Actu Atelier Lecture n°1 janvier 2017

Le 24 janvier 2017, l’Atelier Lecture n°1 s’est intéressé à « La mort à Venise » de Thomas Mann. La discussion fut très dens , s’accordant à penser ce livre riche, si riche que nous n’avons pass été en mesure d’en faire le tour.

Nous avons la chance d’avoir parmi nous une germanophile parlant et lisant l’allemand qui possède une version bilingue du livre. Nous avons eu l’occasion de comparer différentes traductions plus ou moins proche de l’original et de ses nuances poétiques.

Pour le 21 février, nous avons choisi de lire les « Insatiables » de Gila Lustiger, un autre roman allemand, tout récent sorti en septembre 2016.S’inspirant de faits réel, il est dédié au journalisme d’investigation.

Albert EINSTEIN par Pierre Berlivet

Albert EINSTEIN

2017 CR Enstein Albert par P Berlivet

par Pierre BERLIVET

«La logique vous mènera d’un point A à un point B, l‘imagination vous mènera absolument partout.»
«Seules deux choses sont infinies. L’univers et la stupidité de l’homme. Et encore, je ne suis pas certain de l’infinité de l’univers».
« Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça, la relativité. » Albert Einstein

1) Formation

Albert Einstein nait le 14 mars 1879 à Ulm, dans une famille juive non pratiquante.
Einstein présente un parcours scolaire atypique. Très tôt, le jeune homme s’insurge du pouvoir arbitraire exercé par les enseignants, et est dépeint par ces derniers comme un mauvais élément, très étourdi.

Il commence sa scolarité à Munich et en est renvoyé à l’âge de 15 ans pour indiscipline, malgré d’excellents résultats en mathématiques. Après un passage en Italie, la famille s’installe en Suisse.

En 1896, après avoir été une première fois recalé, il intègre l’École polytechnique fédérale de Zurich (sans avoir de bac) où il se lie d’amitié avec le mathématicien Marcel Grossmann, qui l’aidera plus tard en géométrie non euclidienne. Il y rencontre aussi Mileva Maric, sa première épouse. Il obtient de justesse son Lire la suite

LE PARADOXE DU MIROIR PLAN par M RIO André

LE PARADOXE DU MIROIR PLAN

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Le miroir plan donne d’un objet une image inversée. On pense habituellement que, si un observateur se trouve devant un miroir, l’image de sa main droite est une main gauche. Comment se fait-il que le miroir n’inverse pas de la même façon le haut et le bas ?

La réponse n’est pas immédiate. La première pensée qui vient à l’esprit est celle d’un observateur debout devant un miroir vertical. L’image aussi est debout. Si maintenant le miroir est horizontal, au dessus ou au dessous de l’observateur debout, l’image a bien les pieds en haut et la tête en bas, mais sa main gauche est toujours l’image de la main droite de Lire la suite

L’électrification des campagnes bretonnes par Jérôme Lucas

Jérôme LUCAS – auteur

L’électrification des campagnes bretonnes

Conférence animée  par Jérôme Lucas, « passeur de mémoire »

La collecte de témoignages auprès d’une centaine de personnes âgées se souvenant des débuts de l’électricité dans les campagnes bretonnes et les recherches effectuées dans les archives départementales, permettent de découvrir le défi relevé en Bretagne de 1920 à 1960 et de comprendre le changement radical du quotidien des habitants suite à l’électrification de leur maison, de leur village qui fut l’un des bouleversements majeurs de leur vie.

1 Un défi à relever

Les départements de l’Ouest, et plus particulièrement ceux de la Bretagne, furent les plus difficiles à électrifier. Les raisons en sont nombreuses : une population très dispersée et répartie sur toute la commune, de petites exploitations qui pratiquent la polyculture et l’élevage, des bâtiments agricoles et des fermes de taille modeste, un grand nombre d’exploitations affermées et morcelées, un obstacle physique sérieux à l’établissement des lignes de distribution dû aux nombreux talus plantés d’arbres et de haies et surtout une absence presque totale de grandes centrales hydroélectriques ou thermiques, absence de grands besoins Lire la suite

Goal « qui perd » (Keeper) de Marcel Mescam

GOAL « qui perd » (keeper)

 

de Marcel Mescam

Novembre 2009

Les dimanches sont des jours bénis pour le football, c’est la fête. On joue à « l’extérieur » ou  à « domicile ». De ces années d’enfance les souvenirs affluent, des noms ressuscitent ! Il y a là : Jopic, Nadine, Laisse-tout, P’tit tank, Jean bibi, Chouï, Tante Fine… et autres vedettes  locales.

