Atelier AIMONS LA MUSIQUE ENSEMBLE 2016/2017

Atelier AIMONS LA MUSIQUE ENSEMBLE 2016/2017

Présentation

Il ne s’agit pas d’apprentissage mais plutôt de culture . Notre groupe est constitué de passionnés de musique, sans toutefois être des spécialistes en ce domaine.

Notre Atelier fonctionne à partir de supports tels que les livres, CD, DVD, et éventuellement les connaissances de ses membres.

Le groupe est ouvert et peut accueillir de nouveaux participants.

La 1ère séance aura lieu le 10 Octobre 2016 au local sis 20, rue Poulfanc à Morlaix. Ce jour-là, sera fixé le calendrier du 1er trimestre universitaire.

Inscription :

L’inscription à cet Atelier se prendra lors des journées d’inscriptions de la rentrée :
– le jeudi 08 septembre de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00
– le jeudi 22 septembre de 09h00 à 12h000

Bulletin de participation : aimons la musique ensemble bulletin inscription

Renseignements :

Mme Annette MANANT – St Carré – 22420 LANVELLEC 02 96 38 60 58
Pour participer à cet atelier ,l’inscription à l’UTL est un préalable .

ATELIER LECTURE 2016 / 2017

ATELIER LECTURE 2016 / 2017

L’Atelier Lecture de l’UTL se réunit un mardi par mois ( excepté en Décembre : vendredi 16 ) à 14h15 au local sis 20, rue Poulfanc à Morlaix

Fonctionnement

1) les participants parlent de leurs lectures au cours du mois ou des mois écoulés, surtout de celles qu’ils aimeraient conseiller
2) préparation de la séance suivante : choix d’un livre : celui ou celle qui le propose le présente
3) le livre du mois : présentation puis discussion
4) goûter et échanges à bâtons rompus
La présentation d’un livre n’est pas un devoir littéraire : elle a pour but de lancer la discussion.

Attention : cet atelier ne peut vivre que grâce à l’implication de tous ses membres.

Règle :

tout engagement doit être tenu

Contact :

Annette Manant – St Carré 224200 LANVELLEC 02 96 38 60 58

Bulletin d’inscription : bulletin participation atelier lecture 16 17

Calendrier prévisionnel :

-04 octobre – 22 novembre – 16 décembre
–24 janvier – 21 février – 28 mars –
18 avril – 29 mai et 20 juin
Le 1er atelier aura lieu le mardi 22 septembre à 14h15

L’adhésion à l’UTL est un préalable pour participer à cet atelier.

 L’heure des Kurdes a-t-elle sonné? par Daniel Cleach

 

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Les KURDES

par Daniel CLEACH

« Notre passé est triste, notre présent lugubre, heureusement nous n’avons pas d’avenir. » citation kurde

En 2014 la presse internationale a vu son attention attirée par les Kurdes lors de l’avancée des islamistes au Nord de l’Irak, notamment lors de la prise de Mossoul, la 2nde ville du pays. Des pays occidentaux ont confié des armes et du matériel militaire au Kurdistan irakien pour l’aider à faire face. Depuis, le Kurdistan irakien résiste, accueille des Kurdish_states_1835réfugiés. En Syrie, des combattants Kurdes affrontent et font reculer à l’heure actuelle dans le « Sunnistan » les troupes de l’EI. L’heure pour l’ensemble des Kurdes aurait-elle sonné ?

1) les KURDES : qui sont-ils ?

a) des origines
Au VIIème siècle av. J.C., les Mèdes, issus d’un rameau iranien de la grande famille des peuples indo-européens. fondèrent un empire qui en l’an 612 av. J.C. conquit la puissante Assyrie et étendit sa domination à tout l’Iran ainsi qu’à l’Anatolie centrale.
Après avoir opposé une résistance farouche aux invasions arabo-musulmanes, les Kurdes finirent par se rallier à l’islam, sans pour autant se laisser arabiser.

Au début du XVIème siècle le pays kurde devient l’enjeu principal des rivalités entre les empires ottoman et perse. Pris en tenailles entre les deux géants, les Kurdes, politiquement morcelés, n’avaient guère de chance de survivre en tant qu’entité indépendante.
Placés devant le choix d’être un jour ou l’autre annexés par la Perse ou d’accepter formellement la suprématie du sultan ottoman en échange d’une très large autonomie, les dirigeants kurdes optèrent pour cette seconde solution et ainsi le Kurdistan ou plus exactement ses innombrables fiefs et principautés entrèrent dans le giron ottoman par la voie de la diplomatie.Ce statut particulier assura au Kurdistan près de trois siècles de paix. Les Ottomans contrôlaient quelques garnisons stratégiques sur le territoire kurde mais le reste du pays était gouverné par des seigneurs et princes kurdes.

b) population actuelle

pop kurde tLa population totale kurde est estimée à 35 millions d’individus ( entre 30 et 40Millions)
Elle est répartie entre 4 états :
– la Turquie ( 75 millions habitants : 72 % turcs – 20% kurdes)
– l’Irak ( 37 millions d’habitants 22% de Kurdes)
– la Syrie ( 18 millions d’habitants avec 9 % de Kurdes)
– l’Iran ( 77 millions d’habitants avec 9 % de Kurdes)
Il faut ajouter à ces chiffres la population de la diaspora présente en Allemagne ,France, USA et Australie notamment

c) localisation de la population
carte-peuple-kurdeLe Kurdistan est une région montagneuse et de hauts plateaux d’Asie centrale située
au Sud Est du plateau anatolien , château d’eau d une grande part du Moyen-Orient.
Les chaînes des monts Taurus et des monts Zagros forment une sorte de colonne vertébrale du Kurdistan. Certains des sommets du Kurdistan sont très élevés, en partie situés sur le Haut-plateau arménien : le mont Ararat culmine à 5 165 m, le Sipan atteint 3 500 m, le massif de Munzur 3 370 m, le Nemroud Dagh 2 150 m et le Mont Djoudi 2 000 m. Les neiges éternelles couvrent les sommets une bonne partie de l’année. La place des montagnes est telle au Kurdistan que des proverbes y font allusion.
C’est dans le Kurdistan que deux fleuves d’importance majeure au Moyen-Orient prennent leur source : le Tigre et l’Euphrate. De plus la région est parcourue de rivières qui sont des affluents de l’un ou l’autre de ces grands fleuves : le Petit Zab, le Grand Zab, le Diyala, etc. Ces rivières arrosent un certain nombre de vallées très fertiles

