univers qui était un point de haute énergie  est brutalement entré en expansion. En ralentissant une partie de cette énergie est devenue de la matière.

Il y a environ 4,6 milliards d’années, une étoile proche aurait été détruite dans une supernova et l’explosion a envoyé une onde de choc à travers la nébuleuse solaire, créant au final et entre autres la Terre qui se trouve à la bonne distance du Soleil qui permette la vie.

Il y a 4,5 milliards d’années,la jeune Terre, n’avait ni océan ni oxygène dans l’atmosphère qui était alors composée . à partir du dégazage du magma. d’azote, de dioxyde de carbone, d’ammoniac, de méthane, de vapeur d’eau et de plus petites quantités d’autres gaz.

La Terre se refroidit et la croûte terrestre se forme : les vapeurs d’eau se condensent donnant des pluies chaudes qui auraient conduit à la formation des océans il y a 4,2 milliards d’années.Ceux-ci recouvraient l’ensemble de la planète.

Un pluie de matériaux cométaires sur la Terre primitive pourrait avoir apporté des quantités de molécules organiques complexes, favorisant l’apparition de la vie il y a un peu plus de 3,7milliards d’années et donnant naissance à LUCA (Last Universal Common Ancestor )dernier ancêtre commun à toutes les formes de vie connues sur Terre. Lire la suite

Les lectures d’Annette de février 2017

Titus n’aimait pas Bérénice

 

de Nathalie Azoulai

 

Titus quitte Bérénice. Horrible chagrin. Il faut qu’elle trouve le moyen de survivre. Elle se plonge dans les alexandrins de Raine qui est  » le supermarché du chagrin d’amour ». Bérénice veut le comprendre : elle décide de commencer par le commencement. Et voici la vie de Racine décrite par le narrateur. Il vit sous nos yeux : ses pensées, ses sentiments, son évolution, ses états d’âme nous sont contés. P 206 :Racine « déteste le temps parce qu’il use l’amour et le chagrin d’amour ».

Et le temps dans ce livre tient une grande place, même si parfois, et ce fut mon cas, il est difficile de s’y retrouver.

Cette lecture : une véritable délectation

Atelier Lecture n°1 21/02/2017

Le livre que nous avions lu : les Insatiables de Gila Lustiger nous a entraîné dans une discussion animée. Le livre futcritiqué, même si des qualités lui étaient reconnues.

Pour le 28 mars 14h15 : Une enfance créole (tome1) de Patrick Chamoiseau composé de 3 tomes

Vraisemblablement, certaines personnes auront lu pour le 28 mars les  3 tomes..;

Aimons la musique ensemble 20 feb 2017

L’une d’entre nous a proposé le Requiem de Fauré qu’elle avait découvert aux Folles Journées de Nantes.Elle avait été si enthousiasmée qu’elle tenait à nous faire partager son plaisir.

Puis découverte d’Oum Kalsthoum, la diva égyptienne avant de terminer avec les Biches de Francis Poulenc

Prochaine séance : le lundi 20 mars 2017 à 14H  : le chant grégorien

La télévision par Roger Mevel CR du 18/01/2017

Atelier Sciences – Roger MEVEL

CR de la Séance n°6 du 18/01/201

GPS

Précision de positionnement

 

GPS (américain)

1995

GALILEO (européen)

2017

 

GPS de base

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10 mètres

1 mètre

 

+EGNOS pour European Geostationary Navigation Overlay Service

gratuit

1 mètre

10 centimètres

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+RTK pour Real Time Kinematic

payant

1 centimètre

1 centimètre

GPS différentiel

Opérationnel depuis 2006

Aujourd’hui (2016) quelque 10% du PIB européen dépend des systèmes de positionnement par satellites, et d’ici 2030 ce pourcentage pourrait grimper à environ 30%, selon le CNES, l’agence spatiale française, avec en particulier, le développement de la voiture autonome et des objets connectés. Il existe en effet des centaines d’applications civiles qui affectent pratiquement tous les aspects de la vie moderne : Routes et autoroutes – Rail – Marine – Agriculture (Une navigation de précision sur le terrain réduit les applications redondantes et les zones oubliées et permet de travailler quand la visibilité est mauvaise, à cause de la pluie, de la poussière, du brouillard ou de l’obscurité) – Arpentage et cartographie – Aviation – ……..