Quand on part en déplacement, l’équipe réserve jouant à 13 heures trente, il faut prendre le car à midi et demi, voire à midi. Ce qui oblige les joueurs et accompagnateurs à se mettre à table très tôt. Cela ne fait pas toujours le bonheur des cuisinières. L’équipe première ne joue qu’à quinze heures, aussi quelques particuliers partent-ils plus tard en voiture.

Le départ du car est au bourg, avec des arrêts à  Créachcaouet et Kerdanet ou Kerjeanne, selon la direction à suivre. Jean-Pierre H est le chauffeur attitré. Son béret basque rivé sur la tête, la cigarette roulée à la bouche, emmitouflé dans sa canadienne marron au col de fourrure noire, il retrousse son pantalon de velours côtelé, s’asseoit sur le siège et ôte ses galoches pour conduire.

Un grand vroum ! Et le Berliet jaune s’élance.

C’est la joie des retrouvailles d’un mélange intergénérationnel où la gent masculine est majoritaire. À l’aller règne un certain calme, le trac d’une défaite éventuelle s’installe ; on entonne seulement une chanson pour se donner le moral afin de remporter la victoire.

Au retour, en cas de victoire, il y a de l’ambiance. Les refrains s’enchaînent – « Qui c’est les plus forts »… « On les a vus chez Barbereau boire du Pernod avec des seaux, non, non, non, non, Carantec n’est pas mort, non, non, non, non, car il gueule encore, car… ». C’est la liesse. Le béret de Jean-Pierre passe de main en main, ce jour-là il a un bon pourboire.

En cas de défaite plane un silence de mort, et le trajet semble interminable.

Pour les rencontres à domicile, pas besoin de car, tout le monde se retrouve au Meneyer dans la minuscule maison mise gracieusement à disposition de l’Étoile Sportive Carantécoise par Gaby, le bossu, qui officie souvent comme arbitre de touche.

Sa petite taille provoque inévitablement quelques moqueries « Gaby, lève ton drapeau, on le voit pas ! ». L’étage est affecté aux visiteurs, le rez-de-chaussée en terre battue aux accueillants. Ici, l’espace est très restreint, chacun se débrouille pour se changer, on s’amuse, on échange vivement.

Les tenues sont fournies et entretenues par l’association. Elles sont utilisées par l’équipe réserve et première ! Les chaussures sont personnelles ; sur des barrettes de cuir sont fixés six crampons à pointes qu’il faut changer régulièrement afin de ne pas blesser l’adversaire. On entretient le cuir à la graisse de phoque.

Et le ballon ! En cuir, lui aussi, entretenu de la même façon, il se ferme par un lacet. Par temps pluvieux il n’y a pas que le terrain qui est lourd, le ballon également. Il faut bien le frapper du front, sinon vous avez l’impression que votre tête se désolidarise du cou.

Les pièces embaument le Dolpic, utilisé en massage, pour l’échauffement des muscles et, éviter les crampes. Les joueurs prêts, ils rejoignent l’aire de jeu toute proche, pas toujours en parfait état, mais jamais parsemée de trous de taupe à Carantec, comme c’est parfois le cas sur certains terrains.

En cas de derby, c’est-à-dire la rencontre de deux équipes de communes voisines, c’est l’effervescence, il y a concours de pronostics. L’enjeu est important pour les parieurs. Les chauvins stimulent leurs poulains, les encouragent, inquiets du résultat final.

À la mi-temps les sportifs reviennent aux vestiaires et reçoivent des rondelles de citron et une orange. L’entraîneur prodigue ses conseils. Puis c’est la reprise.

Si on mène, tout va bien, dans le cas contraire ça se gâte : la galerie des supporters et supportrices ne se prive pas d’invectiver les joueurs, et beaucoup de noms d’oiseaux fusent.

Après le coup de sifflet final, les équipes rejoignent les vestiaires, penauds ou joyeux, selon le résultat. En cas de victoire c’est la fête, dans le cas contraire c’est l’abattement. Les joueurs se changent rapidement, certains n’iront même pas boire le vin chaud offert, l’hiver, dans un café de la commune, où sont affichés au tableau, les résultats des autres rencontres du groupe.

Les moments forts et les plus distrayants ont lieu le lundi de Pâques. Tout le monde attend cette journée avec impatience. Il y a deux rencontres importantes de football. La première, à ne manquer sous aucun prétexte. C’est celle qui oppose les vétérans à une sélection d’autres joueurs. La seconde, est le match des mariés contre les célibataires.

Quand je dis vétérans, je précise que plusieurs, ont largement dépassé l’âge de jouer en seniors de 40 ans.