Le sous-sol est riche en hydrocarbure surtout dans sa partie irakienne

zones géographiques          Superficie en km2                 % du Kurdistan
Kurdistan du Nord (turc)         210 000                                   42%
Kurdistan oriental (iranien)     195 000                                    39%
Kurdistan du Sud (irakien)       83 000                                     16%
Kurdistan occidental (syrien)   15 000                                       3%

d) image des kurdes
Victimes de l’histoire( le malheur kurde) pendant des décennies, ils sont devenus acteurs de leur propre histoire depuis un siècle .
Leur identité est complexe car s’ils ne sont sont ni perses ni arabes ni turcs, ils ne se caractérisent ni , par une identité linguistique unique (dialectes ,d’origine indo-européenne le kurmandji le soranî, zazaki,avec alphabets latins, arabes et cyrilliques) ni par une identité religieuse propre ( majoritairement sunnite chaféiste) mais plus par une identité culturelle proche des perses ( fête de Newroz)
Ce qui explique l’attitude des capitales dont ils dépendent :
Ankara : l’idéologie kémaliste a nié l’existence même d’un peuple kurde, les considérant comme des « Turcs des montagnes »
Damas : le régime baasiste leur a dénié toute identité, dans le cadre de l’idéologie panarabiste.
Téhéran : ,les Kurdes, majoritairement sunnites, sont confrontés à une république islamique chiite. L’Iran étant habitué de par son origine et son histoire à la gestion des minorités périphériques sunnites, ne se sent pas menacé par les revendications autonomistes régionales kurdes.
Bagdad : les Kurdes ont bénéficié récemment d’une relative reconnaissance

2 la situation actuelle

empire ottoman 1914a) le Traité de Sèvres
Démantèlement Empire Ottoman
Démantèlement Empire Ottoman

Le démantèlement de l’Empire ottoman décidé par les Alliés à la fin de la Première Guerre mondiale donne aux Kurdes l’espoir d’obtenir un territoire indépendant. Le traité de Sèvres, signé en 1920 prévoit en effet la création d’un État kurde, conformément au principe de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Une armée britannique est entrée à Mossoul dès la signature de l’armistice dans le but de s’assurer de la création d’un État arabe sous leur domination (conformément au partage des zones d’influences prévu par les accords secrets Sykes-Picot), incluant les nombreux gisements de pétrole de la partie kurde de la Mésopotamie. La Perse n’est pas concernée par le redécoupage dans la mesure où elle n’a pas pris part à la guerre : il n’est pas prévu de rattacher la région kurde de l’ouest, autour du lac d’Urmia, au nouveau Kurdistan malgré une insurrection indépendantiste en 1919.
L’arrivée au pouvoir de Mustafa Kemal change la donne, en prenant la tête d’un mouvement nationaliste depuis l’Anatolie occidentale pour défendre la Turquie dans ses frontières à la date de l’armistice, c’est-à-dire avec le nord photo-Mustafa-Kemal--fondateur-de-la-turquie-modernede l’Irak et la majorité des territoires kurdes. Il obtient un nouveau tracé frontalier avec la Syrie sous mandat français, qui correspond à la frontière actuelle sans le sandjak d’Alexandrette (nord-ouest du mandat syrien), qui est cédé à la Turquie ultérieurement. Les frontières sont fixées par le traité de Lausanne, signé le 24 juillet 1923, qui consacre l’inclusion du Kurdistan. La SDN attribue définitivement la région de Mossoul au mandat Britannique sur l’Irak en 1926 mettant fin aux ambitions turques.

b) la question kurde et les états-nations issus des accords franco-britanniques

D’une manière générale, ces Etats ont tenté d’éluder la question kurde pendant presque un siècle
TURQUIE

les « Jeunes Turcs » avaient réglé en 1915-1916 la question arménienne par des massacres et des déportations. La question des populations grecques avait été solutionnée par le traité de Lausanne, qui stipulait un échange de populations civiles : environ 1 300 000 Grecs de Turquie contre 385 000 Turcs de Grèce .
Ataturk veut une Turquie structurée autour d’une unité ethno-culturelle forte. Les minorités allogènes résiduelles (Arméniens, Grecs et Kurdes) doivent quitter le pays ou s’assimiler.
Dans les années 1960, le peuple kurde de Turquie qui tente de faire valoir ses droits se heurte à des arrestations massives d’intellectuels et de politiques, des interdictions de publier et de s’exprimer en langue kurde
Dans les années 70 est lancé en Turquie un gigantesque projet d’aménagement du Tigre et de l’Euphrate, prenant tous deux leur source dans le Sud-Est du pays. Répondant à l’acronyme de G.A.P le projet s’articule autour de la construction de nombreux barrages et voies d’irrigation dans toute cette zone du pays couvrant 75 000 km² et gappeuplée de plus de 10 millions d’habitants.
Au delà des enjeux en matière de politique extérieure – avec la Syrie et l’Irak sur la répartition du débit des deux fleuves – le projet est une des principales réponses des autorités turques à le demande d’autonomie des Kurdes, le considérant comme le principal moyen de résoudre le problème du sous-développement de la zone kurde.