Cependant n’oublions pas que les systèmes de navigation satellitaires ont été développés d’abord pour le besoin militaire. Ils permettent en effet une précision inégalée dans le guidage des missiles au but, augmentant leur efficacité et réduisant les risques de dégâts collatéraux. Ces systèmes permettent également aux forces terrestres de se positionner avec précision, réduisant les incertitudes tactiques, aux marines et aux forces aériennes de naviguer avec précision, indépendamment de tout support au sol.

Relativité du temps – Albert Einstein

1 – La relativité restreinte (1905) concerne la dilatation du temps due à la vitesse et dit que le temps s’écoule plus lentement pour un objet se déplaçant à grande vitesse. Ainsi l’horloge placée à bord du satellite GPS qui se déplace à 14.000km/h retarde de 7µs par jour par rapport à une horloge identique sur terre donc au repos.

2 – La relativité générale (1915) concerne la gravitation fonction de l’altitude et dit que le temps s’écoule plus rapidement pour un objet soumis à un champ de gravité plus faible (donc en altitude). Ainsi l’horloge placée à bord du satellite GPS qui se déplace sur une orbite quasi-circulaire de rayon 26.600 km (soit une altitude de 20.200 km) avance de 45 µs par jour par rapport à une horloge identique sur terre donc au repos.

Il en résulte que les horloges des satellites GPS avancent de 38 (45-7) µs par jour par rapport aux horloges de même nature (horloges atomiques) au sol. Comme une microseconde correspond à 300 mètres (l’onde électromagnétique se déplace à la vitesse de la lumière soit à 300.000 km/s) on voit que sans la prise en compte de la relativité le GPS n’aurait jamais vu le jour…. D’une façon concrète un synthétiseur embarqué permet de corriger l’horloge du satellite pour qu’elle soit en permanence à la même heure que les horloges au sol.

TELEVISION

 

La télévision hertzienne correspond, au sens propre, à la diffusion par l’intermédiaire d’ondes électromagnétiques. Elle regroupe la « télévision terrestre » (TNT) ainsi que la télévision satellite (TNS). Aujourd’hui toutes les deux sont numériques.

1 – L’intérêt de passer dans le monde numérique

Le monde qui nous entoure nous est perçu de manière analogique. Nos cinq sens nous donnent une approche analogique du monde, ils nous permettent de percevoir une très large palette de sensations. Les signaux analogiques sont de type continu, ils se présentent comme des variations de grandeurs physiques pouvant prendre n’importe quelle valeur de façon continue entre deux intervalles de temps.

Avantages du numérique

Le signal numérisé se résume en une suite de nombres, représentés en binaire par des 1 et 0, ou encore des niveaux de tensions correspondant respectivement à des niveaux hauts et des niveaux bas. Sous cette forme, le signal devient beaucoup plus robuste aux petites perturbations.

 

 

 

Signal numérique à transmettre (en rouge) et signal numérique bruité reçu (en noir)

Un signal numérique peut être copié et transmis sans pertes car au lieu de transporter un signal dont l’amplitude doit varier fidèlement à l’original on transporte un signal formé de seulement deux amplitudes (par exemple 0=0volt et 1=2volts). Ainsi lorsqu’un parasite perturbe un signal analogique, en numérique ce parasite n’aura aucun effet : par exemple un parasite qui ajoute 0.2v de perturbation va détériorer un signal analogique alors que ce même parasite sur un signal numérique n’aura pas d’effet car 0v+/-0.2v sera toujours considéré comme =  » 0 « .

Cependant, il est important de noter que l’analogique constituera toujours les points d’entrée (microphone, capteurs) et les points de sortie (haut-parleur, capteurs…) notamment dans le domaine de l’audio. Il faut bien garder à l’esprit que le numérique ne sert (dans le cas d’un signal audio ou vidéo) qu’au transport et au stockage des données.

 

 

 

 

2 – Conversion analogique-numérique

Un convertisseur analogique-numérique ou CAN transforme une grandeur analogique (tension d’entrée Ue) en une valeur numérique (nombre binaire N en sortie).

Le symbole d’un convertisseur analogique-numérique ou C.A.N. est représenté ci-contre :

  • le  représente la grandeur analogique en entrée
  • le # représente le mot binaire de sortie codé sur n bits (8 ici car il y a 8 sorties)

 

La conversion analogique numérique peut être décomposée en étapes successives :

1/ On dispose du signal analogique original : c’est la variation de l’amplitude en fonction du temps.

