Atelier AIMONS LA MUSIQUE ENSEMBLE 2016/2017

Atelier AIMONS LA MUSIQUE ENSEMBLE 2016/2017

Présentation

Il ne s’agit pas d’apprentissage mais plutôt de culture . Notre groupe est constitué de passionnés de musique, sans toutefois être des spécialistes en ce domaine.

Notre Atelier fonctionne à partir de supports tels que les livres, CD, DVD, et éventuellement les connaissances de ses membres.

Le groupe est ouvert et peut accueillir de nouveaux participants.

La 1ère séance aura lieu le 10 Octobre 2016 au local sis 20, rue Poulfanc à Morlaix. Ce jour-là, sera fixé le calendrier du 1er trimestre universitaire.

Inscription :

L’inscription à cet Atelier se prendra lors des journées d’inscriptions de la rentrée :
– le jeudi 08 septembre de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00
– le jeudi 22 septembre de 09h00 à 12h000

Bulletin de participation : aimons la musique ensemble bulletin inscription

Renseignements :

Mme Annette MANANT – St Carré – 22420 LANVELLEC 02 96 38 60 58
Pour participer à cet atelier ,l’inscription à l’UTL est un préalable .

ATELIER LECTURE 2016 / 2017

ATELIER LECTURE 2016 / 2017

L’Atelier Lecture de l’UTL se réunit un mardi par mois ( excepté en Décembre : vendredi 16 ) à 14h15 au local sis 20, rue Poulfanc à Morlaix

Fonctionnement

1) les participants parlent de leurs lectures au cours du mois ou des mois écoulés, surtout de celles qu’ils aimeraient conseiller
2) préparation de la séance suivante : choix d’un livre : celui ou celle qui le propose le présente
3) le livre du mois : présentation puis discussion
4) goûter et échanges à bâtons rompus
La présentation d’un livre n’est pas un devoir littéraire : elle a pour but de lancer la discussion.

Attention : cet atelier ne peut vivre que grâce à l’implication de tous ses membres.

Règle :

tout engagement doit être tenu

Contact :

Annette Manant – St Carré 224200 LANVELLEC 02 96 38 60 58

Bulletin d’inscription : bulletin participation atelier lecture 16 17

Calendrier prévisionnel :

-04 octobre – 22 novembre – 16 décembre
–24 janvier – 21 février – 28 mars –
18 avril – 29 mai et 20 juin
Le 1er atelier aura lieu le mardi 22 septembre à 14h15

L’adhésion à l’UTL est un préalable pour participer à cet atelier.

 L’heure des Kurdes a-t-elle sonné? par Daniel Cleach

 

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Les KURDES

par Daniel CLEACH

« Notre passé est triste, notre présent lugubre, heureusement nous n’avons pas d’avenir. » citation kurde

En 2014 la presse internationale a vu son attention attirée par les Kurdes lors de l’avancée des islamistes au Nord de l’Irak, notamment lors de la prise de Mossoul, la 2nde ville du pays. Des pays occidentaux ont confié des armes Lire la suite

Atelier MUSIQUE année 2016/2017

Atelier MUSIQUE année 2016/2017

Cet atelier est animé par M Guillaume KOSMICKI , musicologue

Programme

Cet atelier se propose de parcourir 8 siècles de l’histoire de la musique :
-Moyen Âge du 9ème au 14è siècle
-Renaissance les 15è et 16 è siècles

Les 4 premières séances seront consacrées au :
– lien entre la pensée de l’Antiquité et la pensée chrétienne
– naissance du chant grégorien au 9 ème siècle, développement de l’écriture musicale, essor de l’art des troubadours, des trouvères et autres héritiers, apparition et développement de la polyphonie : ars antiqua, ars nova ars subtilior
– Renaissance et Humanisme qui vont placer l’homme au centre des préoccupations artistiques et de l’imitation de la nature : madrigal, chanson franco-flamande, chanson parisienne,musique luthérienne , de la Contre-Réforme. Ces modèles qui façonneront l’esthétique baroque.
Tous ces propose seront illustrés abondamment par des écoutes musicales.
La 5 ème séance(l’ultime) sera dédiée à l’étude d’une œuvre : les Noces de Figaro de Mozart

Calendrier

Ces séances se dérouleront le mercredi après-midi à 14h30 au local 20, rue du Poulfanc -Morlaix.
– le 09 novembre 2016
– le 30 novembre 2016
– le 11 janvier 2017
– le 01 février 2017
– le 01 mars 2017