En 1984 nait le PKK qui s’engage dans la guérilla qui s’intensifie dès le début des années 1990 À sa création, il visait l’indépendance des territoires à population majoritairement kurde se situant dans le sud-est de la Turquie. En 2001 il renonce au combat armé et à présent les revendications d’indépendance du PKK se sont muées en demandes d’autonomie culturelle au sein d’un système fédéral plus large, d’amnistie pour les rebelles qui leur garantisse leur participation à la vie politique
En 2015 , le parti kurde HDP franchi les 10 % imposés pour obtenir un siège sur les bancs du Parlement. Avec 13 % des voix, il en obtient 80.
Le HDP comptait déjà 29 sièges dans l’Assemblée sortante. Mais ils avaient été élus sous l’étiquette indépendante pour contourner le seuil obligatoire des 10 %.
Après avoir frôlé les 10 % lors de l’élection présidentielle de 2014 , Selahattin Demirtas, avocat de 42 ans,le leader Turquie-Kurdes-V4du parti a confirmé qu’il était devenu l’une des figures politiques incontournables du pays. A la base de son succès figure la transformation réussie du HDP d’un mouvement de la seule communauté kurde du pays, qui représente 20 % de la population turque, et proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en un parti moderne, à la fibre sociale et ouvert aux femmes et à toutes les minorités.

Toutefois, la priorité des priorités d’Erdogan, le Président, reste de conserver l’intégrité du territoire turc actuel hérité d’Ataturk et donc d’étouffer par tous les moyens toute manifestation de séparatisme  kurde  (alliances politiques douteuses,presse muselée, assassinats d’opposants, politique de la terre brûlée…..).

-IRAN
En 1946 La République de Mahabad voit le jour dans le Kurdistan iranien.
Lachée par l’URSS, cette République de Mahabad ne résiste pas à l’attaque des troupes iraniennes en novembre 1946. Qazi Muhammad son fondateur renonce à s’enfuir, il est jugé et pendu en 1947.La République de Mahabad, bien qu’éphémère reste emblématique dans l’histoire kurde,
Après la révolution iranienne, d’intenses affrontements eurent lieu entre des groupes militants kurdes et la République Islamique entre 1979 et 1982. Depuis 1983, le gouvernement iranien a toujours maintenu son contrôle sur le Kurdistan iranien De fréquents troubles et d’occasionnelles représailles militaires ont eu lieu dans les années 1990.
L’État iranien reconnaît leur langue et leur culture, mais pas d’autonomie politique, ni administrative. L’Iran étant un pays pluriethnique, les Kurdes ne sont qu’une question parmi d’autres.
– IRAK
xxxchamp pétrolier kurdeLe régime irakien de Saddam Hussein a mené une lutte farouche contre toute velléité d’indépendance conduisant par exemple à l’élimination en 1988 de plus de 180 000 civils kurdes1. L’épisode le plus célèbre de cet acharnement est le bombardement aux gaz chimiques de la ville kurde d’Halabja le 16 mars 1988.

. La guerre du Golfe, en 1991, et l’intervention militaire américaine qui s’est terminée par une occupation de l’Irak en 2003 ont sensiblement changé la donne régionale.
Le Kurdistan d’Irak est indépendant de facto de Bagdad depuis 1991,Le Gouvernement Régional du Kurdistan, reconnu officiellement depuis 2003, profite du chaos sécuritaire et politique en Irak pour se renforcer.
– SYRIE
La population kurde est concentrée principalement au nord-est et au nord mais il y a aussi des populations significatives à Alep et à Damas
La prise du pouvoir par le parti Baas, en 1963, s’inspirant d’une idéologie pan-arabiste  aggrave la situation des Kurdes. « ces Kurdes qui n’ont ni histoire, ni civilisation, ni langue ne constituent pas une nation ». Un plan établi zone kurdel syriepar l’un des idéologues du nouveau régime préconise déportation et dispersion des Kurdes pour mettre fin à leur existence ethnique en Syrie, et arabiser leur région en y installant des tribus arabes nomades.
En 1962, le gouvernement syrien décide d’effectuer un recensement de la population de la province kurde d’Al-Hassake. À la suite de cette opération, plus de 120 000 Syriens, d’origine kurde, furent déchus de leur nationalité syrienne et devinrent apatrides

c) l’heure kurde ?

Le printemps arabe qui réclamait plus de démocratie en Syrie a dégénéré en guerre civile où plusieurs fractions s’affrontent entre elles.
les-peshmergas-et-la-glamourisation-des-femmes-soldats_4Sur la façade maritime, Bachar el Assad défend dans un 1er temps la Syrie utile, délaissant la partie orientale. Le succès fulgurant de l’EI à l’Est est stoppé par les Peshmerga kurdes en 2014 ; une demande d’indépendance eut été dans l’ordre des choses. Cette revendication n’est pas venue…
Depuis, le régime de Bachar el Assad a retrouvé des couleurs et ,avec l’appui des russes notamment,  part de l’Ouest à la reconquête de villes perdues, tandis que les forces kurdes reprennent à l’Est des villes arabes et des zones pétrolifères et mettent en place leurs propres structures politiques. Les arabes , toutes tendances confondues permettront-ils cette main-mise ?
L’EI vaincue(qui avait aboli la frontière irako-syrienne), les contours des états créés en 1923 resteront a priori inchangés car en cas contraire, une déstabilisation générale du Moyen Orient serait à craindre.
Alors quid des Kurdes ? Région autonome en Syrie à l’image du Kurdistan irakien ? Ce dernier qui apparaissant comme modèle il y a encore quelques années a vu son image se dégrader, sa prospérité basée sur la rente pétrolière ( 17% des revenus pétroliers d’Irak) s’étant écroulée. Par ailleurs, plusieurs courants politiques existent dans la population kurde et ont des objectifs très différents. Par exemple, les positions politiques de Massoud Barzani , président du Kurdistan irakien sont très proches de celles d’Erdogan le turc avec lequel il entretient de bonnes relations et très éloignées des lignes du PKK turc et de ses « filiales » .Il faut également garder à l’esprit que les alliances se font et se défont dans cette région au gré des fortunes militaires et politiques. Les courants commerciaux existants  transfrontaliers et les intérêts liés , les liens claniques, les systèmes d’allégeance,  forts complexes, les puissances voisines ou plus éloignées pèseront sur l’avenir de la région.