2/ L’échantillonnage consiste à prélever des échantillons du son à intervalles de temps réguliers. Le nombre de prélèvements en une seconde est appelé fréquence d’échantillonnage. Plus la fréquence d’échantillonnage est élevée, mieux le signal sera décrit et donc restitué, mais plus le fichier sera volumineux.

 

3/ On code ensuite les valeurs échantillonnées du signal selon une échelle donnée : c’est la quantification. Chaque échantillon est comparé à différents seuils : à chaque seuil correspond un code différent ; sur l’exemple suivant on a 16 niveaux possibles, codés sur 4 bits de 0000 à 1111

 

3 – Conversion d’un nombre décimal en un nombre binaire

Nous utilisons le système décimal (base 10) dans nos activités quotidiennes. Ce système est basé sur une logique à dix symboles, de 0 à 9, avec une unité supérieure (dizaine, centaine, etc.) à chaque fois que dix unités sont comptabilisées. C’est un système positionnel, c’est-à-dire que l’endroit où se trouve le symbole définit sa valeur. Ainsi, le 2 de 523 n’a pas la même valeur que le 2 de 132. En fait 523 est l’abréviation de 5·100+2·10+3. En informatique on utilise le système binaire (base 2). Deux symboles suffisent : 0 et 1. Cette unité élémentaire ne pouvant prendre que les valeurs 0 et 1 s’appelle un bit (de l’anglais binary digit). Une suite de huit bits s’appelle un octet.

La conversion d’un nombre décimal en nombre binaire consiste en des divisions successives par 2. La méthode débute par la division du nombre par 2, le reste est reporté comme le bit du poids le plus faible (bit de rang 0). Le quotient de cette division est, lui aussi, divisé par 2. Le deuxième reste représente alors le bit de rang 1. Cette procédure est reprise de la même manière jusqu’à ce que le quotient obtenu soit 0 avec un reste de 1.

Exemple  de  la conversion du nombre décimal 97 en nombre binaire.

 

 

4 – La définition d’un écran

 

La définition d’un écran est : « la quantité de pixels composant l’écran ». La définition d’un écran c’est donc le produit du nombre de pixels qui le compose en longueur (axe horizontal) par celui de sa hauteur (axe vertical). Définition = (nombre de pixel en Longueur) x (nombre de pixel en Hauteur). Rmq : Il est de rigueur de n’indiquer pour la définition que l’expression du produit et non son résultat.

En observant à la loupe la surface d’un écran plat on s’aperçoit que celui-ci est composé de plusieurs milliers de pixels. Chaque pixel est lui-même composé de trois sous-pixels Rouge, Vert et Bleu.

La couleur d’un pixel est interprétée par notre cerveau qui fait la synthèse additive des trois couleurs primaires Rouge, Vert et Bleu.

Les pixels utilisent ainsi des propriétés d’additivité des couleurs qui permettent, à partir de trois couleurs, de générer un arc-en-ciel de couleurs du rouge au violet.

En superposant du rouge et du vert, on obtient du jaune. En superposant du rouge et du bleu, on voit du magenta. Et en superposant du vert et du bleu, on obtient du cyan. La superposition des trois couleurs donne du blanc. En ajustant l’intensité de chaque couleur, on peut générer aussi d’autres couleurs comme du gris, du marron, du violet…

5 -Le standard PAL

Le Phase Alternating Line (PAL : « alternance de phase suivant les lignes ») est un standard historique vidéo couleurs avec 25 images par seconde. Mis au point en Allemagne par Walter Bruch (1908-1990), PAL est exploité depuis les années 1960 principalement en Europe, dans certains pays d’Amérique du Sud, en Australie et dans certains pays d’Afrique. Depuis 1995, la totalité des téléviseurs couleurs commercialisés dans les pays exploitant le SÉCAM intègrent obligatoirement des circuits compatibles PAL (par la prise Péritélévision). Le standard PAL est une évolution du standard NTSC (le tout premier standard (américain) couleurs breveté en 1953) et reprend plusieurs brevets issus du standard SECAM (SEquentiel-Couleur-A-Mémoire) lequel en corrigeait les principaux défauts.

LE CHAOS par M RIO André

 

LE CHAOS                                                                                118-1897_img

1.Le chaos et les sciences.

2.Les mathématiques et le chaos.

3.La physique et le chaos.

La mécanique.

La thermodynamique.

La physique quantique.

4.La vie et le chaos.

5.Le hasard et le déterminisme.

6.Comment le chaos crée-t-il de l’ordre?

7.Conclusions.

8.Références.

1.Le chaos et les sciences.

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