Montant de la participation/pers

à l’inscription un acompte de 80 € est demandé : par chèque libellé au nom de l’UTL de Morlaix
(Nota : il est possible d’étaler le règlement en 3 mensualités : septembre, novembre et décembre)
le Solde , qui sera fonction du nombre d’inscrits sera demandé lors de la dernière séance le 01/03/2017.
Le total de la participation ne pourra excéder les 125 €
Ce prix comprend :
– les prestations du conférencier
– les charges salariales
– les frais de déplacement

Modalités d’inscriptions :

. lieu : local UTL, 20, rue du Poulfanc – Morlaix
. dates : lors des inscriptions de rentrée
– le jeudi 08 septembre 2016 de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00
– le jeudi 22 septembre 2016 de 09 à 12 h00

atelier musique bulletin d’inscription 2016 2017

Renseignements complémentaires : Annette MANANT – St Carré – 22420 LANVELLEC 02 95 38 60 58

LE FRANÇAIS MARTYRISE

M RIO
M RIO

LE FRANÇAIS MARTYRISE

Ecouter la radio, lire la presse, assister à un exposé, c’est parfois rencontrer un auteur ou un conférencier qui par négligence utilise un langage inadapté ou maladroitement prétentieux propagé par un usage regrettable.
L’expression orale et l’expression écrite ont des exigences différentes. Faire un exposé ne consiste pas à déclamer ou à marmonner un texte rédigé à l’avance, c’est un moyen infaillible pour assommer l’auditoire. On peut parfaitement se permettre de lire de courts extraits d’un document se rapportant au sujet, mais l’essentiel doit donner l’impression d’être spontané comme dans une conversation, tout en ayant été soigneusement planifié.
L’expression écrite, plus élaborée, plus respectueuse des règles de la langue, plus rigoureuse dans le choix des mots et dans l’argumentation, doit satisfaire un lecteur qui prend le temps de l’analyser.
Toute langue évolue, d’autant plus qu’elle est plus répandue et pratiquée par un plus grand nombre d’usagers. De nouveaux termes, des expressions nouvelles apparaissent, souvent aussi disparaissent selon la mode, et le sens des mots dérive parfois.
Ecrit ou parlé, le langage peut s’enrichir d’acquisitions tantôt utiles, tantôt discutables et parfois cocasses ou même consternantes qu’on souhaite éphémères, mais il vaut mieux en sourire que se lamenter. L’auteur des Femmes Savantes qui s’est amusé de ces travers m’a donné l’idée de traduire en jargon contemporain à peine caricaturé quelques phrases tirées de son répertoire.
Le petit chat est mort . L’innocente Agnès ne savait mieux dire, mais une Agnès savante sinon cultivée dirait de nos jours : Notre jeune félin s’est inscrit dans un processus létal qui a abouti à la cessation de ses activités vitales.
Je vis de bonne soupe et non de beau langage. Le bonhomme Chrysale, tyrannisé par sa femme savante, essaie de se rebeller. Un Trissotin moderne dirait aujourd’hui : Il importe que les conditions optimales de mon alimentation ne soient pas subordonnées à des considérations d’ordre esthétique en matière d’expression linguistique au plan domestique.
Nous vivons sous un prince ennemi de la fraude , qui annonce la chute de Tartuffe, deviendrait : Le contexte social actuel se déroule dans une dimension qui condamne toute opération orientée vers une problématique frauduleuse.
Monsieur Jourdain s’étonne : Quand je dis : Nicole, apportez moi mes pantoufles et me donnez mon bonnet de nuit ? C’est de la prose, soit en langage administratif : Je vous demande de vouloir bien me faire parvenir dans les meilleurs délais les instruments du confort de mes extrémités et de la protection nocturne de mon chef. A quoi le Maître de Philosophie aurait pu répondre : Côté dimension dialectique, on est dans une quête identitaire qui conclut de façon formelle que cette expression n’a ni rime ni cadence.
Y a-t-il quelque danger à contrefaire le mort ? Non sans appréhension, le malade imaginaire accepte de se prêter à une petite mise en scène. En langage de Diafoirus moderne, il dirait : Au niveau de mon état de santé, puis-je sans risque, et par rapport à mon contexte familial, simuler une échéance fatale ?
Le Misanthrope désespéré veut chercher loin du monde un endroit écarté. Le petit marquis qu’il a osé critiquer aurait aimé l’entendre dire : Je suis interpellé par l’opportunité de rechercher un espace non conventionnel dans l’optique d’accéder à un isolement intégral.
Cette ardeur que dans les yeux je porte, sais tu que c’est son sang… Corneille est quelquefois alambiqué, mais pas au point de dire en langage moderne : Sais tu que par rapport à un contexte exceptionnel sous l’angle de l’honneur, et à l’horizon de mon sentiment pour Chimène qui nous interroge quelque part, je suis impliqué dans le cadre de la problématique de mon père.
Le langage oral se permet bien d’autres faiblesses, qu’il s’agisse de politiciens, d’ « intellectuels » ou de témoins interrogés à l’improviste. Certains, prudents, n’osent pas trop s’affirmer :
-Napoléon est mort, peut-être, un petit peu, à Sainte Hélène.
-Napoléon est mort, disons, si vous voulez, à Sainte Hélène, en quelque sorte.
-Napoléon est mort, quand même, à Sainte Hélène, on va dire.
D’autres n’hésitent pas à désarticuler la syntaxe en particulier avec l’horrible « par rapport à » , mauvaise herbe envahissante qui remplace la plupart des expressions plus pertinentes.
Quelques exemples entendus à la radio ou à la télévision :
-Je voudrais intervenir par rapport à la vitesse de l’information.
-Il a révolutionné le vélo par rapport à sa cadence de pédalage.
-Elle était connue surtout par rapport à sa vie privée.
-Au début j’ai hésité un petit peu par rapport à mon age.
-Il faut reconnaître les choses par rapport à la réalité pénitentiaire.
Et ce somptueux galimatias prononcé par un évêque :
-Il faut redire fortement des choses par rapport à l’ordre public.
Enfin cette dernière phrase qu’un journaliste a osé écrire à propos de crevettes : Il y en a de moins en moins par rapport à il y a dix ou quinze ans.

