2015-01-20 une terre d’ombre de Ron Rash

une terre d'ombreL’ombre de la falaise est si dense qu’elle s’infiltre dans le bois, les maisons et les champs. De toute la chaîne des Blue Ridge, dans les Appalaches, la terre de ce vallon est la plus noire, maudite et ­silencieuse. Hank et Laurel y habitent seuls depuis la mort de leurs parents. Hank va bientôt se marier mais Laurel, affublée d’une tache de naissance qui bleuit son bras et son cou, ne risque pas de trouver un époux. Au village, les habitants superstitieux l’évitent comme la peste. Dans ce coin, déserté par les Indiens cherokees eux-mêmes, et où se dessèchent les derniers châtaigniers, un nouveau venu vient secouer la torpeur ambiante. Un étranger mutique qui joue de la flûte. Nous sommes dans les derniers mois de la guerre de 14-18, qui, aux Etats-Unis aussi, divise les hommes, les envoie au casse-pipe et les restitue en morceaux à leurs familles.

Ron Rash reprend dans Une terre d’ombre quelques-uns de ses thèmes favoris : les séquelles irréversibles que portent les combattants de toutes les guerres, la puissance de la nature mais également celle de l’éducation, capable de sortir les hommes de la sauvagerie. Dans le décor indompté, le romancier installe une femme, une héroïne courageuse qui sait à la fois travailler dur à la ferme et rêver près de la rivière d’un destin meilleur. Dans ce roman rugueux comme les paysages, elle est un souffle généreux, incarnant une forme douce de rébellion contre la bêtise humaine.

Porté par une écriture descriptive, ample et d’un lyrisme mesuré, Ron Rash entreprend, comme dans chacun de ses livres, une fouille archéologique de son pays natal, la Caroline du Sud, pour en tirer une remarquable réfle­xion sociale et politique. Une terre d’ombre est aussi un conte noir, où le joueur de flûte vient secouer hommes et femmes, révéler leur vraie nature, pour s’éloigner finalement, laissant derrière lui la désolation.

Christine Ferniot – Télérama

Atelier Lecture = 5/5

La Bretagne et les Bretons dans la Grande Guerre

La Bretagne et les Bretons dans la Grande Guerre(1914-1918)

 

par Patrick GOURLAY – historien

La Grande Guerre à nos yeux est synonyme de souffrances, de pertes effroyables, de sacrifices de la part de tous : soldats, familles, économie…. La Bretagne est une région qui a fortement contribué à l’effort de guerre national. Quel impact aura eu cette guerre sur la société bretonne dans son ensemble ?

L’ENTREE EN GUERRE

le contexte général

1914_new_alliances Lire la suite

Les livres à votre disposition

Les plus récents

Roscanvel, chronique du 20ème siècle : 1900-1937 par Marcel Burel.

Du chène au roseau par Daniel Giraudon.

L’appel de Gaïa par Jan Claude Pierre.

La philosophie occidentale « de Platon à Descartes, Pascal » Vol.1.

Journal intime – Vol. 1 Etienne Manach.

Cadrans solaires en Bretagne par Jean-Paul Cornec.

Morlaix 1647-2009 par Marthe Le Clech.

Morlaix ou la chance qui passe par Marc Salmon.

Terre des vignes, terre de France par Charles Frankel.

L’énigme des enluminures par Stéphena Vincent.

Petits arrangements par Jean-Pierre Grégoire.

Mon petit bonhomme de pierre par Jean-Luc Le Nan.

En quête de mémoire, collectif UTL Morlaix-Brest, atelier de recherche UBO.

Roman

Les filles du Calvaire. Pierre Combescot.

Terre des prêtres. Yves Lefebvre.

Les voiles de deuil. Louis Pouliquen.

Un vaisseau du dernier millénaire. Dominique Le Roux.

Les marées d’équinoxe. Louis Pouliquen.

Le livre des guerriers d’or. Philippe Le Guillou.