Flag_of_Kurdistan.svgLe Grand Kurdistan sera-t-il pour demain? Vraisemblablement pas.

A l’image du peuple palestinien, le peuple kurde n’est pas à la veille d’avoir son propre Etat , si tant est qu’une majorité kurde le veuille et soit prête à en payer le prix .

 

 

 

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Atelier MUSIQUE année 2016/2017

Atelier MUSIQUE année 2016/2017

Cet atelier est animé par M Guillaume KOSMICKI , musicologue

Programme

Cet atelier se propose de parcourir 8 siècles de l’histoire de la musique :
-Moyen Âge du 9ème au 14è siècle
-Renaissance les 15è et 16 è siècles

Les 4 premières séances seront consacrées au :
– lien entre la pensée de l’Antiquité et la pensée chrétienne
– naissance du chant grégorien au 9 ème siècle, développement de l’écriture musicale, essor de l’art des troubadours, des trouvères et autres héritiers, apparition et développement de la polyphonie : ars antiqua, ars nova ars subtilior
– Renaissance et Humanisme qui vont placer l’homme au centre des préoccupations artistiques et de l’imitation de la nature : madrigal, chanson franco-flamande, chanson parisienne,musique luthérienne , de la Contre-Réforme. Ces modèles qui façonneront l’esthétique baroque.
Tous ces propose seront illustrés abondamment par des écoutes musicales.
La 5 ème séance(l’ultime) sera dédiée à l’étude d’une œuvre : les Noces de Figaro de Mozart

Calendrier

Ces séances se dérouleront le mercredi après-midi à 14h30 au local 20, rue du Poulfanc -Morlaix.
– le 09 novembre 2016
– le 30 novembre 2016
– le 11 janvier 2017
– le 01 février 2017
– le 01 mars 2017

Montant de la participation/pers

à l’inscription un acompte de 80 € est demandé : par chèque libellé au nom de l’UTL de Morlaix
(Nota : il est possible d’étaler le règlement en 3 mensualités : septembre, novembre et décembre)
le Solde , qui sera fonction du nombre d’inscrits sera demandé lors de la dernière séance le 01/03/2017.
Le total de la participation ne pourra excéder les 125 €
Ce prix comprend :
– les prestations du conférencier
– les charges salariales
– les frais de déplacement

Modalités d’inscriptions :

. lieu : local UTL, 20, rue du Poulfanc – Morlaix
. dates : lors des inscriptions de rentrée
– le jeudi 08 septembre 2016 de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00
– le jeudi 22 septembre 2016 de 09 à 12 h00

atelier musique bulletin d’inscription 2016 2017

Renseignements complémentaires : Annette MANANT – St Carré – 22420 LANVELLEC 02 95 38 60 58

