La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

la-petite-filel-lingh« C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né plus léger encore que la valise. » Ainsi débute le livre.

Ce sera un long poème.

Sur un immigré.

Ses peines, des bribes de sa vie passée et son émigration. Sa nouvelle vie, ses inconnus, ses misères.

Et pourtant, on s’occupe de lui, y compris avec bienveillance mais…c’est un immigré.

On lui donne un lit, à manger, mais il est seul. On l’installe dans un palais mais c’est une prison. Il se trouve un ami aussi solitaire que lui. Il ne comprennent pas leurs langues respectives mais se comprennent. Un seul mot : bonjour.

Tant d’amitié, si profonde au fil du temps. Beauté. Sensibilité. Amitié.

Tout cela dans un regard, un don un geste… Tout cela dans le ressenti, dans l’inexprimable puisqu’il ne peut y avoir de mots. Des situations, des gestes; des expressions du corps, du visage, des yeux.

Ce livre a fait l’unanimité , ce qui est rare. Il a suscité une discussion nourrie et approfondie.

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