Le passage de l’Aulne. Philippe Le Guillou.

Le Donjon de Lonveigh. Philippe Le Guillou.

Poésie

Une moitié de ciel suivi de Rives de soi. Jean-Albert Guénégan.

Histoire

Le paysan Breton en sa demeure – Tregor Finistérien

Les Juloded. Louis Elégoët.

Les catholiques et la question sociale. Vincent Rogard.

Catholiques en Bretagne au 20ème siècle. Yvon Tranvouez.

Femmes criminelles en Bretagne au 19ème siècle. Annick Le Douguet.

Histoire de Brest. Collectif sous la direction de Marie-Thérèse Cloître.

La poste aux chevaux en Côtes d’Armor. Dix chercheurs des Côtes d’Armor.

La grande aventure des Terre-neuvas de la Baie de Saint-Brieuc. Christian Quéré.

Magie Blanche en Armorique. Fanch Guillemin.

La manufacture des Tabacs : quatre siècles d’histoire. Anne Guillou.

Vécu et Biographie

Ça vous suivra dans votre carrière. (Préfet) Raymond Jaffrenou.

Médecin, passionnément. Louis Pouliquen.

Souvenirs d’un autre Monde : la vie quotidienne à Morlaix entre les deux guerres mondiales. Souvenirs recueillis et mis en forme par René Guyomarch.

Michel Le Nobletz, un missionnaire en Bretagne, 1577-1652.

Julien, Léonard : un résistant ordinaire, éditeur clandestin de « Libération ». Jules Meurillon.

De excidio Britanniae de Saint Gildas. Décadence de la Bretagne.

Louis Guilloux. Yves Loisel.

Ces Messieurs de Morlaix : Les Coëtenlem.

Nos ancêtres auvergnats : l’immigration auvergnate en Bretagne. Serge Digou.

Etienne Manach : journal intime de 1926 à 1939. Paris, Berlin, Moscou, Istanbul.

Guide, Dictionnaire, langue

Guide illustré des Algues de Bretagne. André Rio.

Dictionnaire des Femmes de Bretagne : les fondements de notre histoire. Sous la direction de Madame Urvoy.

Perles de banquiers. Le « Bretonnisme ». Hervé Lossec.

Les vitraux de la Cathédrale Saint Corentin à Quimper. Sous la direction de Tanguy Daniel.

Voyage

Le Gange : aux sources du Fleuve éternel. Mireille-Joséphine Guézennec-Himabindu.

Ouzbékistan : au cœur des routes de la soie. Serge Cozzi zr Didier Labouche.

Papy fait le tour du monde en vélo : Pakistan, Chine, Mongolie, Sibérie. Zef Jégard.

Recherche, Enquête, Etude

Sites, Signes, vies au centre de la Vallée de l’Aulne. Collectif.

Aujourd’hui, que sont devenus les relais de poste aux chevaux en France ? Premier colloque scientifique de l’UTLTA, septembre 1989.

Le plateau des Capucins à Brest. Collectif – Atelier de Recherche de l’UTL de Brest.

L’Alcide, corsaire de Saint-Malo : La guerre de course et l’histoire d’une corvette de 1745 à nos jours. D. Appriou et E. Bozellec.

Le développement local au défi de la mondialisation. Paul Houée.

Repères pour un développement humain et solidaire. Paul Houée.

Sexe et politique. Jacques Georgel.

Devenir parent de ses parents. Mémoire-étude. Jeanne Urvoy.