LE FRANÇAIS MARTYRISE

M RIO
M RIO

LE FRANÇAIS MARTYRISE

Ecouter la radio, lire la presse, assister à un exposé, c’est parfois rencontrer un auteur ou un conférencier qui par négligence utilise un langage inadapté ou maladroitement prétentieux propagé par un usage regrettable.
L’expression orale et l’expression écrite ont des exigences différentes. Faire un exposé ne consiste pas à déclamer ou à marmonner un texte rédigé à l’avance, c’est un moyen infaillible pour assommer l’auditoire. On peut parfaitement se permettre de lire de courts extraits d’un document se rapportant au sujet, mais l’essentiel doit donner l’impression d’être spontané comme dans une conversation, tout en ayant été soigneusement planifié.
L’expression écrite, plus élaborée, plus respectueuse des règles de la langue, plus rigoureuse dans le choix des mots et dans l’argumentation, doit satisfaire un lecteur qui prend le temps de l’analyser.
Toute langue évolue, d’autant plus qu’elle est plus répandue et pratiquée par un plus grand nombre d’usagers. De nouveaux termes, des expressions nouvelles apparaissent, souvent aussi disparaissent selon la mode, et le sens des mots dérive parfois.
Ecrit ou parlé, le langage peut s’enrichir d’acquisitions tantôt utiles, tantôt discutables et parfois cocasses ou même consternantes qu’on souhaite éphémères, mais il vaut mieux en sourire que se lamenter. L’auteur des Femmes Savantes qui s’est amusé de ces travers m’a donné l’idée de traduire en jargon contemporain à peine caricaturé quelques phrases tirées de son répertoire.
Le petit chat est mort . L’innocente Agnès ne savait mieux dire, mais une Agnès savante sinon cultivée dirait de nos jours : Notre jeune félin s’est inscrit dans un processus létal qui a abouti à la cessation de ses activités vitales.
Je vis de bonne soupe et non de beau langage. Le bonhomme Chrysale, tyrannisé par sa femme savante, essaie de se rebeller. Un Trissotin moderne dirait aujourd’hui : Il importe que les conditions optimales de mon alimentation ne soient pas subordonnées à des considérations d’ordre esthétique en matière d’expression linguistique au plan domestique.
Nous vivons sous un prince ennemi de la fraude , qui annonce la chute de Tartuffe, deviendrait : Le contexte social actuel se déroule dans une dimension qui condamne toute opération orientée vers une problématique frauduleuse.
Monsieur Jourdain s’étonne : Quand je dis : Nicole, apportez moi mes pantoufles et me donnez mon bonnet de nuit ? C’est de la prose, soit en langage administratif : Je vous demande de vouloir bien me faire parvenir dans les meilleurs délais les instruments du confort de mes extrémités et de la protection nocturne de mon chef. A quoi le Maître de Philosophie aurait pu répondre : Côté dimension dialectique, on est dans une quête identitaire qui conclut de façon formelle que cette expression n’a ni rime ni cadence.
Y a-t-il quelque danger à contrefaire le mort ? Non sans appréhension, le malade imaginaire accepte de se prêter à une petite mise en scène. En langage de Diafoirus moderne, il dirait : Au niveau de mon état de santé, puis-je sans risque, et par rapport à mon contexte familial, simuler une échéance fatale ?
Le Misanthrope désespéré veut chercher loin du monde un endroit écarté. Le petit marquis qu’il a osé critiquer aurait aimé l’entendre dire : Je suis interpellé par l’opportunité de rechercher un espace non conventionnel dans l’optique d’accéder à un isolement intégral.
Cette ardeur que dans les yeux je porte, sais tu que c’est son sang… Corneille est quelquefois alambiqué, mais pas au point de dire en langage moderne : Sais tu que par rapport à un contexte exceptionnel sous l’angle de l’honneur, et à l’horizon de mon sentiment pour Chimène qui nous interroge quelque part, je suis impliqué dans le cadre de la problématique de mon père.
Le langage oral se permet bien d’autres faiblesses, qu’il s’agisse de politiciens, d’ « intellectuels » ou de témoins interrogés à l’improviste. Certains, prudents, n’osent pas trop s’affirmer :
-Napoléon est mort, peut-être, un petit peu, à Sainte Hélène.
-Napoléon est mort, disons, si vous voulez, à Sainte Hélène, en quelque sorte.
-Napoléon est mort, quand même, à Sainte Hélène, on va dire.
D’autres n’hésitent pas à désarticuler la syntaxe en particulier avec l’horrible « par rapport à » , mauvaise herbe envahissante qui remplace la plupart des expressions plus pertinentes.
Quelques exemples entendus à la radio ou à la télévision :
-Je voudrais intervenir par rapport à la vitesse de l’information.
-Il a révolutionné le vélo par rapport à sa cadence de pédalage.
-Elle était connue surtout par rapport à sa vie privée.
-Au début j’ai hésité un petit peu par rapport à mon age.
-Il faut reconnaître les choses par rapport à la réalité pénitentiaire.
Et ce somptueux galimatias prononcé par un évêque :
-Il faut redire fortement des choses par rapport à l’ordre public.
Enfin cette dernière phrase qu’un journaliste a osé écrire à propos de crevettes : Il y en a de moins en moins par rapport à il y a dix ou quinze ans.

Puisse l’évolution de la mode nous débarrasser un jour de cette abomination.

Juin la dernière séance : le lundi 13 juin Mr HOLMES

MR HOLMES
m holmesde Bill Condon  (GB – 2016 – 1h44) 
Avec Ian McKellen, Laura Linney 
En 1947, Sherlock Holmes, depuis longtemps à la retraite, vit paisiblement dans le Sussex, avec sa gouvernante et son fils, un détective amateur. Mais la quiétude recherchée n’est que de façade… Une affaire vieille de 50 ans le hante encore et toujours. Malheureusement seuls quelques fragments sont encore vivaces : une altercation avec un époux en colère, un lien profond mais mystérieux avec son épouse fragile. Si son légendaire pouvoir de déduction n’est plus intact, et si Watson n’est plus là, Holmes va se lancer dans son ultime enquête, la plus compliquée de sa longue carrière…

Un film riche en rebondissements et à la mise en scène épurée, où Ian McKellen donne toute sa complexité et sa nostalgie à ce vieil homme qui tente de rester lui-même…. Le Journal du dimanche


La bande annonce : https://youtu.be/tzqPKHI3M80

Le chemin de Maria Mens-Casas Vela

Le chemin

 de Maria Mens-Casas Vela

Les fantasmes d’ailleurs peuplant les rêves des hommes

C’est un appel muet que nous lance le chemin.

Il est devant notre porte, nous attirant au loin,

Grimpe sur les montagnes, s’égarant dans les sommets,

S’étire à l’infini sur d’exotiques royaumes,

Cultive nos espoirs et ignore notre chagrin.

Car les chemins sont faits pour fuir et découvrir,

Ou enfin revenir, se retrouver enfant.

La Birmanie et les 7 autres États du Myanmar ;

Thatbyinnyu-Pagoda-Bagan-Myanmar1
Pagode à Pagan

La Birmanie et les 7 autres États du Myanmar

par Alain Mahuzier

« La Birmanie, ce pays à nul autre pareil » Rudyard Kipling
« Un tel voyage appartient vraiment au domaine du merveilleux ! » Joseph Kessel

