« Les origines de l’Homme moderne. »

Les origines de l’Homme moderne.

par M RIO André
par M RIO André

Les primates englobent les singes, les lémuriens et les ancêtres de l’Homme. On en a trouvé des restes en Afrique et aussi en Europe, mais l’origine africaine de l’homme semble la plus probable. Il y a environ 10 millions d’années existait un ancêtre commun à l’homme et aux grands singes : le chimpanzé, le gorille et l’orang–outan, regroupés sous la dénomination d’hominidés.

Les ancêtres de l’Homme, les homininés , se caractérisent par la station bipède, l’aptitude à la marche et à la course et un cerveau de plus en plus perfectionné, tandis que les grands singes ont développé leur aptitude à grimper aux arbres aux dépens de la bipédie et de la marche car ils s’appuient sur le dos de la main repliée pour se déplacer, et il est vraisemblable que l’ancêtre commun était déjà bipède.
Le plus ancien homininé découvert, Toumaî, (Sahelanthropus s), a été daté de 7 millions d’années (M.A) , puis Orrorin tugenensis au Kenya de 6 M.A. Ils sont suivis par un buissonnement d’espèces jusqu’à l’apparition d’Homo sapiens il y a 200.000 ans et de la disparition de toutes les autres.
Récoltes  et datations. Les grottes sont les sites les plus favorables à la conservation des fossiles. La géologie de la vallée de l’Omo en Ethiopie également, et c’est un coup de chance qui a permis de trouver le crane de Toumaï qui affleurait à la surface du désert. Diverses méthodes utilisant la radioactivité permettent de dater les ossements et leur environnement. Les progrès récents dans le déchiffrement et manipulation de l’ ADN permettent d’établir les filiations et aussi les hybridations entre espèces , mais les restes retrouvés ne représentent qu’une faible partie des espèces qui ont vécu depuis 10 millions d’années et de nouvelles découvertes pourront modifier les idées actuelles . Lire la suite

La démocratie à l’épreuve par Laurent Laot

La démocratie à l’épreuve d’aujourd’hui

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1 préambule

Le Politique  est le domaine de l’activité humaine qui a pour fonction, au sein d’une communauté habitant sur un territoire donné, traversée par des conflits et tensions d’établir un minimum d’accord pour « vivre ensemble » et gérer les relations avec le monde extérieur. Cet accord est précaire et en constante évolution.
Cette fonction de régulation se traduit par l’établissement d’un corpus de règles, de normes, d’obligations et d’interdits dont le respect est garanti par le monopole de la coercition du pouvoir politique habilité par le corps Lire la suite

Les philosophes grecs et la science moderne.

Les philosophes grecs et la science moderne.

Le miracle grec, c’est l’apparition de la logique, de la pensée rationnelle inspirée par la géométrie. Les penseurs grecs, dont beaucoup étaient géomètres, ont tenté de l’appliquer au monde réel. Cependant, la réalité concrète n’est

M RIO
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pas rigoureusement définie comme le sont les objets mathématiques. Appliquant l’apparence d’un raisonnement rigoureux à des idées qui leur étaient chères, le beau, le bien, le juste, le vrai, qui ne se laissent pas traiter comme des cercles et des triangles, idées approximatives et souvent subjectives, c’était s’engager dans des discussions infinies où chacun défendait ses préférences personnelles. Ces discussions faisaient leurs délices.

Qu’ont-ils apporté à la connaissance en dehors de la géométrie ? Sans doute, comme Aristote, ils savaient observer, mais les conclusions, les interprétations qu’ils en tiraient leur suffisaient, et ils n’éprouvaient pas le besoin de les confirmer par une expérimentation rigoureuse, d’autant qu’ils avaient un grand mépris pour les techniques et les pratiques manuelles. On leur doit toutefois la première estimation précise de la forme et des dimensions de la Terre.

La science moderne leur doit-elle aussi les notions d’élément et d’atome qu’ils ont apportés? Il n’en est rien ; seuls les mots ont été conservés. Leurs éléments n’étaient que le symbole des différents états de la matière, solide, liquide, peut-être gazeux, bien qu’ils n’aient sans doute pas eu une notion très nette de ce qu’était l’air, qui ne se manifestait à eux que par le souffle du vent ou de la respiration.

Pour nous, ni l’air, ni l’eau ni la terre ne sont plus des éléments, mais des mélanges ou des combinaisons d’éléments, le feu pas davantage, qui n’est que de la matière échauffée par la combustion, et nos éléments, plus d’une centaine, des associations , selon des règles très précises, de trois particules élémentaires, électron, proton et neutron.

Les atomes de Démocrite, d’Epicure et de Lucrèce ne sont qu’une spéculation, et ce n’est qu’au début du XIXème siècle qu’on aura de nos atomes la première approche expérimentale, et à celui du XXème une confirmation définitive.

Après les Grecs, il a fallu attendre longtemps avant que réapparaissent en Occident autant d’esprits aussi brillants et que des progrès décisifs soient possibles. C’est seulement au début du XVIIème siècle qu’est apparue la méthode expérimentale, base de la science moderne, dialogue permanent entre théorie et expérimentation. Elle ne s’est imposée que progressivement : lois de Kepler, étude de la chute des corps et du mouvement du pendule par Galilée, hydrostatique de Pascal, optique des miroirs et des lentilles. Elle a aussi des ratés : Descartes, grand mathématicien, prend souvent ses cogitations pour des réalités en physique et en biologie ; il s’affranchit bien vite des règles rigoureuses qu’il s’est imposées, et son disciple Spinoza démontre péremptoirement que les atomes ne peuvent pas exister. Le grand Newton lui même, qui domine de très loin ses contemporains, s’embourbe dans l’alchimie.

Il faudra la fin du XVIIIème siècle pour que la méthode expérimentale fonctionne pleinement. Des professionnels succèdent aux amateurs. L’électricité, le magnétisme, la chimie prennent forme, c’est le départ d’un extraordinaire développement des connaissances qui se poursuit et s’accélère encore aujourd’hui, tandis que la philosophie, qui englobait autrefois toutes les sciences, et qui a du leur céder leur autonomie, ne se réduit trop souvent qu’à un verbiage stérile.

Qu’en auraient pensé nos philosophes grecs ?