9 milliards d’hommes à nourrir en 2050

«Nourrir 9 milliards d’hommes en 2050»

 

MAILLET GéRARD photo

Texte par Gérard Maillet (du 14 juin 2012)

 

 

 

Enoncé des grandes questions

basculement démographique en 2030  La population de le Terre va passer de 6,5 milliards en 2005 à 9 milliards en 2050. Elle va surtout progresser dans les pays en voie de développement (Chine, Inde Afrique…).
–  Les  villes vont continuer à grossir et l’urbanisation pourrait atteindre 70%.
–  La faim dans le monde : actuellement près de un milliard d’humains souffrent de malnutrition (leur ration journalière d’aliments est inférieure à 2100 Kilocalories).
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Les dernières lectures

– décembre 2014  « Terre de promesses » d’Anne Guillou

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Dans les années 20, malgré les saignées de la Grande Guerre, les campagnes bretonnes restent surpeuplées. Autorités religieuses et notables s’en inquiètent, ils organisent alors la migration de familles entières, avec bétail et outillage, vers les nombreuses terres d’Aguitaine à l’abandon.

 

 

 

 

Anne Guillou : sociologue, écrivain … et membre de l’UTL de Morlaix

 

 

 

-le 18 Novembre 2014 : « Le dernier Lapon » d’Olivier Truc

le dernier laponle dernier lapon.jpgKautokeino, Laponie centrale, 10 janvier. Nuit polaire, froid glacial. Demain le soleil, disparu depuis 40 jours, va renaître. Demain entre 11h14 et 11h41, Klemet va redevenir un homme, avec une ombre. Demain le centre culturel va exposer un tambour de chaman légué par un compagnon de Paul-Émile Victor.
Mais dans la nuit, le tambour est volé. Les soupçons iront des fondamentalistes protestants aux indépendantistes sami. La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. La Laponie, si tranquille en apparence, va se révéler terre de conflits, de colères et de mystères. Klemet, le Lapon, et sa jeune coéquipière Nina, enquêteurs de la police des rennes, se lancent dans une enquête déroutante.

 

 

 

– le 21 octobre « L’île des oubliés » de Victoria Hislop

l'île des oubliésL’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux… et son arrière-grand-mère y aurait péri. Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombent les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… Bouleversant plaidoyer contre l’exclusion

 

 

 

 

 

livre à la trame un peu trop manichéenne au goût des membres de l’atelier

– 17 juin 2014 :  » Prison avec piscine « de Luigi Carletti

prison avec piscine_Un universitaire en fauteuil roulant et son factotum Isidro, Péruvien stylé, voient arriver dans la Villa Magnolia, un nouveau résident, le dos couturé de trois cicatrices horribles. Qui est cet homme? Et comment en si peu de temps prend-il une telle importance dans le quotidien bien huilé des habitants? Ange exterminateur? Théorème pasolinien? Deus ex machina? Toujours est-il que l’avocat sicilien, le maître-nageur, les vieilles dames très dignes, chacun tombe sous le charme de l’Ingeniore. Enjôleur, son passé apparait vite trouble, trouble mais délicieusement dangereux pour pimenter l’existence morne et chlorée de cet espace aseptisé comme le bassin.

– LE 20 mai 2014  :  » Fanny Stevenson : entre passion et liberté »  d’Alexandre Lapierre

fanny stevensonLorsque, en 1876, Robert Louis Stevenson rencontre Mrs. Osborne, une Américaine de trente-cinq ans, séparée de son mari et mère de deux enfants, c’est le coup de foudre immédiat. Cette jeune femme joyeuse, sauvage, qui a derrière elle le passé rude et mouvementé d’une pionnière de l’ouest, incarne aux yeux du jeune Écossais un nouvel idéal féminin.
Entre ces deux êtres passionnés naît un amour extraordinaire, qui dédiera les conventions et frontières, de l’Angleterre à la Californie, jusqu’aux lointaines îles Samoa.