Puisse l’évolution de la mode nous débarrasser un jour de cette abomination.

Juin la dernière séance : le lundi 13 juin Mr HOLMES

MR HOLMES
m holmesde Bill Condon  (GB – 2016 – 1h44) 
Avec Ian McKellen, Laura Linney 
En 1947, Sherlock Holmes, depuis longtemps à la retraite, vit paisiblement dans le Sussex, avec sa gouvernante et son fils, un détective amateur. Mais la quiétude recherchée n’est que de façade… Une affaire vieille de 50 ans le hante encore et toujours. Malheureusement seuls quelques fragments sont encore vivaces : une altercation avec un époux en colère, un lien profond mais mystérieux avec son épouse fragile. Si son légendaire pouvoir de déduction n’est plus intact, et si Watson n’est plus là, Holmes va se lancer dans son ultime enquête, la plus compliquée de sa longue carrière…

Un film riche en rebondissements et à la mise en scène épurée, où Ian McKellen donne toute sa complexité et sa nostalgie à ce vieil homme qui tente de rester lui-même…. Le Journal du dimanche


La bande annonce : https://youtu.be/tzqPKHI3M80

Le chemin de Maria Mens-Casas Vela

Le chemin

 de Maria Mens-Casas Vela

Les fantasmes d’ailleurs peuplant les rêves des hommes

C’est un appel muet que nous lance le chemin.

Il est devant notre porte, nous attirant au loin,

Grimpe sur les montagnes, s’égarant dans les sommets,

S’étire à l’infini sur d’exotiques royaumes,

Cultive nos espoirs et ignore notre chagrin.

Car les chemins sont faits pour fuir et découvrir,

Ou enfin revenir, se retrouver enfant.

La Birmanie et les 7 autres États du Myanmar ;

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Pagode à Pagan

La Birmanie et les 7 autres États du Myanmar

par Alain Mahuzier

« La Birmanie, ce pays à nul autre pareil » Rudyard Kipling
« Un tel voyage appartient vraiment au domaine du merveilleux ! » Joseph Kessel

a) géographie

guide-yangon-birmanieLa Birmanie partage ses frontières terrestres avec la Chine (2 185 km) au Nord , avec la Thaïlande (1 800 km)et le Laos (235 km) à l’est, avec l’Inde (1 463 km)et le Bangladesh (193 km) à l’Ouest ,pour un total de 5 876 km.Il est le plus vaste pays du Sud Est asiatique avec 676 577 km2.
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Modestes propositions pour une vie plus naturelle.

Modestes propositions pour une vie plus naturelle.