a) géographie

guide-yangon-birmanieLa Birmanie partage ses frontières terrestres avec la Chine (2 185 km) au Nord , avec la Thaïlande (1 800 km)et le Laos (235 km) à l’est, avec l’Inde (1 463 km)et le Bangladesh (193 km) à l’Ouest ,pour un total de 5 876 km.Il est le plus vaste pays du Sud Est asiatique avec 676 577 km2.
Il s’étend sur 582 km dans sa plus grande largeur et 2051 km du pied de l’Himalaya à l’Océan Indien au sud , sa principale porte de communication avec le monde.
Burma_enLa plaine centra le de Birmanie, irriguée par de grands fleuves comme l’Ayeyarwady (2 710 km) et le Chinwin (800 km) est encerclée par des massifs montagneux couverts de forêts tropicales qui l’ont isolée derrière ses frontières naturelles : les monts Nga au nord-ouest, l’Himalaya au Nord, la chaîne de Bago au centre, le plateau Shan traversé par le fleuve Thanlwin à l’est, la chaîne de Tanintharyl au sud. Le long de la mer, s’étalent des plaines côtières.
Artère vitale, l’Ayeyarwady, navigable sur 1 500 km toute l’année, assure la liaison entre la Haute Birmanie autour de Mandalay, la plaine centrale de Bagan qui est très sèche , et la Basse Birmanie autour de Yangon, la capitale .
Le delta est très fertile grâce à son système d’irrigation et ses fortes moussons.
Le climat est chaud et tropical, plus tempéré sur le plateau Shan. La saison sèche apporte de la fraîcheur de novembre à février puis de fortes chaleurs de février à mai . De mai à octobre, les pluies de mousson diminuent d’intensité du sud vers le nord.
Les richesses naturelles sont immenses : riz, bois exotiques, pierres précieuses ( rubis et jade), gaz et pétrole, minerais (tungstène, nickel, étain, chrome, plomb, marbre, pierre à chaux ) ,pêche et tourisme.La mise en valeur reste à ce jour problématique à quelques exceptions près ;
La Birmanie occupe le 6 ème rang dans la production mondiale de riz , et le 1er dans celle de l’opium.
Peuplé de 50 millions d’habitants en majorité des birmans d’origine tibétaine, boudhistes et vivant en zone rurale, l’actuelle « Union du Myanmar », nouvelle dénomination de la Birmanie regroupe 7 divisions  de l’ancienne colonie anglaise : Sagaing, Mandalay, Magwé, Bago,Ayerwady, Yangon et 7 états périphériques : Rakhine, Chin, Karchin, Shan, Kayah, Kayin et Môn.
moines birmansLes Birmans forment 69% de la population, les Shans 8,5%, les Karens 6,2%, les Môns 2,4%, les Chins 2,2%, les Kachins1,4% et les 67 autres minorités 10,3%. La langue officielle est le birman(tibétain). Yangon, la capitale(ex Rangoon) compte  à elle seule 5 millions d’habitants.
Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, les infrastructures (transport, énergie) sont archaïques, les systèmes éducatifs et sanitaires déliquescents (confiés aux moines).

b) histoire

Au début de notre ère, dans le sud du pays, les Môns, d’origine khmère, et dans l’ouest, les Rakhines, d’origine tibétaine, apportent le boudhisme. Avant-garde des Birmans, les Pyous développent une riche culture le long du fleuve Ayeyarwady jusqu’au Xème siècle et leur roi fonde sur ses rives la cité de Bagan vers l’an 108. Derniers venus de l’Himalaya, les Bamars conquièrent la Birmanie actuelle et en 849, leur roi fait de Bagan, sa capitale, l’une des plus prestigieuses métropoles boudhistes de l’Asie.
Le roi Anörhata, fondateur de l’unité birmane, ramène de la conquête du royaume Môns les architectes et artisans qui élèvent à Bagan des temples et pagodes. Sous son ère se développe le boudhisme des anciens, dit du « Petit Véhicule ».
Du Xiè au XIIIè, Bagan se développe, mais l’invasion mongole de 1287 détruit ce 1er empire birman.
Le Myanmar connait alors une alternance de prospérité et de chaos, jusqu’au renouveau birman de la dynastie Konbaung en 1752. Le roi fait construire en 1857 sa capitale à Mandalay et signe en 1873 un traité d’alliance avec la France.
L’Angleterre, à l’issue de 3 guerres( 1824-1852-1886) soumet  le pays et fait du Myanmar, sous le nom de « Burma », une province des Indes de 1886 à 1937, puis une colonie autonome.
Envahie par l’Empire du Japon au début 1942, la Birmanie est jusqu’en 1945 le théâtre de combats entre Alliés et Japonais. L’homme politique indépendantiste Ba Maw dirige un gouvernement pro-japonais ( ministre de la Défense :général Aung San ) entre août 1943 et mars 1945.
280px-Aung_San_color_portraitAprès la fin de la Seconde Guerre mondiale, la voie est tracée vers l’indépendance, sous la conduite du général Aung San . En dépit de l’assassinat de ce dernier le 19 juillet 1947, le pays devient indépendant( ainsi qu’une démocratie parlementaire) et quitte le Commonwealth le 4 janvier 1948 ;
Des insurrections se déclarent rapidement, soutenues par le Parti communiste chinois, mais la situation reste à peu près sous contrôle jusqu’au coup d’État militaire du général Ne Win en 1962. Celui-ci dirige le pays d’une main de fer pendant vingt-six ans, introduisant des réformes socialistes brutales, tout en restant dans le camp des non-alignés.
En 1988, un important mouvement de protestation populaire permet à un groupe de généraux de renverser Ne Win en septembre et d’établir une nouvelle junte militaire, le Conseil d’État pour la restauration de la Loi et de l’Ordre. En 1990, ils organisent des élections libres, remportées à plus de 80 % par la Ligue Nationale pour la Démocratie d’Aung San Suu Kyi, fille d’Aung San Les élections sont annulées et Aung San Suu Kyi, assignée à résidence.
En 1995, la Birmanie devient membre de l’Organisation mondiale du commerce et en 1997 de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).
Le pouvoir est alors partagé entre le président Than Shwe et Maung Aye  chef des armées, En novembre 2005, la capitale est transférée de Rangoun dans une nouvelle ville « plus sûre », Naypyidaw, dans le centre du pays.
La junte résiste ensuite aux graves évènements de septembre 2007 et à la catastrophe provoquée par le cyclone Remise_du_Prix_Sakharov_à_Aung_San_Suu_Kyi_2013-18Nargis en mai 2008 (plus de 130 000 morts et un million de sinistrés), mais Aung San Suu Kyi est finalement libérée le 13 novembre 2010 et le nouveau président Thein hkg-birmanie-maisons-brules-violences-bouddhistes-1244701-jpg_1121747_660x281Sein , élu officiellement le 30 mars 2011 engage une politique d’ouverture et de libéralisation. Les années suivantes ont été néanmoins marquées par de graves incidents dans les provinces, notamment en Arakan.D’autres rebellions ethniques perdurent comme celle des Wa largement soutenus par la Chine.
Aux élections législatives de novembre 2015 , la National League for Democracy (NDL) d’Aung San Suu Kyi remporte une écrasante victoire sur le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (USDP) du président Thein Sein, 60,3 % contre 4,9% pour la Chambre Haute et 58% contre 6,8 % pour la Chambre basse , en place jusqu’à l’élection du futur président au début de 2016 . Htin Kyaw , un proche d’ Aung San Suu Kyi, succède à Thein Sein le 15 mars 2016. Elle même devient le 6 avril  » ministre du conseil d’Etat », nouvelle fonction qui s’apparente à un premier ministre  . Tous deux entendent désormais poursuivre la transition démocratique pacifique .