 

 

 

– le 15 avril 2014    : » la panse du chacal »

la panse du chacal_Au XVe siècle, Christophe Colomb avait baptisé les Antilles Indes occidentales . Cet archipel vit déferler une multitude de peuples : Amérindiens caraïbes remontant depuis les Guyanes, Européens ayant bravé la Mer des Ténèbres, Africains déportés dans les cales des bateaux négriers. Un monde nouveau s’édifia autour d’un nouveau dieu, la canne à sucre. Une fois l’esclavage aboli, il fallut faire appel à des travailleurs sous contrat de la Chine, du Congo, et surtout, les plus nombreux, de l’Inde : c’était la rencontre des Indes orientales et des Indes occidentales.
Raphaël Confiant retrace l’épopée de ces dizaines de milliers de Coolees ayant fui leur pays de misère avec l’espoir d’une terre promise. A travers deux générations de Dorassamy, transplantés à la Martinique pour y couper la canne. Ces Indiens, bien que voués aux gémonies par les Nègres et les Mulâtres, surent résister, inventant un art de la survie. A l’image d’Adhiyamân Virassamy,enfui du Madurai où ses parents furent dévorés par des chacals au cours d’une grande famine ; de Devi, sa jeune épouse avec laquelle il affronta les pires tempêtes pendant la traversée de l’Inde aux Antilles ; de Vinesh, leur fils aîné, fils de la plantation, partagé entre les valeurs indiennes et la frénésie du monde créole. Autres figures marquantes : celle de l’Ancêtre, gardien des textes sacrés, celle d’Anthénor, le syndicaliste nègre ou de Théophile, l’instituteur européen !
Un univers baroque admirablement servi par la langue métisse de Raphaël Confiant, nourrie de la poétique du créole et des mystérieuses sonorités du tamoul.

Appréciation : Découverte de la part indienne de la créolité, de l’émigration des pays de l’Inde vers la Martinique. Nombreuses ont été celles qui ont aimé le livre pour son foisonnement , sa truculence

le mardi 25 mars     » la cravate » de Milena Michiko Flasar

la cravateRencontre de deux solitudes. Sur un banc. Rapprochement progressif de deux êtres en marge, pas pour les mêmes raisons. Le premier, jeune, est un hikikomori, il n’est pas sorti de sa chambre depuis deux ans ; le second, vieux, est un salaryman qui vient d’être licencié. Dans La cravate, symbole de l’appartenance à la société, Milena Michiko Falsar raconte les confidences qu’ils vont s’offrir, timidement puis sans complexes. Il y a forcément des raisons à leur mal être, des morts qui encombrent leur conscience. La romancière austro-japonaise livre un véritable récit nippon, tout en nuances et délicatesse, dans un style poétique simple et élégant. Le fil des deux existences et de leurs traumatismes se déroule de façon douce et implacable. A l’image de cette pression sociale qui caractérise la société japonaise. Un livre ciselé, touchant et secret.

– le 18 février 2014  « Journal intime d’un arbre  » de Didier Cauwelaert

journal intime d'un arbre« On m’appelle Tristan, j’ai trois cents ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ? » Tristan, fruitier de 300 ans, gît à terre après un coup de vent, et révèle trois siècles d’histoire et d’Histoire. À la fois grave et légère, empreinte de poésie et d’espoir, cette aventure végétale dessine le portrait d’une humanité sur le point de perdre la sienne.

appréciation : petite merveille – grande imagination – problèmes inhérents aux périodes évoquées fort bien rendus.

– janvier 2014  « la liste de mes envies » de Grégoire Delacourt.

laliste de mes enviesJocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

appréciation : lecture agréable -empathie pour les femmes – lucidité sur le rôle de l’argent – en deçà du chef d’oeuvre

 

– déc 2013,  » les poissons ne ferment pas les yeux » d’Erri de Luca chez Gallimard.

les poissons ne ferment pas les yeux«À travers l’écriture, je m’approche du moi-même d’il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L’âge depoissons yeux_.jpg dix ans ne m’a pas porté à écrire, jusqu’à aujourd’hui. Il n’a pas la foule intérieure de l’enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l’extérieur en adultes présumés, mais à l’étroit dans une taille de souliers plus petite.»
Comme chaque été, l’enfant de la ville qu’était le narrateur descend sur l’île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l’excès selon lui.
Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l’envoient à l’infirmerie le visage en…

appréciation de lecture : le livre a suscité des avis différents mais unanimité sur la belle écriture et les pages poétiques.