M RIO
M RIO

Les défenseurs de la nature se sont inquiétés récemment du projet d’abattre quelques loups dans les Alpes. Comment accepter en effet que la vie d’un loup , magnifique animal sauvage, soit mise en balance avec celle de quelques centaines ou quelques milliers de moutons, animaux dégénérés, presque des clones, création factice des bergers, organismes génétiquement modifiés, non pas sans doute par les abominables techniques récentes, mais par une sélection artificielle millénaire à peine plus recommandable, des bêtes qui ne saurait subsister à l’état sauvage.

Si le loup est actuellement protégé, il n’en a pas toujours été de même. Des siècles de persécutions barbares avaient fini par en venir à bout en France jusqu’à sa réapparition récente. Mais à côté des loups, que d’espèces menacées : si les animaux favoris du public comme les oiseaux, les mammifères marins et les poissons exotiques, excitent des sentiments favorables, que d’espèces sont juste tolérées ou franchement détestées. Qui s’inquiète pour les vipères, pourtant légalement protégées ; et les crapauds, les moustiques, les araignées, les mouches tsé-tsé, les scorpions, les sauterelles africaines, les puces et les poux. ?

Pire encore : qui défend des créatures encore plus modestes et discrètes, les bactéries et les virus ? Contre eux, aucun scrupule, c’est le génocide organisé. On a éradiqué le virus de la variole ; celui de la poliomyélite est gravement menacé, celui du sida traqué. Contre le bacille de Koch, celui de la lèpre et tant d’autres, c’est la guerre ouverte .

Et l’homme, qui mène ces combats, doit-il vivre aux dépens de toutes les autres espèces ? Sans doute, il peut se protéger, mais à condition de ne pas se considérer comme privilégié. Aucune épidémie ne l’a éradiqué ; il est donc en mesure de se défendre naturellement, et il doit donc laisser se rétablir un équilibre entre lui et toutes les autres formes de vie, et dans ce but revenir à une vie plus naturelle.

D’abord, ne pas chercher à subsister dans les régions où il ne peut survivre qu’à coups d’artifices : sans vêtements, il ne peut se maintenir dans les zones froides ou dans l’hiver des zones tempérées. Qu’il retourne là où il est apparu , dans les climats tropicaux et équatoriaux, et qu’il laisse les autres aux animaux à plumes ou à fourrures qui y vivent normalement. Qu’il renonce à toutes les techniques superflues qui n’ont pour résultat que de faire subsister des individus inadaptés aux dépens de l’environnement : plus d’ordinateurs ni de moulins à vent. Qu’il ne se nourrisse que de cueillette, en ne prélevant que le strict nécessaire à sa survie. Qu’il se serve de bâtons ou de pierres ramassées, soit, mais en se gardant bien de les tailler. Qu’il renonce au feu, sauf si un incendie spontané met à sa disposition des animaux surpris par les flammes et encore comestibles. Alors, et alors seulement, il pourra prétendre vivre de façon naturelle.

Quelles conséquences aurait pour l’humanité un retour à la nature ? Sans doute une réduction sensible des populations, mais leur expansion actuelle conduit irrémédiablement à une catastrophe écologique pire que tous les fléaux que les hommes ont connu jusqu’ici : guerres, famines, épidémies, fanatismes religieux, et maintenant déforestation, pollution, désertification, persécutions de toutes sortes, épuisement des ressources naturelles, perturbation du climat.

On peut objecter que le retour à une vie tout à fait naturelle ramènerait l’humanité au rang des bêtes sauvages. Il n’en est rien, car elle conserverait ce qui fait sa spécificité : un cerveau performant modelé par l’évolution. Mais à quoi lui servirait ce cerveau s’il s’interdit toute action perturbant si peu que ce soit la nature ? Plus de livres, plus d’instruments de musique, plus d’arts plastiques, plus de sciences expérimentales. Il lui resterait ce que spontanément il préfère : jouer, se battre, rêver, imaginer sans contraintes, inventer des rites, des idoles et des amulettes, des dieux, des esprits, des croyances, des pouvoirs imaginaires, proclamer des jugements sur toute chose, fondés sur son intime conviction.

Mais ne rêvons pas : les plus ardents défenseurs de la nature n’oseraient pas aller jusque là : trop heureux de leur confort, de leur santé préservée par des vaccins et des médicaments de synthèse, du pouvoir qu’ils ont de se faire entendre et approuver partout grâce aux techniques les plus récentes, cela vaut bien quelques accommodements. Mais si leurs programmes et leurs projets sont irréalisables, laissons leur, à eux aussi, le droit de rêver.

Quant à ceux qui ne se font pas une religion de défendre une nature idéalisée, mais qui s’en préoccupent cependant sérieusement et cherchent des solutions concrètes, ils doivent se contenter de compromis.