 

c) aspects économiques

Le riz est le principal produit agricole du pays, il occupe environ 60 % des surfaces cultivées et représente 97 % de la production céréalière totale en poids. La production de riz a augmenté de 14 millions de tonnes en 1987 et de 19 millions de tonnes en 1996, grâce à l’introduction de variétés à plus hauts rendements, qui couvrent depuis 1988 près de la moitié des surfaces rizicoles et 98 % des surfaces rizicoles irriguées. En 2006, la production birmane rizicole a atteint 25,2 millions de tonnes.

La même année, le pays a produit 7,3 millions de tonnes de canne à sucre, 950 000 tonnes de maïs, 910 000 tonnes

recherche de jade
recherche de jade

d’arachide, 148 000 tonnes de blé, 163 000 de millet, 59 000 tonnes de coton et 33 000 tonnes de tabac.

La Birmanie produit des pierres précieuses comme le rubis, le saphir et le jade. Les rubis représentent la ressource la plus importante : 90 % des rubis du monde proviennent de ce pays dont les pierres rouges sont prisées pour leur pureté et leur teinte. La Thaïlande achète la plus grande partie des gemmes. La « Vallée des rubis » birmane, dans la région montagneuse de Mogok, à 200 km au nord de Mandalay, est réputée pour ses rares rubis « sang de pigeon » et ses saphirs bleus.

La Birmanie a une petite production pétrolière à terre. C’est un vieux pays pétrolier. La Burmah Oil Company a été créée en 1896 pour l’exploration et la production pétrolières en Inde britannique. Principal actionnaire de la British Petroleum, qui n’avait pas d’activité aux Indes, la Burmah a limité ses BIRMANIE_cartegazoduc-yadana_220total burmaactivités à ce territoire. En mer, Total exploite le champ gazier de Yadana, dont la production alimente une centrale électrique à Rangoun, mais surtout va à la Thaïlande. Le marché birman étant limité, un accord de vente de gaz à la Thaïlande a été signé en 1995 : 80 % de la production sont acheminés vers la centrale électrique de Ratchaburi, située à l’ouest de Bangkok et les 20 % restants servent à la consommation intérieure birmane. Le gisement de gaz de Yadana (plus de 140 milliards de m3) est situé dans le golfe de Martaban, en mer d’Andaman, à plus de 300 km au large des côtes birmanes.
La Birmanie n’est pas encore envahi par les hordes de touristes et a pour l’instant su garder son caractère original. Le nombre annuel de touristes ne dépasse pas 200 000, en majorité des Chinois et des Japonais.

Les grandes structures du tourisme, tout comme le secteur bancaire, sont détenues par les membres de l’ex-junte et ses sympathisants.
La Birmanie vend gaz, électricité, bois et minerais à la Chine, la Thaïlande et la Corée du Sud, entre autres. La Chine surtout, la Thaïlande et d’autres puissances asiatiques concurrentes y ont toutefois investi en masse pour exploiter ses ressources – pétrole, gaz, bois, minerais, pierres précieuses et hydroélectricité. Les investissements étrangers – plusieurs milliards d’euros par an – ont certes amoindri l’impact des sanctions économiques mais attisé les tensions dans les régions ethniques les plus abondantes en ressources. Le pays finance de vastes projets d’infrastructures, tandis que la population parvient tout juste à survivre. Pour écraser la résistance ethnique, l’armée a déplacé des Pipelines-through-Myanmar-to-Chinamilliers de villages , surtout là où se trouvent des ressources.

Nota : Eu égard à sa situation géographique et à la richesse de ses ressources énergétiques, la Birmanie représente un enjeu géostratégique majeur pour la Chine qui renforce sa présence d’année en année dans le pays(construction de gazoduc, de pipeline, d’infrastructures)

En 2013, le Myanmar occupait le 154è rang en PIB exprimé usd nominal /habitant (1113 US$) et le 143ème en PIB exprimé usd ppa/hab.

Le lecteur pourra retrouver sur le site: www.mahuzier.com les images extraites du film présenté lors de la conférence et  réalisé par les époux Mahuzier.