– le 19 Novembre 2013 : « Le confident  » d’Hélène Grémillon

le confidentCamille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique.

 

 

 

– le 15 octobre 2013 :  » Grâce et dénuement » d’Alice Ferney

grâce et dénuementEn bordure d’une ville de province, des gitans ont trouvé refuge dans un potager. Ils vivent dans le plus sombre dénuement, sans eau courante ni électricité, mais reçoivent régulièrement la visite d’une femme, Esther Duvaux. Celle-ci s’est tout d’abord immiscée auprès d’Angelina, la matriarche qui règne sur ses cinq fils et leurs familles. Après un an de rendez-vous hebdomadaires, Esther décide de faire la lecture aux enfants que la société rejette

 

 

 

 

appréciation de l’atelier lecture : 5 / 5

– le 17 septembre 2013 : « du domaine des murmures » de Carole Martinez

du domaine des murmuresEn 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire «oui» : elle veut faire respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe… Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre sainte.

 

Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein

Les « socialistes utopiques »

Les « socialistes utopiques »

par Jean Pierre FEUILLET -conférencier- UTL Pont-L’Abbé

Le titre de la conférence vient du distinguo qu’avait opéré Marx entre les penseurs du 19ème siècle qui s’étaient penchés sur karll’amélioration ,voire la transformation de la société industrielle naissante :
le socialiste « scientifique », incarné par Marx
les autres, les socialistes  « utopiques »
Qui sont ces penseurs qui sont passés par la trappe de l’histoire ?
Certains d’entre eux d’ailleurs sont éloignés de la pensée « socialiste » : Fourier peut être considéré comme un précurseur de la psychanalyse ;Proudhon, par certains aspects de sa pensée, touche à l’anarchisme. Owen , l’entrepreneur, pense à l’humanisation du capitalisme.
Précision : ces penseurs n’ont aucun lien avec les grandes figures du socialisme : les Jaurès, Guesde, Blum ni avec celles d’aujourd’hui.

 

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Les malgré-nous

Les « MALGRE NOUS »

 

par Andrée PORTE, enseignante e.r.
Andrée Porté, en se basant sur sa propre histoire  familiale a évoqué le sort des « Malgré Nous », et plus largement du sort de la population alsacienne et mosellane sur la période 1870 – 1956

1 – Rappel des contextes historiques

-BismarckRoonMoltkea) affrontement militaire franco-allemand
La défaite des armées françaises à Sedan signe la fin du 2nd empire et donne  naissance à l’Allemagne. Un traité de paix, signé à Francfort le 10 mai 1871, ampute la France de l’Alsace sauf Belfort, d’une partie de la Lorraine et des Vosges. Une somme de cinq milliards de francs or est demandée à titre de dommages de guerre .
En 1911,est adoptée de une Constitution d’Alsace-Lorraine dans le cadre de l’autonomie alsacienne décidée par l’empire allemand .
En 1919 , l’Alsace redevient française, à la suite de la ratification du traité de Versailles .
Quand est signé l’armistice du 22 juin 40 , le cas de l’Alsace n’est pas évoqué. Le Lire la suite

Un bilan sur l’Atelier Science de l’UTL

LA CULTURE SCIENTIFIQUE

riobravoA L’UNIVERSITE DU TEMPS LIBRE DE MORLAIX

par André Rio – Président d’honneur de l’UTL
Ingénieur ENSIC
Docteur es Sciences Physiques
Septembre 2002