Il y a nos vedettes locales. Deux lascars qui patientent toute l’année, pour recueillir ce jour leurs instants de gloire. Il faut voir le cinéma qu’ils font, chacun dans sa spécialité ! Ces êtres si frêles, au passé et au présent, de personnes qui n’ont pas « une tête à sucer de la glace », paradent autour du stade en levant les bras, tels le boxeur après sa victoire. Leurs maillots sont trop larges et, des bretelles retiennent leurs shorts immenses. Ils exhibent leurs mollets de coq de leurs gambettes de héron pleines de varices, pour le plus grand bonheur du public. Une énorme casquette à carreaux, à visière, repose sur la tête de notre goal volant ; ses gants sont trois fois trop grands.

Les ovations fusent, le public en redemande. Hourra ! Les deux cabotins prennent le temps de discuter avec leurs fans, parfois même de boire un coup.

Après le tour de piste des artistes, la partie de rigolade se poursuit, avec la complicité de l ‘arbitre. En toute logique les vétérans sont moins véloces que leurs adversaires, ils n’ont aucune chance de gagner. Mais le jeu consiste, pour les chouchous du public, à pousser leurs adversaires à commettre une faute dans leurs seize mètres. Ils obtiennent alors réparation.

Ssss ! L’arbitre désigne le point de pénalty.

Là, interviennent nos deux experts, les spécialistes du tir au but. Jean J, pour son coup de pied magistral, et Jean B, dans la cage, pour son aptitude à se saisir du ballon.

Quand le spécialiste du « péno » se met en place, c’est du délire. Le rideau du théâtre peut s’ouvrir. Le paroxysme est atteint si son shoot ne propulse le ballon qu’à deux ou trois mètres, ou bien s’il frappe à côté de la balle. C’est granguignolesque.

Si le préposé aux plongeons spectaculaires encaisse un but, il va se plaindre auprès de l’arbitre pour lui signifier qu’il a été gêné par le soleil, ou quelque autre excuse. Alors, bien souvent le pénalty est tiré une deuxième fois, voire trois. Et là ! Le goal volant, d’un écart de côté, se saisit du ballon que l’adversaire a pris soin de diriger dans ses bras. C’est à pisser de rire. Les deux compères se retrouvent pour recueillir les bravos, et sont portés en triomphe. C’est la promesse d’une belle troisième mi-temps.

Aimons la musique ensemble Décembre 2016

Séance du 05 Décembre 2016
L’une d’entre nous, au cours d’un voyage en Arménie s’était beaucoup intéressée à la musique propre à ce pays. Elle nous a fait partager ses souvenirs assortis de documents dont des CD de musique religieuse et de musique folklorique.

Prochaine séance lundi 09 Janvier à 14 h00 au local rue Poulfanc ou sera présentée la 2nde partie « les femmes musiciennes au cours des siècles »

les lectures d’Annette de Décembre 2016

Soudain j’ai entendu la voix de l’eau

 

de Hawakami Hironi
Ce livre aborde un sujet rare, du moins au cours de mes lectures. L’amour entre frère et sœur. Il est ici en dehors de toute diabolisation. J’aurais envie d’écrire : il coule de source, il est assumé.
Ils le vivent dans une sorte d’accomplissement, avec intensité, constance, bonheur. Le regard des autres ne semble pas les affecter profondément, même s’ils ont conscience de le subir.
L’attentat au gaz sarin a beaucoup marqué les personnages, bien qu’ils n’en aient pas été victimes directement.
Importance de la mère, du temps qui s’écoule. Nous passons constamment du présent à l’évocation des souvenirs.
Amour synonyme de profondeur et de secrets, d’incertitudes.
Discrétion, subtilité, beauté me semblent des mots clefs pour définir ce livre.

Les QUANTA par M RIO André

COMMENT  LES  QUANTA ONT REVOLUTIONNE  LA PHYSIQUE

 

M André RIO
M André RIO

 

Au début du vingtième siècle, la physique croyait avoir tout compris : les lois de Newton expliquaient le mouvement des astres, l’électromagnétisme rendait compte de tous les phénomènes électriques, magnétiques et optiques, la thermodynamique les transformations entre la chaleur et les autres formes d’énergie. Les physiciens pouvaient se reposer, leur mission accomplie, à l’exception de quelques faits gênants qui ne devaient pas tarder à être résolus. Ils l’ont été en effet, mais au prix d’une révolution.

Si tout s’était interprété jusque là par le bon sens et la pensée logique, à partir de notions conformes à notre intuition, il a fallu tout remettre en question. La première difficulté qui est  apparue concerne ce qu’on appelle le rayonnement du corps noir. Imaginez un four fermé à l’exception d’une petite ouverture qui permet d’observer l’intérieur. Au départ, le four est froid, et il y fait noir, comme dans un four évidemment. Cependant, si on l’examine avec un dispositif sensible à l’infra rouge, on constate que ses parois rayonnent : comme la lumière et les ondes radio, l’infra rouge est un rayonnement électromagnétique, et le rayonnement observé est formé d’un spectre continu de longueurs d’onde réparties de Lire la suite