Les 2230 temples de Bagan ; Histoire des Bamar ; Le pays de l’or ; La vie des moines bouddhistes ; L’enseignement du Bouddha ; Aventures au fil du haut Éyarwaddy ;

Les anciennes capitales du Myanmar : Mandalé, Mingoun, Zagaine, Innwa, Amarapoura ; Mogok, la “Vallée des Rubis” ; Vie quotidienne de la campagne birmane ; Le culte des Esprits ; Népidô, la nouvelle capitale sortie du néant ; Les petits princes du Chinpyu ; Ferveur bouddhiste à la pagode de Shwédagon ;

Yangon, l’ancienne capitale coloniale ; L’avenir démocrate avec Aoune San Souou Tchi. Le Tanintharyi et la mer d’Andaman ;

Le pèlerinage du Rocher d’Or  en pays Mon ; Sittwé, porte du Rakhayne  et les temples de Myauk-Ou ; Les femmes tatouées des monts Tchin ; Au pied de l’Himalaya ;

Les tribus Kachin ; La rivière du Jade ; Les Pa O du haut plateau Chan ; Pêcheurs Intha et îles flottantes du lac Inlé ; L’État interdit des Kayah, le pays des « Femmes Girafes » ; Le village du « Roi des Karen ».

 

birmanie

Réf: 01CY-Jjunio6

Modestes propositions pour une vie plus naturelle.

Modestes propositions pour une vie plus naturelle.

M RIO
M RIO

Les défenseurs de la nature se sont inquiétés récemment du projet d’abattre quelques loups dans les Alpes. Comment accepter en effet que la vie d’un loup , magnifique animal sauvage, soit mise en balance avec celle de quelques centaines ou quelques milliers de moutons, animaux dégénérés, presque des clones, création factice des bergers, organismes génétiquement modifiés, non pas sans doute par les abominables techniques récentes, mais par une sélection artificielle millénaire à peine plus recommandable, des bêtes qui ne saurait subsister à l’état sauvage.

Si le loup est actuellement protégé, il n’en a pas toujours été de même. Des siècles de persécutions barbares avaient fini par en venir à bout en France jusqu’à sa réapparition récente. Mais à côté des loups, que d’espèces menacées : si les animaux favoris du public comme les oiseaux, les mammifères marins et les poissons exotiques, excitent des sentiments favorables, que d’espèces sont juste tolérées ou franchement détestées. Qui s’inquiète pour les vipères, pourtant légalement protégées ; et les crapauds, les moustiques, les araignées, les mouches tsé-tsé, les scorpions, les sauterelles africaines, les puces et les poux. ?

Pire encore : qui défend des créatures encore plus modestes et discrètes, les bactéries et les virus ? Contre eux, aucun scrupule, c’est le génocide organisé. On a éradiqué le virus de la variole ; celui de la poliomyélite est gravement menacé, celui du sida traqué. Contre le bacille de Koch, celui de la lèpre et tant d’autres, c’est la guerre ouverte .

Et l’homme, qui mène ces combats, doit-il vivre aux dépens de toutes les autres espèces ? Sans doute, il peut se protéger, mais à condition de ne pas se considérer comme privilégié. Aucune épidémie ne l’a éradiqué ; il est donc en mesure de se défendre naturellement, et il doit donc laisser se rétablir un équilibre entre lui et toutes les autres formes de vie, et dans ce but revenir à une vie plus naturelle.

D’abord, ne pas chercher à subsister dans les régions où il ne peut survivre qu’à coups d’artifices : sans vêtements, il ne peut se maintenir dans les zones froides ou dans l’hiver des zones tempérées. Qu’il retourne là où il est apparu , dans les climats tropicaux et équatoriaux, et qu’il laisse les autres aux animaux à plumes ou à fourrures qui y vivent normalement. Qu’il renonce à toutes les techniques superflues qui n’ont pour résultat que de faire subsister des individus inadaptés aux dépens de l’environnement : plus d’ordinateurs ni de moulins à vent. Qu’il ne se nourrisse que de cueillette, en ne prélevant que le strict nécessaire à sa survie. Qu’il se serve de bâtons ou de pierres ramassées, soit, mais en se gardant bien de les tailler. Qu’il renonce au feu, sauf si un incendie spontané met à sa disposition des animaux surpris par les flammes et encore comestibles. Alors, et alors seulement, il pourra prétendre vivre de façon naturelle.

Quelles conséquences aurait pour l’humanité un retour à la nature ? Sans doute une réduction sensible des populations, mais leur expansion actuelle conduit irrémédiablement à une catastrophe écologique pire que tous les fléaux que les hommes ont connu jusqu’ici : guerres, famines, épidémies, fanatismes religieux, et maintenant déforestation, pollution, désertification, persécutions de toutes sortes, épuisement des ressources naturelles, perturbation du climat.

On peut objecter que le retour à une vie tout à fait naturelle ramènerait l’humanité au rang des bêtes sauvages. Il n’en est rien, car elle conserverait ce qui fait sa spécificité : un cerveau performant modelé par l’évolution. Mais à quoi lui servirait ce cerveau s’il s’interdit toute action perturbant si peu que ce soit la nature ? Plus de livres, plus d’instruments de musique, plus d’arts plastiques, plus de sciences expérimentales. Il lui resterait ce que spontanément il préfère : jouer, se battre, rêver, imaginer sans contraintes, inventer des rites, des idoles et des amulettes, des dieux, des esprits, des croyances, des pouvoirs imaginaires, proclamer des jugements sur toute chose, fondés sur son intime conviction.

Mais ne rêvons pas : les plus ardents défenseurs de la nature n’oseraient pas aller jusque là : trop heureux de leur confort, de leur santé préservée par des vaccins et des médicaments de synthèse, du pouvoir qu’ils ont de se faire entendre et approuver partout grâce aux techniques les plus récentes, cela vaut bien quelques accommodements. Mais si leurs programmes et leurs projets sont irréalisables, laissons leur, à eux aussi, le droit de rêver.

Quant à ceux qui ne se font pas une religion de défendre une nature idéalisée, mais qui s’en préoccupent cependant sérieusement et cherchent des solutions concrètes, ils doivent se contenter de compromis.