Introduction

En 1982, je suis depuis peu en préretraite et j’ai rejoint ma ville natale après le long exil que m’a imposé ma profession. J’adhère à l’Université du Troisième Age qui devient ensuite Université du Temps Libre (UTL) et qui vient d’être créée, avec l’intention d’y trouver de nouvelles activités. J’inaugure bientôt une série d’exposés scientifiques et forme un groupe qui va se passionner pour la connaissance des algues marines.
En 1983, je tombe dans un traquenard : soumis à une forte pression, je dois accepter la présidence de l’UTA. L’aspect administratif me répugne, mais je trouve de l’aide, et j’y vois l’occasion de créer d’autres groupes de travail dont un groupe d’initiation à la culture scientifique que je prends en charge.
J’ai constaté que si les thèmes littéraires et historiques ont la faveur des participants, les sujets scientifiques les laissent plus réticents. Pour beaucoup, les sciences expérimentales sont considérées comme rebutantes et d’accès difficile. L’enseignement secondaire, trop scolaire, trop abstrait, est une bonne préparation pour de futurs scientifiques, mais ne laisse aux autres que des souvenirs mal assimilés.
Aux membres de l’UTA, il faut apporter autre chose : des idées plus générales, des explications qualitatives, peu ou pas de formules qui rebutent, moyennant quoi on peut attirer l’intérêt et exciter la curiosité.
Le manque de culture scientifique a une conséquence désastreuse : la croyance au paranormal, aux pseudosciences, aux guérisseurs. Les exposés que je fais de temps en temps à l’ensemble des adhérents, et qui constituent la matière du présent recueil, essaient de combattre quelques préjugés tenaces, mais ne permettent pas de dialogues prolongés. Un groupe plus restreint de 10 à 20 personnes plus motivées qui se réunit fréquemment permet des échanges d’idées et des discussions souvent animées prenant souvent pour thème des ouvrages de vulgarisation de bon niveau, parmi lesquels :
Le Hasard et la nécessité (J. Monod).
Patience dans l’Azur (H. Reeves).
L’Aventure du Vivant (J. de Rosnay).
Introduction à une Histoire Naturelle (C.Allègre).
Le cantique des Quantiques (S. Ortoli ; J.P. Pharabod).
Penser la science (B.d’Espagnat).
Une brève Histoire du temps (S.Hawking).
Matière à Pensée (J.P. Changeux ; A.Connes).
L’Homme neuronal (J.P.Changeux) ;
EN 1993, je laisse la présidence de l’UTL, tout en continuant à assurer les activités scientifiques. Le groupe fonctionne maintenant depuis une vingtaine d’années. L’assistance s’est en partie renouvelée, mais un noyau de fidèles est toujours présent depuis l’origine. Souvent, les sujets présentés à l’ensemble des adhérents ont fait d’abord l’objet de nombreuses séances plus approfondies avec le groupe restreint.
Toute cette activité n’a touché qu’un nombre limité de personnes qui paraît dérisoire devant l’immensité de l’ignorance et du refus de la culture scientifique. Il existe heureusement des ouvrages de large diffusion comme :
Devenez sorcier, devenez savant De G. Charpak et H.Broch, qui démystifie bien des croyances puériles, mais qui fait aussi un bilan consternant de leur implantation dans un public qui se prétend cultivé.

Culture et Sciences

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Anne de Bretagne

Le 04 décembre à Langolvas :

Anne de Bretagne (1477 – 1514), un destin d’exception

par Jean Kerhervé, professeur d’Histoire médiévale à l’UBO .

blason d'Anne de Bretagne
blason d’Anne de Bretagne

Anne de Bretagne dont le nom est passé à la postérité est entourée de mythes, tantôt présentée en reine parfaite , symbolisant l’union et la paix entre le royaume de France et le duché de Bretagne, tantôt comme une duchesse bretonne contrainte à un mariage forcé et attachée à l’indépendance et au bonheur de son duché . Les historiens donnent également une vison contrastée de sa personnalité, « bornée, vindicative » pour l’un, « riche et positive » pour l’autre … Les sources narratives manquent pour discerner la réalité : les chroniqueurs bretons sont muets sur le sujet, les chroniqueurs français donnent une vision stéréotypée d’une reine.
500 ans après sa mort, elle représente dans l’imaginaire breton l’identité bretonne . Les publicitaires de tout poil se sont servis et se servent encore de cette image dans la promotion de leurs produits.
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